Articles parlant de 'Efficacité personnelle'
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Complication vs simplification
Posted on 06. juil, 2010 by Michael.
Il y a 2 types de personnes dans le monde, ceux qui classent les gens dans des boites et les autres, ceux qui simplifient les choses et ceux qui les compliquent.
Tout comme dans une présentation, c’est le simple qui est difficile à obtenir alors que le compliqué est le chemin de la facilité. Si lors d’une présentation les dégâts sont limités (vous passez simplement pour un lourd) dans une organisation, c’est tout le monde qui est pénalisé.
Le client pense que votre entreprise est nulle, les collaborateurs perdent leur motivation à lutter contre la bureaucratie.
Les personnes les moins compétentes tendent à compliquer les choses. Si vous leur posez une question simple et factuelle, elles vont vous répondre avec un discours de 10 minutes et vous n’aurez pas votre réponse. Ceci est en partie lié à leur insécurité intérieure et au besoin qu’elles éprouvent à justifier leurs actes en détaillant les raisonnements qui les ont menés ici, le truc c’est que : on s’en fout. On souhaite avoir des gens capables de prendre des décisions, pas d’apprendre un raisonnement par cœur.
Si vous prenez une personne reconnue comme très compétente pour un poste donné et une personne reconnue comme peu compétente pour le même poste et que vous menez une expérience pendant 6 mois, la personne compétente va simplifier son poste, l’incompétente va compliquer les choses. Revenez dans 2 ans et le poste en question est une boite noire pour l’entreprise. Les incompétents créent des zones d’ombre pour masquer leurs insuffisances.
Pourtant la valeur d’une équipe, d’un service et d’une entreprise est liée à la qualité de ce qu’elle apporte. Même si le service est bon mais que tout ce qu’il y a autour est compliqué, vous avez échoué, la simplicité est une composante de la valeur.
Alors la question qui se pose, c’est de savoir si dans votre quotidien vous compliquez les choses ou si vous les simplifiez.
Je me souviens être passé par une caisse dans un supermarché où la caissière était à l’aise dans son rôle, entrait en relation avec le client et rendait le passage facile et efficace. C’est une sur 10 000. Dans mon expérience à Berlin, la barrière de la langue ne m’empêchait pas de reconnaitre lorsque je tombais sur une personne qui facilitait les choses : tout devenait alors simple. C’est quelque chose que l’on perçoit tout de suite.
A contrario, tout est compliqué dans de nombreuses organisations. Par exemple, vous pouvez appréhender le niveau d’inefficacité d’une organisation rien qu’en suivant son processus de recrutement : est-ce que les choses sont simples ? Est-ce que l’on complique la vie du candidat inutilement ?
Je constate aussi trop souvent que la documentation et les pseudos processus qualité sont utilisés comme prétexte pour imposer le remplissage de dizaines de documents inutiles.
Si vous dirigez une organisation, la simplification est une question de survie mais surtout de réussite. Survivre est une chose, prospérer en est une autre. Survivre est naturel et instinctif, réussir demande un niveau d’intelligence supérieur.
Que pourriez-vous faire dès aujourd’hui pour rendre la vie plus facile aux gens autour de vous ?
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Pourquoi vous n’arrivez pas à maigrir, épargner, être plus productif ou arrêter de fumer
Posted on 30. juin, 2010 by Michael.
Nous souhaitons tous pleins de choses. Nous voulons gagner plus d’argent, devenir plus mince, arrêter une mauvaise habitude et pourtant la réalité nous renvoie à notre propre échec de manière brutale.
Pourquoi ne pouvons-nous pas changer notre vie aussi facilement que notre cerveau peut le concevoir ? Les raisons sont nombreuses.
Il est toujours difficile de discuter avec quelqu’un qui essaie de changer quelque chose et qui n’y arrive pas. La personne pense avoir fait l’effort suffisant et pourtant, les résultats ne sont pas là. Elle pense avoir consacré l’énergie et le temps nécessaire mais constate que rien ne change.
En tant qu’être humain, nous avons une faculté qu’aucun autre être vivant ne possède : celle de décider de notre futur. Prenez un animal de compagnie, malgré toute l’intelligence qu’on peut leur prêter, il est programmé pour trouver à manger, se reproduire et dormir (il y a des hommes qui fonctionnent ainsi me direz-vous!). Vous et moi avons la capacité de changer, de décider quoi faire et quoi ne plus faire.
Cette capacité est extraordinaire parce qu’elle fait que vous êtes le seul responsable du changement. Et la discussion avec celui qui n’y arrive pas prend une autre tournure car tout à coup, s’il n’y arrive pas, c’est qu’il n’a pas trouvé la bonne approche mais aussi parce qu’il ne le veut pas suffisamment.
Qu’est-ce que suffisamment ? Vouloir y arriver, c’est ne pas essayer. Comme le disait Maitre Yoda, n’essaie pas, fait-le. Comme le dit quelqu’un que je connais, c’est « se sortir les doigts » (ça à le mérite d’être clair!).
Parfois on peut donc réduire les choses à « A quel point le voulez-vous ? »
Qu’êtes-vous prêt à sacrifier pour y arriver ? Voilà une autre manière de poser la question qui en dira long sur votre motivation. C’est ici que ceux qui souhaitent épargner plus mais qui ne veulent pas réduire leur train de vie seront face à leurs propres incohérences. Parfois, de nouvelles solutions apparaitront (gagner plus en est une) mais souvent ce sera le statu-quo.
Lorsque j’avais débuté ma vie active et que j’ai réalisé que mon revenu horaire était minable, ma motivation était énorme pour changer et reprendre mes études. Je ne suis pas resté là à me demander pourquoi et me plaindre à qui voulait bien m’écouter. J’ai dû changé de nombreuses choses, abandonner mon style de vie de salarié, mon appartement pour réduire mes coûts, trouver un moyen de financer mes études : c’était facile.
La douleur associée au fait de gagner si peu d’argent rendait ma situation inacceptable et tout changement était donc simple à faire et à mettre en oeuvre.
Voici un excellent service à se rendre : abandonnez tous vos souhaits et ne gardez que ce que vous tenez à faire. La liste sera limitée car notre esprit ne peut se concentrer sur un seul point à la fois. Même en essayant de faire tourner plusieurs assiettes en même temps et en entretenant le mouvement, vous ne pouvez arriver à plus de 3 sujets (ou alors vous vous mentez).
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Rien n’est acquis, rien ne vous est dû
Posted on 24. juin, 2010 by Michael.
Peu importe ce que vous avez accompli, l’une des plus graves erreurs que vous puissiez commettre, c’est de croire que « Vous y êtes ».
Sans être millionnaire, nous sommes tous, tôt ou tard, effleuré par cette pensée d’être arrivé quelque part : vous avez acquis plus de 500 000 €, vous êtes nommé DG, vous avez décroché un contrat… Les plus fortunés passent parfois par des phases similaires où ils dépensent sans compter et adoptent un style de vie douteux d’un point de vue moral (le fameux trio drogue, alcool, sexe). Tout ceci dure pendant des mois ou des années et se termine soit par un drame, soit par une prise de conscience.
La première idée, c’est donc qu’indépendamment de votre parcours, rien n’est acquis. Il faudra continuer de travailler, d’être là, de réfléchir, de penser au quotidien. Si vous laissez tomber tout ceci, les conséquences seront graves pour votre business mais aussi pour vous, à titre personnel. C’est là que l’égo entre en jeu. Celui qui a espéré depuis longtemps constituer un capital ou atteindre une position hiérarchique devra gérer son égo pour qu’il ne lui joue pas des tours. Vous rêviez que votre entreprise atteigne un certain CA et une fois atteint vous pensez que vous être à l’abri. C’est là qu’il faut faire la différence entre tout mettre en oeuvre pour y arriver et croire que parce que vous avez atteint votre cible vous êtes intouchable. C’est souvent le comportement du sale con en entreprise qui pense que parce qu’il a de bons résultats, il peut se permettre d’être odieux : il ne se rend pas compte qu’en fait il obtient des résultats malgré son comportement.
La seconde idée, c’est que rien ne vous est dû. Je sais que c’est un concept parfois difficile à entendre mais la simple vérité c’est que personne ne vous doit rien -du moins c’est ce que vous devez considérer. Ce n’est pas parce que vous avez fait ce diplôme ou travaillé avec cette personne que votre succès est acquis. C’est malheureusement une grande déception pour beaucoup de personnes lorsque, tôt ou tard, on réalise que ce pour quoi l’on a travaillé en pensant faire fructifier un compte imaginaire de « Bons à devoir » n’est en fait qu’une illusion que l’on s’est créé. Un cruel exemple, c’est celui d’un étudiant faisant un bac +5 dans une filière où il n’y a pas de travail et qui pensait avoir acquis un ticket pour un emploi intéressant et bien payé. Ce n’est pas parce que vous avez respecté les règles fixées par un organisme ou par la pratique dans un domaine que vous allez réussir.
Ces 2 croyances sont importantes dans l’efficacité personnelle, dans le quotidien, car elles influencent vos décisions et votre position par rapport aux évènements.
Si vous considérez que rien n’est définitivement acquis et que la vie en générale ne vous doit rien, vous serez plus serein : vous savez que vous devez travailler continuellement et qu’il n’est donc pas nécessaire de se presser pour arriver quelque part qui n’existe pas. Vous savez aussi que puisqu’on ne vous doit rien, c’est à vous de gagner chaque étape progressivement et de prouver à chaque fois que vous méritez votre place.
Vos croyances forment votre monde, ne l’oubliez pas !
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Etes-vous un mouton ?
Posted on 25. mai, 2010 by Michael.

Être un lemming est devenu une expression outre-atlantique qui exprime le fait de faire comme tout le monde. Ces petites bêtes ont eu la réputation de sauter de n’importe quelle falaise simplement pour suivre le mouvement (c’est aussi une série de jeu débilement géniaux!). Chez nous, on appelle ça être un mouton.
J’ai réalisé il y a quelques années qu’être un mouton était un acte inconscient : le mouton ne sait pas qu’il l’est. Il n’a pas conscience de ses non-choix. Il est facile de tomber dedans car il n’y a rien à faire, juste suivre le mouvement. Voici le préjudice que cela vous porte : cela vous vole de la réalisation de vos talents car suivre le mouvement ne demande pas d’effort.
Vivre comme un mouton
Vivez-vous comme un mouton ? Si l’on pouvait savoir ce que ressent un mouton, je suppose que ça serait un savant mélange entre la peur de l’autre, de perdre le peu qu’il a et l’évitement de la difficulté. Ce qui est perçu comme difficile semble trop compliqué puisque cela dépasse le champ des choses habituelles. Pire que cela, vu que son champ de compétences est dépassé par les défis qu’il peut croiser, il prend soin de les éviter. Cela faisant, il ne comprend pas comment d’autres arrivent à surmonter ces défis. Il suppose que c’est seulement à la force d’astuces et de manigances que l’autre a réussi.
Lorsqu’on vit comme un mouton, on pense comme un mouton et ce qu’ils pensent la plupart du temps c’est fuir. Le cerveau reptilien n’a que 2 réponses : fuir ou combattre et le mouton préfère la première car il n’est pas armé pour la seconde.
Un bon indicateur, c’est de se demander combien de fois par jour on ressent ces sentiments de peur et de fuite et d’y apporter une réponse honnête en s’écoutant vraiment.
Il ne faut pas se battre pour tout car ce serait idiot. Tout ne vaut pas la peine de se battre mais choisir quelques combats avec discernement est certainement le moyen d’accomplir qui l’on est. Le niveau 0, ce serait d’être au bar du coin et de râler contre tout ce qui fait le monde : le gouvernement, les gens, l’économie, les entreprises. Rien ne va et pourtant il faut choisir ses combats. Non pas qu’un soit plus louable qu’un autre mais au moins il reçoit l’attention et l’effort pour avoir une chance de changer ! L’énergie passer à râler doit être investie dans des projets.
Payer comme un mouton
« Plein pot » ! Voici la philosophie du mouton. Il ne veut pas demander ni négocier. Il considère le prix sur l’étiquette comme ce qu’il doit payer. Pour le mouton, acheter est d’ailleurs la seule option possible. Il est intoxiqué à la publicité à un point tel que payer pour tout semble normal.
Internet est d’ailleurs très pratique pour lui : il n’y a personne avec qui négocier. Il est plus commode de chercher un coupon de réduction plutôt que d’aller demander quelque chose à un autre être humain. Ici encore, la fuite est préférée à la discussion et à la possibilité d’un refus.
Le mouton paye parce qu’il doit. Faut-il pour autant tout négocier ? Sûrement pas. Le juste milieu est encore une fois la meilleure arme. Chaque situation est différente : payer du pop-corn au cinéma à un enfant pour créer une bonne expérience est peut-être une bonne idée alors que s’en offrir régulièrement ne l’est peut-être pas…
Voyager comme un mouton
L’art du voyage est inconnu pour le mouton. Pour lui, le voyage est un moyen de fuir les cons parmi lesquels il vit toute l’année. Malheureusement, il tombe souvent sur ses voisins sur son lieu de vacances (principe N°1 du mouton : faire comme tout le monde) ce qui réduit son plaisir.
Pour autant, il ne perçoit pas ce moment comme une opportunité de créer des liens mais simplement comme encore un autre défi dont la réponse sera encore la fuite.
Voyager est un truc qu’il faut faire une fois par an pendant l’été pas une sorte d’occasion de découvrir autre chose. La pratique de son art, celui d’être un mouton, sera perturbée par son déplacement loin (pensait-il) du troupeau. En retrouvant quelques-uns de ses confrères, il pourra reprendre ses habitudes pendant ces jours de repos.
Travailler comme un mouton
Les codes du travail, il adore. La routine et la structure le rassure. Pour lui, le travail est encore une autre tartine de merde qu’il faut se manger tout au long de sa vie. La question de faire ce que l’on aime est au pire un rêve, au mieux une hérésie.
Le travail est subi de A à Z : collègues, chef, poste, salaire. Le mouton se fait à l’idée qu’il n’est pas mieux que tout le monde et que donc il ne mérite pas mieux. Il se fait une raison pour tout.
Se détendre comme un mouton
La télévision reste son moyen préféré. Puisqu’il n’y a plus de place du village pour se retrouver, regarder religieusement les mêmes programmes permet de créer un certain sens de la communauté. En consacrant de nombreuses heures à imaginer se détendre, le mouton s’enferme dans la pauvreté. Non content des moments de repos que cela lui procure, il se dit qu’après tout si se reposer c’est ça, il est aussi bien au boulot où au moins il est payé.
Après la télévision, il consacre beaucoup de temps à discuter avec les gens qu’il n’aime pas spécialement comme certaines personnes de sa famille. Pire, il utilisera ces rencontres comme des occasions de prouver qu’il a raison. Dans sa tête, essayer de plaire à des gens qu’il n’aime pas est un signe de réussite : de « leur mettre profond » comme il pense. Il pense que la reconnaissance d’un idiot est importante pour avancer.
Etre conscient
Se détendre est pourtant ce que tout le monde sait faire, en cherchant un peu plus loin. Un bon repas avec des gens que l’on apprécie, un livre qui nous apprend des choses sur nous même sont suffisants. Et si l’un des secrets était simplement de faire des choix conscients ?
Comment savoir qu’un choix est conscient ? Imaginez que vous ayez à le justifier. Comment ça se passerait ? Répondez à la question « Et si c’était à refaire ? »
Nous sommes tous le mouton d’un autre. Essayons modestement de chercher à nous améliorer !













