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Jean Montaldo – Lettre ouverte aux banquiers de la finance
Posted on 04. août, 2010 by Michael.

Comment ont-ils fait ? C’est la question que je me posais à l’ouverture de ce livre, désormais j’ai ma réponse. Même si j’avais étudié en détail la crise des subprimes, il persistait une zone de flou qui n’apparait que rarement dans les médias : les auteurs des méfaits et les petites combines qui ont permis de monter la crème.
Dans cette sombre histoire, il est facile de balancer des chiffres à tout va et de laisser le spectateur pantois pour venir ensuite lui proposer la solution mais cette approche n’est pas très enrichissante pour celui qui souhaite en savoir plus. Dans ce livre Jean Montaldo explique avec une plume légère comment tout ceci a pu se produire. J’ai découvert l’auteur à cette occasion, je ne suis habituellement pas client de ce type de lecture mais le choc n’en a été que plus grand : c’est le genre de personne qui mérite le titre de journaliste (en fait, les vrais journalistes sont étiquetés journaliste d’investigation). De l’investigation, il y en a en pagaille car j’ai découvert des détails hallucinants des magouilles financières de nos chers artistes de la finance.
Bien que traitant d’un sujet pas très sexy, l’auteur emploi des tournures imagées et frappantes qui rendent la lecture facile même si la finance est un domaine inconnu. En fait, il serait presque facile de transposer le roman à l’écran et d’en faire un western tant les personnages et les situations sont bien décrites.
J’ai particulièrement aimé le fait que le livre contiennent les noms et qu’il dénonce des faits précis tel un polar. Il ne mâche pas ses mots, il ne fait pas dans la dentelle. Si vous êtes habitué aux propos soupe-au-lait du 20h, le contenu pourrait presque vous choquer. Finalement, il donne l’impression d’être un journaliste d’investigation « comme on n’en fait plus », ceux qui en ont (encore). Ce n’est pas une thèse sur les possibles causes : ce sont les véritables causes. A ce petit jeu de la dénonciation auquel se prête depuis toujours l’auteur, il faut savoir qu’il n’a jamais été condamné en justice.
Messier, Madoff, subprimes : même combat
Je ne connaissais pas Jean Montaldo mais à la lecture de sa bibliographie, j’ai vu que l’homme est un habitué des récits à charge contre les hommes véreux et corrompus. A son actif, 17 livres dont les plus récents sont :
- Mitterrand et les quarante voleurs…
(un best seller)
- Le Marché aux voleurs
- Chirac et les 40 menteurs…
et celui qui nous occupe aujourd’hui Lettre ouverte aux bandits de la finance !
Je pense qu’il n’y a que 2 choix concernant les agissements des puissants : soit on l’ignore volontairement, soit on cherche activement à comprendre. Après avoir lu un livre de la sorte, la première option n’est plus envisageable. Pourtant, pour éviter la facilité du « tous pourris », il faut se plonger dans des récits de la sorte et découvrir que comme souvent, quelques-un suffisent pour créer beaucoup de problèmes.
En bonus à la crise des subprimes, j’ai eu le plaisir de trouver un chapitre sur Messier où Jean Montaldo rappelle que malgré les livres écrits pour se donner bonne image, il n’en reste pas moins qu’un menteur ayant trafiqué les comptes de Vivendi et du fameux Madoff, star mondiale, qui l’a mise où l’on pense à de nombreux riches tellement crédules qu’on aurait dit des pauvres.
Tout était prévisible
Sans détours, la crise des subprimes était prévisible. Elle aurait pu être arrêtée avant que les conséquences ne soient trop importantes mais les autorités de régulations ont failli. Pourtant plusieurs preuves existent sur l’avertissement des agissements contre ce qui allait être le plus grand hold-up de l’histoire.
J’ai découvert le nom d’Angelo Mozilo, celui qui est à l’origine du problème. Les amis dAngelo, un club créé pour l’occasion permet de diffuser des pots de vins sous forme de prêts à taux réduits à un ensemble bien choisi de dirigeants. Présenté comme le robin des bois du prêt immobilier, Angelo Mozilo profite des faiblesses de nombreuses personnes pour distribuer ses prêts pourris en finançant des ménages qui n’auraient normalement pas été éligible à un prêt classique.
Quelques personnes avaient compris la catastrophe en train de se préparer et avaient avertis les dirigeants des entreprises concernées (Freddie Mac et Fannie Mae). Le FBI avait également prévenu du risque d’explosion d’un marché qui attire « les criminels et des professionnels peu scrupuleux » mais la lutte contre le terrorisme semble avoir concentré les efforts…
Pour monter la crème que constitue le prêt « subprime » et ainsi fourguer un crédit à un ménage non-éligible, c’est toute la chaine qui a contribué à la chose : agents immobiliers, courtiers en prêts, avocats, notaires…
50 000 milliards pour éponger la cupidité
Tout ceci n’était que la première étape. La seconde, la meurtrière, c’est la titrisation. L’ardoise dite « subprime », c’est 50 milliards de dollars. Le total après titrisation, c’est 50 000 milliards de dollars.
L’opération mortelle de titrisation consiste bêtement à créer un produit financier dérivé de la créance. Le titre ainsi produit sera vendu et grâce à de la bonne bidouille dont les financiers sont les experts, personne ne saura vraiment ce que le titre contient.
L’avantage, c’est que cela permet de vendre un crédit et de faire un bénéfice puis de revendre la titrisation de ce crédit en refaisant un bénéfice et surtout en se débarrassant du risque si jamais l’emprunteur fait défaut. Pas mal non ?
« Toute l’innovation financière consiste donc non pas à mieux gérer et répartir le risque mais à accroître le volume de crédit par unité de fonds propres : l’effet de levier. »
Bien évidemment tout ceci s’est déroulé sans qu’aucune autorité de régulation ne constate quoi que ce soit et nous pouvons nous demander si c’est par incompétence ou par négligence. Les agences de notation sont bien évidemment visées mais aussi les géants mondiaux de l’audit financier (dont Ernst & Young qui était censé surveillé la Sicav mise au point par Madoff!).
Les français mieux lotis ?
Pour autant, le livre ne s’arrête pas au contient américain. Chez nous évolue une clique (la branllecouillie qui a perdu la raison et qui se fout des conséquences de ses actes) qui ne vaut pas mieux que ce que l’on trouve de l’autre côté de l’Atlantique. Il est devenu courant de toucher un gros bonus lorsqu’on prend un poste, d’en toucher un autre lorsqu’on part même si on accuse des pertes énormes et ceci du trader au PDG. La liste des noms est impressionnante et ce qui l’est encore plus, c’est de voir que certains causes des problèmes partout où ils passent. Jean Montaldo n’y va pas par quatre chemins : tout est là.
L’exemple frappant, c’est Dexia (banque faillie) dont l’ex-PDG a touché une indemnité de départ de 825 000 euros ou dont l’ancien président du conseil d’administration reçoit chaque année une retraite de 583 000 euros.
Tout ce que je peux dire, c’est que nous ne sommes pas mieux lotis que nos amis américains.
Juste pour le plaisir
Les meilleurs pour la fin : Kerviel, Messier et Madoff. Tous ne sont pas de la même espèce. Kerviel ne semblait être qu’un acteur agissant avec la bienveillance de ses supérieurs. Messier lui, écrit des livres pour essayer de faire oublier ses agissements : l’imposture totale sans classe et sans honte. Et le meilleur : Madoff
Madoff mérite un petit détour. Son arnaque de 65 milliards d’euros est bien plus classique dans le genre puisqu’il s’agit d’un bon vieux Ponzi. Il n’en demeure pas moins exceptionnel par son ampleur et sa durée. Il leur a mis profond avec tout les artifices qu’il faut. Tel un paon, il agita l’appartenance religieuse, sa position sur le marché (cofondateur du NASDAQ tout de même) et son expertise pour séduire les plus riches.
Je ne peux résister à vous montrer un extrait de la présentation générale de son placement « Luxalpha » dont le dépositaire était UBS, le correspondant centralisateur IXIS (filiale de la caisse des dépôts et de la caisse d’épargne françaises) et l’auditeur financier Ernst & Young. Personne n’a vu que Madoff ne plaçait rien (0) des sommes encaissées auprès de ses clients. C’est formidable.
Regardez ce que vante la présentation :
Notez la position exceptionnelle du gestionnaire autre manière de dire qu‘il est initié car il est dans le marché ce qui est interdit par la loi.
Le mieux est à venir : le produit est présenté comme étant à haute performance avec un risque quasi nul, une liquidité totale et une transparence complète.
N’oubliez pas le bon vieux adage : si c’est trop beau pour être vrai, c’est que ça ne l’est probablement pas.
Montaldo passe les « bandits de la finance » au kärcher
envoyé par Lesinfos. – Regardez les dernières vidéos d’actu.
En conclusion, j’ai bien aimé ce livre. Il est facile à lire et m’a permis d’en apprendre de belle sur les défaillances ayant permis à la crise des subprimes d’éclater. Sans doute partisan, ce livre n’en est pas moins qu’un résumé de la folie financière qui dirige le monde depuis au moins 10 ans.
Acheter Lettre ouverte aux bandits de la finance
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Devenir investisseur et générer du revenu passif
Posted on 20. avr, 2010 by Michael.
Il y a plus de 2 ans que j’écris ce blog. Au début, c’était une simple bouteille à la mer dont je n’espérais rien de particulier. Force est de constater que je ne suis pas le seul à me poser ces questions autour de l’argent et du développement personnel – le forum en témoigne tous les jours – et internet a permis de nous réunir.
Depuis le début de mon aventure, j’ai radicalement changé ma vie : j’ai pris en main la situation, j’ai multiplié mes revenus par 3 et j’ai une vie beaucoup plus satisfaisante.
Mais pour autant, mon chemin ne s’arrête pas là !
J’aime mon blog et l’opportunité qu’il m’offre de passer mes messages et mon objectif n’est pas de devenir un super-marketeur internet ni un blogueur star. Ma cible reste la même depuis le début : devenir un investisseur et avoir des revenus passifs.
Pourquoi vous devriez aussi devenir un meilleur investisseur
L’investisseur reste la position reine sur l’échiquier de l’argent. En devenant un meilleur investisseur, on devient capable de reconnaitre la valeur d’un projet, d’une idée ou d’un investissement. On voit le potentiel immédiat mais on voit aussi ce que l’on pourrait apporter à moyen terme.
On voit un potentiel et l’on peut réunir les ressources pour réaliser un projet.
Le spéculateur va chercher le gain immédiat (comment j’ai gagné 50 000 € en 2 mois), l’investisseur cherche un style de vie.
Quelle que soit votre métier ou vos revenus, il est capital de devenir un meilleur investisseur pour ne pas rester prisonnier de la rat race.
L’angle intéressant pour progresser dans cette voie, c’est de créer des revenus passifs.
Les 4 types de revenus passifs possibles sont :
- Immobilier
- Dividendes
- Royalties
- Business automatisé
Évidemment, il n’est jamais question de recevoir de l’argent sans ne rien faire du tout. Chacun de ces types de revenu demande une gestion, un développement et des arbitrages mais ce qui compte c’est de cumuler plusieurs sources.
Le revenu passif entièrement passif est un doux rêve auquel certain ont cru sous l’influence de la semaine de 4 heures mais pour autant il est possible de bénéficier d’un effet de levier avec ses différents projets.
Pouvez-vous construire un projet à la fois ?
Pouvez-vous apprendre à devenir un meilleur investisseur ?
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Rien ne va plus : méfiance
Posted on 15. avr, 2010 by Michael.
Tout semble allez mieux. C’est reparti comme avant !
Regardez les indicateurs que l’on ne montre pas, ceux qui laissent entrevoir que le vrai problème de fond n’est pas résolu.
L’économie privée est en baisse : elle ne repart uniquement par les investissements du gouvernement qui continue à créer de la dette.
Qui va payer cette dette ?
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7 jours pour optimiser vos finances personnelles
Posted on 07. avr, 2010 by Michael.
Ce mois-ci A la croisée des blogs vous propose le thème « 7 jours pour… » et j’ai naturellement choisi « Optimiser vos finances personnelles« .
Avoir ses comptes sous contrôle est le meilleur moyen d’arriver à atteindre ses objectifs non-financiers : lorsque votre argent travaille pour vous, il vous libère des contraintes matérielles, il permet de construire un mur financier autour de votre famille et de financer vos rêves.
Les finances personnelles sont la base de nombreuses décisions : puis-je changer de travail ? Où habiter ? Puis-je aller au restaurant ce soir ?
Si vous y réfléchissez bien, c’est peut-être l’une des principales contraintes de votre vie. On trouvera toujours 2 ou 3 allumés pour nous vanter les vertus de la frugalité et du fait de vivre chichement et même si ne pas sur-consommer est important, ses effets sur vos finances seront limités.
Ce que je vous propose, c’est un plan simple et synthétique pour optimiser vos finances personnelles. Comment passe-t-on de comptes non gérés (probablement dans un état inquiétant) à des comptes maîtrisés et qui deviennent un élément de support pour votre vie ?
Suivez le guide !
Jour 1 – Faire l’état des lieux
Quel est l’état de la situation ? Avez-vous poser à plat votre patrimoine et regardé l’état de vos comptes ?
Devez-vous rembourser un crédit et choisir une stratégie ?
Passez la première journée à faire l’inventaire. Comptez.
Qu’avez-vous en votre possession ? Qu’est-ce qui n’est pas encore à vous ? Combien devez-vous payer chaque mois ?
L’élément clé que vous devez obtenir, c’est de savoir si votre patrimoine progresse ou régresse chaque année.
Jour 2 – Définissez vos objectifs
Que voulez-vous accomplir ? Combien voulez-vous placer en épargne ? Avez-vous une épargne de précaution solide ?
Décrivez vos objectifs financiers mensuels en utilisant les éléments suivants :
- montant à épargner
- montant à investir
- montant à dépenser en loisir
- montant à dépenser de manière contrainte (loyer/transport)
Y’a-t-il des postes qui doivent progresser ? D’autres qui doivent diminuer ?
Jour 3 – Coupez dans le lard
Identifiez les dépenses les plus importantes à supprimer.
Dans l’ordre d’importance on retrouve toujours : le logement, le transport et l’alimentation.
S’il y a un poste sur lequel vous devez faire très attention à la qualité, c’est l’alimentation. Ne vous résignez pas à manger « mal » sous prétexte que vous avez peu d’argent car c’est une composante essentielle de votre état d’esprit.
Identifiez tous les abonnements dont vous vous servez peu – cinéma, sport, télévision et résiliez-les. Préférez payer à l’utilisation même si c’est plus cher qu’avec l’abonnement. Il est très rare que l’on exploite vraiment les abonnements que l’on prend.
Passez en revue les dépenses inutiles du quotidien, faites une réflexion autour de la frugalité.
Identifiez tous les abonnements aux magazines et faites des choix : idéalement vous ne devriez en avoir qu’un ou deux. Préférez les services de revue de presse si vous devez faire de la veille sur un secteur particulier.
Jour 4 – Optimisez vos comptes
Simplifiez-vous la vie en ayant des moyens de paiements adaptés à vos objectifs. Créez plusieurs comptes d’épargne pour vous aider à identifier vos projets.
Choisissez une banque qui vous rend service. Ne payez plus votre carte bleue.
Pour chaque projet d’importance comme un voyage ou l’achat véhicule créez un compte dédiée et alimentez-le chaque mois, même modestement. Ma banque actuelle, Boursorama Banque, me permet de créer un compte épargne en 3 clics en ligne. J’ai ainsi un compte par projet dont le coût est > 3000 € et dont l’horizon est à plus de 6 mois.
Simplifiez votre manière de gérer et arrêtez de jongler pour éviter les frais ou pour faire plaisir à votre banquier. Vos comptes doivent être maîtrisés. Ils doivent supporter vos projets personnels et ne rien vous coûter.
Jour 5 -Epargnez

Alimentez vos comptes d’épargne. Le mieux reste de mettre en place un virement automatique depuis votre compte courant dès le début du mois. Prévoyez 10 % de vos revenus.
Passez en revue les solutions pour votre épargne.
L’épargne doit être la première dépense que vous devez faire chaque mois, avant même de payer votre loyer. Vous devez épargner et investir avant de payez vos dépenses subies. Si vous n’arrivez pas à le faire, c’est que vous vivez au dessus de vos moyens.
L’idéal c’est de programmer un ou deux virements vers vos comptes d’épargne pour vous constituer une épargne de précaution suffisante : 6 mois de dépenses courantes à votre train actuel. Ensuite passez à la phase suivante :
Jour 6 – Investissez
Prévoyez 15 % de vos revenus et placez votre argent. Très personnel, les supports de placement doivent être choisi avec soin. La solution prudente actuelle reste l’assurance-vie. Même si les intérêts sont modestes, elle permet de bénéficier d’un placement sécurisé (sur le fond en euros) et de vous mettre le pied à l’étrier. La règle générale, c’est que plus vous êtes jeune, plus il faut prendre de risques avec votre argent. Ce qu’il faut éviter, c’est de se retrouver à 50 ans à jouer en bourse pour essayer de rattraper tous les investissements que vous n’avez pas fait auparavant.
Investissez tout de suite : le plus tôt sera le mieux. Einstein a dit que les intérêts composés étaient une merveille difficilement compréhensible pour le cerveau humain : c’est l’un des rares facteurs qui peut rendre quelqu’un de modeste mais de discipliné riche en 40 ans.
Jour 7 – Récompensez-vous
Si vous avez appliqué ce plan, que vos comptes sont sous contrôle, vos moyens de paiement sont simples et gratuits, que vous épargnez et que vous investissez avant de payer vos dépenses courantes vous méritez bien une petite récompense.
C’est l’occasion de fêter votre engagement en vous faisant plaisir – que cela soit en dépensant de l’argent ou non. Faites-le vraiment : autorisez-vous un geste qui vous fait plaisir. Avoir des comptes optimisés, c’est bien mais profiter de la vie c’est encore mieux !
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