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Immobilier 2013 : Acheter ou louer voir investir ?

Posted on 17. juin, 2013 by .

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Photo de Copenhague de votre serviteur

Photo de Copenhague de votre serviteur

L’immobilier, ce placement présenté comme le préféré des français, vit une phase particulière. Voici le point du marché pour savoir s’il faut acheter ou louer en 2013.

[...]

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6 erreurs de débutant qui vous font perdre de l’argent en bourse

Posted on 11. juin, 2012 by .

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Philippe Proudhon est l’auteur du livre Devenir rentier en dix ans que j’ai chroniqué ici. Ce que j’aime bien avec Philippe, c’est qu’il explique simplement et honnêtement son approche pour investir en bourse et se constituer une rente en dividendes. Il publie une newsletter financière gratuite autour de l’investissement à long terme dans des sociétés cotées de qualité et créatrices de valeurs. Il est aussi l’auteur de XlsPortfolio, un outil pour suivre son portefeuille boursier.

Voici Philippe !

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En discutant depuis maintenant trois ans avec de nombreux internautes sur différents forums de discussion Internet, j’ai identifié six erreurs fréquentes et surtout coûteuses dans les placements boursiers en titres vifs. Les lecteurs peuvent retrouver mon tracking record (c’est-à-dire mon historique de performance) qui légitime mon propos et me crédibilise, sur le site de l’investisseur heureux.

 

Erreur #1 : absence de diversification sectorielle

Les investisseurs particuliers recherchent souvent les plus gros dividendes possible et la fiscalité la plus douce possible. Par conséquent, ils vont privilégier les valeurs de rendement françaises dans le cadre avantageux du PEA. C’est ainsi que des particuliers vont penser faire de bonnes affaires en investissant sur Vivendi, France Telecom et Bouygues qui offrent des dividendes plantureux.

Hélas, avec l’arrivée de Free et la maturation du secteur télécom, les trois valeurs ont été attaquées, et dans leur cours de Bourse, mais surtout dans leur résultat opérationnel (Vivendi avec SFR et Bouygues avec Bouygues Telecom).

France Telecom vs Vivendi vs Bouygues

Ainsi, si en tant qu’investisseur vous pensiez avoir diversifié votre portefeuille d’actions avec trois valeurs « différentes » et « défensives », vous étiez investis en fait essentiellement sur la même chose : la téléphonie en France… Et vous subirez la baisse boursière et celle des dividendes pour les trois valeurs.

Rappelons que classiquement, dix secteurs sont identifiés :

  • Consommation discrétionnaire : Hermès, Peugeot
  • Consommation de base : Danone, Coca Cola
  • Énergie : Total, Technip
  • Services financiers : BNP Paribas, Axa
  • Santé : Sanofi, Essilor
  • Industrie : Safran, Schneider Electric
  • Matériaux de base : Air Liquide, Lafarge
  • Technologie de l’information : Cap Gemini, Dassault Systemes
  • Télécommunications : France Telecom, Vivendi
  • Services aux collectivités : GDF-Suez, Veolia Environnement

Cette liste peut servir de guide dans la composition de son portefeuille d’actions en faisant en sorte qu’il ne soit pas excessivement pondéré dans un secteur ou un autre, sauf si vous maîtrisez votre sujet.

À titre personnel, mon portefeuille est surpondéré en valeurs des secteurs de la consommation de base (Philip Morris International, Kraft Food, Procter & Gamble, Colgate-Palmolive…) et santé (GlaxoSmithKline, Johnson & Johnson, Abbott Labs, Baxter international…) et souspondéré en services financiers (uniquement des foncières cotées), matériaux de base et valeurs industrielles.

 

Erreur #2 : absence de diversification géographique

Des secteurs absents en France…

Par rapport à sa faible population (à l’échelle mondiale), la France peut s’enorgueillir d’une vingtaine de multinationales ou sociétés cotées en bourse capitalisant plus de 10 milliards d’Euros.

Malgré cela, plusieurs sous-secteurs sont totalement absents de la cote française. C’est notamment le cas des cigarettiers comme Philip Morris International ou British American Tobacco dont les performances opérationnelles et boursières sur dix ans ont été extraordinaires, mais sont restées relativement confidentielles auprès des médias financiers français.

British American Tobacco

Les leaders technologiques sont aussi pour l’essentiel américain, aussi bien pour les technologies informatiques (Microsoft, Oracle, Adobe, Facebook, Apple…) que médicales (Medtronics, Becton Dickinson, St Jude Medical, Thermo Fisher Scientific…).

À l’inverse, le secteur bancaire est surreprésenté en France avec trois grosses banques (Société Générale, Crédit Agricole, BNP Paribas), alors que l’Allemagne et ses 80 millions d’habitants n’en compte que deux (Commerzbank, Deutsche Bank).

Des économies découplées…

Au-delà de cet argument industriel, la crise dans la zone euro a montré s’il en était de la pertinence d’une diversification géographique, avec une économie et une bourse américaine en relativement bonne forme (notamment grâce aux interventions de la FED et au gaz de schiste), tandis que la zone Euro s’enfonce dans la crise, avec des incertitudes qui se reflètent sur ses marchés boursiers.

S&P500 vs CAC 40*

* la comparaison graphique est encore plus défavorable au CAC40 car c’est un indice nu qui exclut les dividendes, par opposition au S&P500. En réalité, dividende réinvesti, la performance du CAC40 est légèrement meilleure que sur le graphique, mais néanmoins négative et inférieure au S&P500.

Alors certes, la fiscalité des actions étrangères sur le compte-titre est moins avantageuse que celle du PEA, mais ne vaut-il pas mieux perdre un peu sur la fiscalité si cela permet d’augmenter nettement son rendement global [même après impôt] et avec une volatilité moindre ?

Une devise procyclique…

Un troisième argument, plus technique cette fois, en faveur de la diversification géographique est lié aux caractères procycliques ou contra-cycliques des devises.

Typiquement, l’Euro est une devise procyclique : elle s’apprécie par rapport aux autres devises quand « l’économie » va bien. Le Dollar américain, le Yen ou le Franc Suisse (un peu moins maintenant suite aux interventions de la Banque Centrale Suisse) sont des devises contra-cycliques ou refuges : elles s’apprécient par rapport aux autres devises quand « l’économie » va mal ou l’incertitude domine.

De fait, quand les marchés boursiers baissent, le dollar a tendance à monter par rapport à l’euro et vice-versa.

Ainsi, en exposant son portefeuille d’actions à la zone dollar, on bénéficie d’une sorte de couverture lorsque les marchés sont baissiers, ce qui diminue la volatilité globale du portefeuille.

 

Erreur #3 : vouloir « faire des coups » !

Peut-être  que les médias financiers ou certaines pratiques de traders (qui investissent l’argent des autres, mais pas le leur…) ont donné l’impression que les marchés financiers étaient des « casinos ».

Et effectivement, vous pouvez jouer en bourse comme au casino, en « misant » comme je le vois souvent sur des forums, sur des valeurs qui ont baissé, sans autre argument que l’espoir d’un retour à la moyenne après une baisse jugée « excessive » (par rapport à quoi ?).

J’achète Crédit Agricole, elle va bien finir par remonter !

Ce raisonnement fait hélas totalement abstraction de réalités opérationnelles des sociétés considérées.

Parfois, celles-ci sont temporaires et une hausse de l’action suivra l’amélioration des résultats opérationnels. D’autres fois, la société est durablement « plantée » et le cours de bourse reflète pendant des années l’absence ou la maigreur des profits, comme c’est le cas sur Alcatel-Lucent.

Il faut bien conserver ceci à l’esprit : au-delà de la volatilité quotidienne, le cours de bourse est corrélé aux profits (actuels et anticipés), ni plus, ni moins. La valorisation d’une société ce n’est donc pas le casino, mais une anticipation sur les profits futurs.

Si British American Tobacco présentée plus haut affiche une performance boursière si spectaculaire, c’est parce que la réalité opérationnelle est aussi spectaculaire : des bénéfices élevés, une croissance de ceux-ci à deux chiffres et une situation bilancielle exemplaire.

À l’opposé, France Telecom dont le résultat opérationnel ne fait que baisser année après année et qui se traine une dette de 33 MdEUR.

En voulant faire des coups, le risque est de se retrouver avec une moins-value durable qui plombera pour longtemps la performance globale de votre portefeuille.

Rappelez-vous que pour compenser une baisse de 50%, le cours doit remonter de 100% :

Perte

Gain nécessaire pour revenir au point de départ

20%

25,00%

30%

42,86%

40%

66,67%

50%

100,00%

60%

150,00%

70%

233,33%

80%

400,00%

90%

900,00%

 

Il se dit que la différence entre un joueur de golf professionnel et un joueur amateur, et que l’amateur se permet des coups que le professionnel n’aurait pas tentés !

C’est exactement la même chose sur l’investissement en action : une grosse perte va plomber complètement la performance globale de votre portefeuille et va vous amener à retenter un « nouveau coup » pour vous refaire.

Au final, il aurait été sans doute bien plus rentable et bien plus doux pour votre sommeil de détenir des titres de sociétés solides comme Air Liquide, Essilor, Sanofi, Coca Cola… et de vous contenter d’observer leurs profits et cours de bourse augmenter tout comme la valorisation de votre portefeuille.

Bien sûr, ceci n’est pas une raison pour acheter des titres de qualité « trop cher », mais à moins de maitriser vraiment votre sujet (et mon expérience des forums montre que c’est rarement le cas) il vaut mieux éviter les sociétés en difficulté (Alcatel-Lucent) et/ou sans réels avantages concurrentiels durables (Peugeot).

 

Erreur #4 : se focaliser sur le dividende

«  Plus d’argent a été perdu en « tirant » sur le rendement, que derrière la pointe d’un fusil. »

Cette citation attribuée à Warren Buffet, dirigeant vedette de Berkshire Hathaway est tellement vraie ! C’est un trait flagrant des particuliers que d’investir sur les valeurs qui offrent les rendements sur dividendes passés (ou prévisionnels) les plus élevés.


Notez bien le terme de « prévision » : le dividende n’est pas garanti !

Ceci pose quatre problèmes :

  • Le portefeuille d’actions se trouve alors peu diversifié, avec les secteurs des services financiers, services aux collectivités  et services aux télécommunications surreprésentés.
  • Un rendement sur dividende très élevé caractérise en général (les acteurs des marchés financiers ne sont pas totalement fous !) des sociétés sans croissance voir en décroissance et/ou avec un profil de risque élevé (typiquement dans le cas de Pages Jaunes nous avons les deux : un problème de croissance et un problème de dettes).
  • Le dividende élevé n’est pas toujours couvert par des bénéfices, et appauvrit l’entreprise (il y a même des cas ubuesques hors LBO où l’entreprise s’endette pour payer son dividende !).
  • Les rendements sur dividendes présentés sur Boursorama & consorts sont des prévisions d’analystes et ne sont en rien garantis (cf. la coupe récente sur le dividende de Vivendi).

Lorsqu’une société verse sont dividende, le cours diminue d’autant et c’est parfaitement normal, puisque la société puise dans sa trésorerie pour verser le dividende. Ainsi quand France Telecom verse deux fois dans l’année (dividende semestriel) un dividende d’environ 5% par rapport à son cours du moment, celui-ci perd 5% !

Si le dividende est couvert par les bénéfices et que ceux-ci sont au moins stagnants, le cours finit par remonter et l’action se comporte plus ou moins comme une obligation perpétuelle. Par contre, si le dividende est versé en excès des profits ou si ceux-ci baissent chaque année, cela se reflétera dans le cours de bourse et nous aurons une situation à la France Telecom : le cours de l’action baisse année après année et n’est pas compensé pour l’actionnaire par le dividende.

France Telecom ferait mieux de verser un dividende deux fois moins élevé, d’améliorer sa structure bilanciel en allégeant sa dette et d’investir dans son futur ! Mieux vaut donc laisser les gros dividendes de côté et se concentrer sur les sociétés qui font des profits croissants, versent des dividendes croissants et investissent dans l’avenir.

Typiquement, le rendement sur dividende de Coca Cola n’est pas très élevé à 2,70% ; mais il croit chaque année depuis cinquante ans :


Dividende de Coca Cola sur dix ans

C’est ce type de valeur que doit surpondérer un particulier qui veut gérer son portefeuille d’actions en « bon père de famille ».

Les investissements dans les actions à « gros rendement » seront plutôt faits à la marge et en tant qu’investisseur, concentrez-vous plutôt sur les profits et leur croissance plutôt qu’un dividende [excessivement] élevé !

 

Erreur #5 : abuser des smalls caps

Les petites capitalisations (small caps) sont les capitalisations comprises entre 300 MEUR et 1 ou 2 MdEUR (il n’y a pas de définition exacte, mais c’est l’ordre de grandeur généralement admis).

Elles peuvent paraitre alléchantes, car elles ont des ratios de valorisation ou croissance plus avantageuses que les grosses capitalisations boursières.

Mais cette fois encore, plusieurs problèmes se posent :

  • Souvent, le capital est concentré entre les mains de quelques actionnaires, ce qui limite les opérations capitalistiques type OPA ou pose des problèmes de gouvernance (les intérêts des actionnaires majoritaires dirigeants ne sont pas toujours ceux des minoritaires), ce qui explique qu’elles soient décotées.
  • La France n’est pas les Etats-Unis, le marché français c’est 60 millions de personnes contre 316 millions pour les Etats-Unis : de fait, pour croître fortement, une entreprise française doit être capable d’aller à l’international avant même d’avoir atteint un « seuil critique ». C’est plus facile pour les sociétés américaines, qui peuvent se contenter du marché américain et aller à l’étranger une fois qu’elles ont un historique financier et opérationnel solide. En conséquence, les smalls caps françaises m’apparaissent porter un risque plus élevé pour des perspectives moins intéressantes.
  • Déjà les petites capitalisations portent un risque opérationnel et une volatilité plus grande, mais les particuliers vont même souvent acheter des micro ou nano-capitalisations de quelques millions d’Euros de capitalisation, qui sont encore plus risquées.

Investir dans le smalls caps n’est pas une erreur en soit, mais il faut vraiment maîtriser son sujet et réaliser un travail important de due diligence et mon expérience montre qu’il n’est pas souvent fait.

 

Erreur #6 : acheter haut et vendre bas

C’est hélas le corolaire de tous les travers précédents et celui qui coûte le plus d’argent.

Lorsque vous avez un portefeuille d’actions peu diversifié sectoriellement et géographiquement, concentré en petites capitalisations ou en valeurs financières et que vous avez misé pour « faire des coups », mais sans maitriser votre sous-jacent, il est très dur mentalement de gérer la volatilité quand elle est maximum.

L’année dernière, quand le CAC40 a enchainé onze séances de baisses consécutives, j’ai pu lire sur les forums des liquidations de portefeuille :  « on se coupe un bras pour éviter de perdre la tête ».

Et les mêmes qui avaient vendu en août 2011 sont revenus en mars 2012, « rassurés » par la hausse des marchés, exactement comme dans cette caricature du cycle d’investissement des petits porteurs :

Le petit porteur qui « investit » en actions

Pour éviter ce biais, il faut cesser de voir la bourse comme un casino, mais investir en action comme si vous étiez propriétaire de l’entreprise (et d’ailleurs vous l’êtes en tant qu’actionnaire !).

N’est-ce pas « trippant » d’ailleurs d’avoir des actions Unibail-Rodamco et de se dire que vous possédez quelques m2 quand vous faîtes vos courses aux Quatres temps à La Défense ? Ou des actions Vinci quand vous vous garez dans un parking souterrain parisien à 4 € l’heure de parking ?

En changeant de paradigme (oubliez définitivement la bourse-casino) et en investissant dans des sociétés cotées solides et rentables dont vous êtes sûr de la valeur intrinsèque et du potentiel opérationnel, les baisses de marché (qui seront de toute façon limité si vous êtes vraiment diversifiés) seront au contraire vues comme des occasions de renforcer vos parts de société à prix modéré, gage d’enrichissement à long terme.

Tracking record public de Philippe Proudhon

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Le cycle de Kondratieff peut-il prévoir l’avenir ?

Posted on 15. nov, 2011 by .

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L’histoire se répète dit-on. Si vous ne croyez pas au « cette fois, c’est différent », voici la présentation d’une théorie économique étonnante. Elle pourrait bien vous aider à protéger et développer votre patrimoine.

Kondratieff-photo Kondratieff était un économiste Russe né en 1892 et actif dans les années 1920. Comme tous les économistes, il a échafaudé sa théorie qui est toujours connue sous le nom de son auteur. S’il existe autant d’avis d’économiste que de slips dans la garde-robe de Dave (et que leur valeur est souvent proche), cela peut être éclairant de voir ce qu’avait imaginé ces personnes il y a presque un siècle. En dépit de son ancienneté et du fait qu’il n’avait évidemment pas prévu les changements technologiques ou politiques, sa théorie apporte une grille de lecture de notre époque. Évidemment sa théorie ne fait pas l’unanimité parmi ses confrères car elle est souvent considérée comme simpliste et dogmatique mais faites-vous votre avis !

Kondratieff avait remarqué, en étudiant l’économie des principaux pays industrialisés, des cycles d’une cinquantaine d’années (d’autres économistes ont évidemment une théorie similaire mais avec des durées de cycle différentes). Il donna une explication purement financière : pendant le cycle ascendant où l’économie progresse il y a un excès d’investissement qui mène à une hausse des taux d’intérêts, hausse créant un déclin et tout recommence.

Il fut notamment contesté par un autre économiste, Schumpeter souvent associé au concept de « destruction créatrice », qui associa la croissance aux innovations majeures. Il pensait que les innovations arrivent par vagues (de façon non linéaire) et dopent l’activité économique. Ainsi au lieu d’avoir de longs cycles, il y a plutôt une simple alternance entre développement et contraction de l’économie.

Aussi appelée théorie de cycles longs, la théorie de Kondratieff fut reprise et étayée par des faits longtemps après sa mort jusque dans des travaux menés après les années 2000. Ainsi il avait identifié des cycles de 50 ans, chacun ayant une phase montante et une phase descendante.

Les analyses font ressortir 4 cycles :

  • 1787 – 1842 : premier cycle poussé par l’industrie du textile
  • 1843 – 1897 : second cycle poussé par l’industrie ferroviaire
  • 1898 – 1950 : troisième cycle poussé par l’électricité et la chimie (Kondratieff avait prévu la chute de l’économie en 1930)

N’étant plus de ce monde il n’a pu prolonger son analyse mais d’autres l’ont fait à sa place.

Le quatrième cycle commence donc en 1950 poussée par l’automobile et la pétrochimie et se termine en 2010, un cycle de 60 ans. La question qui divise, c’est évidemment « sommes-nous dans le cinquième cycle ?« , supposé être celui de l’information, et la réponse peut être trouvée si l’on regarde les phases de chaque cycle.

Les 4 phases de chaque cycle

Là où sa théorie porte du sens pratique pour nous, c’est que notre cher économiste ne s’est pas contenté d’analyser les données historiques pour en tirer une théorie générale. Pour chacun cycle long de 50 ans, il détaille aussi les 4 grandes phases par lesquelles l’économie transite.

L’intérieur de chaque cycle est composé de 4 saisons : printemps, été, autonome et hiver. Simple non ?

Printemps :

Pendant le printemps, c’est le moment d’investir dans les actions et l’immobilier.

C’est la phase où tout va bien, imaginez les 30 glorieuses comme une bonne illustration. La société prospère et consomme. Cette phase dure généralement 25 ans.

Elle est caractérisée par la progression de :

  • l’activité économique et de l’emploi
  • la confiance des ménages
  • prix à la consommation
  • prix des actions
  • taux d’intérêts
  • l’inflation

Été :

Pendant l’été, c’est le moment d’investir dans les matières premières et l’immobilier d’habitation. C’est l’inflation galopante.

Le système entre en surchauffe, l’inefficacité se fait ressentir car les ressources deviennent critiques.

  • l’inflation progresse
  • le prix de l’or monte
  • les taux d’intérêt atteignent des sommets

A la fin de l’été, le marché des actions est orienté à la baisse.

Automne :

Pendant l’automne, c’est le moment d’investir dans les actions, les obligations et l’immobilier commercial. C’est la désinflation.

  • le marché des actions devient euphorique dopé par les largesses monétaires
  • l’immobilier atteint des sommets
  • l’inflation chute et le prix des matières premières suit le mouvement
  • la dette atteint des sommets phénoménaux
  • la confiance des consommateurs reste bonne car tous les indicateurs sont encore vert (actions, immobilier…)

A la fin de l’automne, le prix des actions et de l’immobilier sont à leurs sommets et annoncent l’arrivée de l’hiver.

Hiver :

Pendant l’hiver, c’est le moment d’investir dans l’or, de garder son cash et d’acheter des obligations lorsqu’elles ont retrouvé leur niveau de long terme. C’est la déflation.

Le processus de retour à la raison et d’assainissement commence. Il prend généralement 15 ans.

  • les actions chutent d’autant qu’elles sont montées
  • faillites, crise bancaire et annulation de la dette
  • credit crunch et progression des taux d’intérêts
  • l’or et équivalents progressent
  • on ne sait plus à quelle devise se raccrocher

 

Clic pour agrandir - Source : www.longwavegroup.com

Que faire de tout ça ?

La raison pour laquelle beaucoup ne pensent pas que le cinquième ait commencé, c’est tout simplement parce que nous sommes (serions) encore dans l’hiver du cycle précédent. En lisant les caractéristiques de la phase hivernale, il est frappant de voir à quel point notre actualité y est décrite. Cela fait plus de 2 ans que j’observe cette théorie et son comportement. Force est de constater que pour le moment, elle semble être une bonne grille de lecture. Le point inquiétant, c’est que chaque cycle s’est jusqu’à présent terminé par une guerre, faisant ainsi dire à la sagesse populaire « que rien ne vaut une bonne guerre » pour relancer l’économie.

Sommes-nous dans l’hiver de Kondratieff ? C’est fort probable. Dans ce cas, cela veut dire pour vous qu’il faut sécuriser votre patrimoine. Les actifs perdront de la valeur et les matières premières sont le meilleur moyen de s’en protéger. Dans faut-il investir dans l’or, je posais cette question capitale mais il appartient à chacun de trouver sa réponse. La bonne nouvelle, c’est qu’après l’hiver vient toujours le pintemps. Ce que dit la théorie, c’est que l’hiver est long et dure 15 ans mais ce n’est sans doute pas une raison pour être déprimé. Si les prochaines années n’auront pas la saveur de celle des papy boomers ayant profité des largesses économiques que nous allons devoir payer, il n’en demeure pas moins que nous avons du pain sur la planche et une vie à vivre !

Que pensez-vous de cette théorie ?

Pour aller plus loin :

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Investir dans des noms de domaine

Posted on 20. oct, 2011 by .

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Avec la généralisation d’internet apparait de nouveaux métiers. Voici l’un d’entre eux : investisseur en nom de domaines. Si cela peut prêter à sourire, c’est une activité qui se développe et j’ai assisté à quelques présentations de personnes qui en vivent. Alors où se situent la limite entre cybersquatteur et investisseur ? Aujourd’hui Franck de Papa-blogueur vous propose de vous présenter en quoi cela consiste !

Franck, c’est à toi !

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Imaginez la sortie prochaine d’un nouveau téléphone portable, d’un nouvel appareil photo numérique ou d’une nouvelle tablette, les Internautes ferons forcément des recherches sur le sujet. Vous me suivez ? L’achat, l’utilisation ou la revente d’un nom de domaine apparenté à ce produit peut parfois rapporter gros.

Ces investissements dans des portefeuille de noms de domaine basés sur des mots clés très recherchés, quelque soit le sujet, des expressions intéressantes ou en prévision d’évènements futurs s’appellent : le domaining.

Les spéculateurs faisant ensuite fructifier ces ndd (nom de domaine) via des pages “bateaux” à contenu publicitaire. Puis, en fonction de l’offre et la demande, ceux-ci sont revendus.
Pourquoi acheter et revendre des noms de domaines ?
C’est une activité lucrative comme tant d’autres. Pour s’enrichir sur un sujet intéressant, il faut attendre (ou créer) un marché d’offres et de demandes. L’arrivée d’Internet et des noms de domaine a donné le champ libre aux astucieux investisseurs qui se sont lancés dans cette nouvelle ruée vers l’or.

Le nom de domaine est la carte de visite d’une société. Leur emails y seront reliés, la marque est mise en valeur, facilement reconnaissable et surtout rapidement trouvable sur Internet.
Acheter à l’avance le nom de domaine d’une marque, d’une entreprise, d’une personnalité publique, c’est prendre l’avantage sur ceux-ci pour une utilisation personnelle et / ou lucrative. Le trafic reconnu à forte notoriété est ainsi parasité sans complexe. Mais pour les petits malins qui se lanceraient tout de suite, une petite chose à mettre au point tout de suite, il est interdit d’acheter des noms de domaine de marques :
« le dépôt de la marque permet de jouir du droit sur le nom de domaine alors même que celui-ci n’est pas exploité », source

Mais comme partout ailleurs, la loi est souvent contournée, sous une menace constante de remise à l’ordre, parfois très fracassante et onéreuse (plusieurs centaines de milliers de dollars dans certains cas). Ce qu’il faut éviter, c’est le cybersquatting et typosquatting.

Cependant, il n’est pas nécessaire d’acheter des noms de marque pour tenter de s’enrichir. Certains noms de domaines valent des sommes folles et leur revente fait grands bruits sur le Net, comme en 2008 pour “Fund.com” qui c’est échangé à 10 millions de dollars et “sex.com”, il y a peu, pour 13 millions de dollars !

Par ailleurs, les grosses boîtes veillent vaillamment au grain. Les noms de domaines ciblés sont enregistrés, en général, bien à l’avance et mise de côté. Parfois même sous la plupart des extensions connues et utiles, avec et sans tiret, de différentes déclinaisons, etc.

Mais ce n’est pas une généralité, sinon il n’y aurait pas de commerce sur l’achat, l’utilisation et la revente de nom de domaine.
Quel nom de domaine choisir ?

Tout dépend des niches choisies. Il faut être lucide, les noms de domaines les plus recherchés sur des sujets comme les nouvelles technologies, les évènements sportifs, les jeux ou encore le monde féminin sont réservés par de nombreuses sociétés, les pros et quelques amateurs au nez fin. Mais qui ne tente rien n’a rien.

Évitez aussi les noms de domaine sans valeur, farfelus, trop longs, … Restez sérieux, concis, et réaliste.
Préférez les nom identifiables, noms génériques, noms communs ou noms propres, évitez à tous prix les ™, nom de stars et de people.
Une fois votre petite liste d’idées de ndd établie, quelques études marketing et commerciales vous seront nécessaires avant de débourser le moindre euro pour leur achat.

A savoir, tout comme son nom, l’extension est importante. Le « .com » est international, il s’achète et se vend le plus facilement et a le plus de valeur. Ce n’est pas pour autant qu’il faut délaisser les autres extensions, comme le .fr pour les français, dont le marché est de plus en plus florissant. Mais avec l’arrivée successive des autres extensions, il est facile de s’y perdre et d’échouer dans vos plans de retraite facile.

Les tirets “-”,“_” et les particules (le, your,…) sont aussi à prendre en compte tout comme les “fautes de frapes”. Certains les trouvent intéressants, d’autres à proscrire.

Sachez vous entourer, surfez sur la toile, inscrivez-vous sur les forums, blogs et sites spécialisés sur le domaining. Sans les bases, vous êtes certains de faire les mauvais choix et perdre beaucoup d’argent !
Comment faire fructifier vos noms de domaine ?
L’achat en masse de noms de domaine se rentabilise par leur exploitation commerciale, dans l’attente de leur revente, sous forme de Parking. Une page unique gonflée de publicités afin d’engendrer quelques revenus passifs.
Bien entendu, plus le nom de domaine est étudié en fonction du marché, plus l’investissement est bon.

Petit bonus, renvoyez les visiteurs vers vos autres noms de domaines en parking.

Pour travailler en toutes légalités, il est préférable de ne faire aucun tort à un tiers (surtout les marques), cette remarque s’applique aussi au contenu de votre page, de vos métas données, de vos liens, etc.
Où acheter un nom domaine ?

Une petite recherche sur un WHOIS suffit pour trouver des noms de domaine libre. Des sites comme Amen, 1&1, OVH et tous les autres Registrar possèdent ce service.

Il suffit ensuite, d’ouvrir un compte et d’acheter le ou les noms de domaine choisis, sans aucune autre option supplémentaire.

De manière indirecte, sur les forums domainers. Suivez les offres et les demandes du marché et des membres, il y a beaucoup à apprendre et à connaître. Les espace de vente et d’achat sont très encadrés et sérieux.

Les conseils des pros :

  • ne pas acheter forcément des noms de domaine libres qui n’ont aucun avenir. Préférez les seconds marchés, peut-être plus cher, mais plus lucratifs,
  • vérifiez sur l’INPI si le nom de domaine choisi n’est pas une marque,
  • ne pas acheter à tout va (surtout pour les débutants), la qualité prime sur la quantité. Il faut penser au coût du renouvellement chaque année !

Comment revendre un nom de domaine ?

Il existe de nombreuses places de marchés spécialisées dans la revente de nom de domaine, voici les plus connues :

www.sedo.com (très connu et apprécié)
www.oseox.fr
www.edidier.com
www.capnom.com
www.bidsoo.com

N’oubliez toujours pas les forums domainers. Les ventes au second marché y sont nombreuses, entre domainers directement ou avec des entreprises.

L’intéressé peut tout aussi bien rentrer en contact directement avec vous, depuis les informations présentes dans le Whois de vos noms de domaines. Ainsi l’entreprise désirant les acquérir vous fera une proposition commerciale directement.

A l’inverse, le domainer pourra rentrer en contact avec des sociétés afin de leur “vendre” (à tous les points de vues) des noms de domaines qui pourraient les intéresser. C’est un travail long et fastidieux mais qui peut rapporter plus que de passer par des intermédiaires.

Deux conseils de pros :

  • l’évaluation du prix ne donne en aucun cas le prix final de revente, ce n’est qu’une fourchette,
  • ne soyez pas trop gourmand (surtout pour les débutants), il est plus facile de perdre une vente que d’en trouver.

Gagner de l’argent sur Internet avec le domaining, est-ce réellement possible?

Personnellement, je ne me lancerais pas dans le domaining, par manque de temps et de fonds surtout. Il faut pouvoir investir avant de rentabiliser. Le marché est fluctuant et on ne sait jamais à l’avance si les ndd achetés seront rentables et surtout quand (rapidement, dans 5 ans ou dans 10 ans ?).

Mais suite à mes recherches sur le sujet, j’ai pu constater que bon nombre y gagnent tout de même de l’argent. Mais ces investisseurs considèrent ces revenus comme un complément et non pas comme activité principale. D’autres s’y lancent par hobby, par passion, pour le risque tout autant que la bourse ou le poker. Mais comme partout, il y a des génies qui ne comptent pas leurs heures, connaissent le marché comme leur poche et font fortunes, mais ils ne sont pas légions.
Je n’ai pas de chiffres précis sur la rentabilité dans le domaining. Les français sont très frileux lorsqu’on parle argent et revenu, et cette méthode pour gagner de l’argent avec Internet reste assez fermée sur ce point d’autant que le marché français est très hésitant et balbutiant comparé au marché anglophone. Ceci s’explique par le volume des noms de domaines beaucoup moindre que dans la langue de Shakespeare, tout comme le nombre d’acheteur, cette technique n’est pas très connue des entreprises.
Mais d’un autre côté, les investisseurs français ne sont pas aussi nombreux, comparativement, que dans les autres pays. Il y a donc encore une place à se faire pour veux qui osent.

Pour conclure, investir dans les noms de domaine n’est pas réellement nouveau. L’aventure est de plus en plus encadrée par les lois et des jurisprudences. Mais cela reste encore assez fouillis car les différentes législations ne sont pas uniformes. Il y a une certaine ressemblance avec l’investissement en Bourse, certains risques en moins mais avec plus d’inconnues car le recul est tout de même limité. Néanmoins, un projet bien ficelé et judicieusement encadré peut, à moyen et long terme, devenir une source de revenu passif sans demander trop d’effort.

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Interview de Jacob Lund Fisker, Early Retirement Extreme

Posted on 17. oct, 2011 by .

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En direct du centre de commandement Early Retirement Extreme :)

Vous êtes désespéré à l’idée de travailler jusqu’à 60 65 70 75 euh ans ? Voici une interview qui montre comment arrêter bien plus tôt.

Pendant mon tour aux Etats-Unis, j’ai eu l’occasion de rencontrer l’auteur du livre Early Retirement Extreme. Jacob a 36 ans et il n’a plus à travailler pour vivre car il vit avec les intérêts d’un capital qu’il a constitué en épargnant 75 % de ses revenus pendant 5 ans. Il est donc techniquement à la retraite mais il reste évidemment actif. Il vit dans un mobil home à côté d’Oakland à l’est de San Francisco. J’adore le slogan de son blog « The choice nobody ever told you about ».

Il a accepté de répondre à mes questions et j’ai trouvé que ce serait intéressant pour vous d’avoir le point de vue d’un praticien de l’indépendance financière. Ce que j’aime dans son histoire, c’est qu’il a mis en oeuvre son idée très simplement. La croyance populaire veut que pour arrêter de travailler il faut avoir un million d’euros placés et Jacob a fait un compromis courageux : ne pas attendre plus longtemps et agir de manière drastique pour prendre sa retraite.

Vous y découvrirez les déclics et le point de vue de quelqu’un qui m’a semblé serein et heureux :)

Si vous ne le connaissez pas, je vous recommande de lire la chronique de son livre ici.

Nous avons discuté pendant presque 2 heures, voici ce que l’on s’est dit !

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Faut-il investir dans l’or ?

Posted on 12. juil, 2011 by .

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« Face à la crise financière, dois-je acheter de l’or ? »

Voici l’une des questions que se posent inévitablement toutes les personnes inquiètes de la situation économique. Faut-il convertir son épargne en sonnant et trébuchant ? La littérature sur cette question est très fournie, voici un résumé.

Pour commencer, je vais parler d’or mais le même raisonnement est applicable à l’argent. Si le niveau des prix et l’utilité industrielle n’est pas comparable, le rôle de ces 2 matières premières en tant que monnaie potentielle est identique.

Pourquoi vous ne devriez PAS acheter de l’or

Les arguments courants contre l’or sont :
- les cours sont à des niveaux trop important pour acheter maintenant, nous sommes en bulle
- Se jeter dans la brèche, c’est parier sur l’effondrement de l’euro ou du dollar
- l’or ne produit pas de revenus
- stocker l’or est compliqué et risqué


Pourquoi vous devriez acheter de l’or

Les arguments courants pour l’or sont :
- l’or ne peut pas être dévalué
- les médias en parlent peu car les marchés financiers leurs rapportent plus d’argent
- les états sont plus endettés que jamais
- nous vivons une époque de grands changements, des bouleversements vont se produire

La vérité est que tout ce qui se dit autour de l’or et de la situation économique n’est jamais neutre. Vous avez d’un côté les fin du mondistes pour lesquels tout va aller toujours plus mal, vous avez tous ceux qui vivent du commerce directement ou indirectement (vendeurs de matières première, presse…), vous avez les possédants/dirigeants qui nient le problème de la dette et tous les autres qui ne savent quoi penser.

Se poser les bonnes questions
Il y a quelques questions simples à se poser pour savoir ce que vous devez faire.
1- Ai-je les moyens de convertir tout ou partie de mon patrimoine en matières premières ?
2- Si je le fais, quelle est ma stratégie de sortie ?
3- Est-ce que je pense que le dollar ou l’euro va disparaitre ?

Si vous avez quelque chose à convertir, c’est à dire que vous avez quelque chose à préserver vous devez avant tout vous demander à quoi va bien pouvoir vous servir cet or plus tard :
- repartir avec un pécule de départ ?
- acquérir des actifs ?
- le revendre après la crise ?

La plupart des acheteurs d’or le font par peur de tout perdre sans stratégie de sortie.

Ma position
J’aime le fait que l’or possède une vraie valeur qui n’est pas manipulée et diluée par les banques centrales. C’est un fait indéniable mais pour autant je pense que l’approche qui consiste à tout parier dessus n’est pas plus la bonne.
Si la notion de bulle est relative (comment dire que l’or est en bulle lorsque la valeur de l’argent diminue à vue d’oeil ?), le moment ne me semble plus opportun.

En achetant de l’or vous cultivez votre propre peur de l’avenir et vous n’utilisez pas ce capital pour l’investir dans des projets productifs. Au lieu de miser sur la conservation de votre capital, pourquoi ne pas miser sur le développement de vos revenus ? Plus facile à dire qu’à faire, je sais, il est aussi plus confortable aussi de se retrancher derrière un bout de métal pour assurer son avenir. Pourquoi alors ne pas sécuriser votre avenir en achetant des terres pour vous nourrir ?

Vu que personne ne sait de quoi le futur sera fait, l’approche qui consiste à ne pas mettre tout ses oeufs dans le même panier est raisonnable. J’ai une petite partie de mon épargne sécurisée en lieu sûr en or mais je l’ai constituée il y a quelques années. Sa seule utilité, c’est de jouer le rôle de réserve centrale. Je ne le vois pas comme un investissement mais comme une sécurité. Ma stratégie de sortie, c’est de convertir cet épargne en actif lorsque j’en aurais besoin.

Beaucoup de signes indiquent la fin d’un règne, celui du dollar. Les civilisations grandissent et meurent, ce n’est pas nouveau. La question est de savoir si nous le verrons à l’échelle de notre vie. Est-on enté dans un nouveau paradigme où les dettes des états n’ont plus sens ? C’est aussi une possibilité qui parait de moins en moins absurde aussi étrange que cela soit.

Qu’en pensez-vous ?

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How to use financial statements – James Bandler

Posted on 16. mai, 2011 by .

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Thibaud est l’auteur du Blog Mes Finances Mode D’emploi. Il s’est notamment lancé le défi de lire et résumer sur son Blog 50 des meilleurs livres sur les finances personnelles, l’investissement et la création d’entreprise en moins de 18 mois.

Introduction

A priori, lire et comprendre des états financiers n’est pas évident. A l’heure actuelle, savoir analyser des états financiers ne constitue pourtant pas uniquement le sacerdoce des comptables, analystes et autres hommes d’affaires. Si vous souhaitez investir dans une entreprise sur le long terme, vous n’avez pas vraiment le choix. Il vous faudra comprendre le business de cette entreprise ainsi que vous faire une idée de la situation financière dans laquelle elle se trouve à l’heure actuelle. Pour cela, le rapport annuel sera votre principale source d’informations sur l’entreprise, y compris les états financiers qu’il contient.

La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas besoin d’être comptable pour analyser l’information contenue dans un état financier. Tout ce dont vous avez besoin, ce sont des concepts basiques qui vous seront expliqués tout au long de ce résumé.

Ce que sont les états financiers et ce qu’ils nous disent

Les états financiers constituent une source d’information incontournable sur une entreprise. On les utilise pour analyser la performance passée, présente et future d’une entreprise. Les états financiers se décomposent en 3 parties interconnectées que sont :

  • Le bilan : image de la situation financière de l’entreprise à un instant t, il se présente sous la forme suivante :
Actif Passif
Actifs courants Capitaux propres
Actifs non courants Dettes

 

  • Le compte de résultat : ce dernier indique quel est le degré de rentabilité de l’entreprise sur une période donnée. En soustrayant l’ensemble des charges à l’ensemble des revenus, on obtient l’indicateur de rentabilité que constitue le résultat net.
  • Le tableau de flux de trésorerie : celui-ci indique combien l’entreprise génère de cash et à quoi ce dernier est destiné.

Le Bilan

Le bilan liste et totalise les actifs de la société, les dettes et les capitaux propres à la fin de chaque période comptable, qui peut aller d’un mois à une année pleine.

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Devenir Rentier : Early Retirement Extreme – l’art de prendre sa retraite très tôt (Suite)

Posted on 21. avr, 2011 by .

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Suite et fin de la chronique (Première partie ici) du livre Early Retirement Extreme

Réarranger votre vie sous forme de modules d’importance similaire. Comme dans un sport d’équipe, le tout est plus grand que la somme des parties. Vous ne dépendez plus d’un seul joueur pour atteindre votre objectif et tout le monde court dans le même sens. Chacune de vos activités vous fait avancer dans la bonne direction.

Lorsqu’on nous impose une stratégie, il ne nous reste que la tactique. Souvent elle se noie dans les détails et on compte sur elle pour être plus productif : « 50 conseils pour répondre à 500 emails en 1 heure ». La plupart des gens n’a pas de latitude dans le choix de leur stratégie car ils sont dans le schéma : étude/travail/crédit immo/crédit auto/ 2,1 enfants : leur vie est verrouillée.

Si l’on veut améliorer notre efficacité, il faut travailler sur la stratégie dont le premier élément est la définition d’objectifs. La plupart des méthodes sont unidimensionnelles : aller du point A au point B et diviser ça en sous-objectifs atteignables. On ignore les effets collatéraux (le coût d’opportunité). L’une des stratégies les plus communes est de « faire carrière », mais l’on oublie la dépendance avec l’unique source de revenus que cela créé, le manque de temps pour sa famille, le stress et tous les autres inconvénients. Il faut donc penser à l’ensemble de ses objectifs car nous n’en n’avons jamais un seul et à leur contribution à notre vie.

Une bonne stratégie est donc de poursuivre plusieurs objectifs en même temps (3 par modules est pas mal).

Comprendre la différence entre besoin et souhait est critique. La plupart des approches de finances personnelles cherchent à tracer un trait entre ces 2 catégories, mais fondamentalement il n’y a pas de différences : les 2 sont sur une liste, seul le prix change.

Faire appel au marché pour satisfaire un besoin n’est souvent pas la solution optimale. Acheter un produit qui ne peut pas être démonté et réparé est mauvais. On dit que pour celui qui a un marteau alors tout ressemble à un clou, pour le consommateur lambda sa carte bleue est un marteau.

Les possessions sont problématiques. Elles coûtent de l’argent, prennent de la place, demandent de l’entretien, peuvent vous être volées et sont difficiles à jeter. Aussi, soyez toujours prêt à en vendre. Il est aussi facile de vendre une de ses possessions que d’en racheter l’équivalent sur Ebay. Considérez-vous comme locataire. ( Note perso : j’ai d’ailleurs revendu un caméscope HD après plus d’un an d’utilisation. Coût de possession : environ 100 € soit moins de 10 € par mois. Si je l’avais conservé indéfiniment, j’aurais perdu les 300 € que j’ai récupérés plus le coût d’opportunité de ces 300 € placés. J’ai aussi revendu 2 véhicules, un pour le même prix que le prix d’achat après 2 ans d’utilisation, l’autre plus cher que son prix d’achat après 3 ans d’utilisation.)

Pour savoir si vous devez vous séparer d’une de vos possessions, mesurez le nombre de fois que vous l’avez utilisé. Pas une fois en 6 moins ? Dehors !

Détenir des objets utiles et exceptionnels est parfait : un couteau de qualité, une veste durable…mais il faut y mettre le prix. Mieux vaut payer 500 € pour 15 ans que 50 € chaque année.

Préférez des objets versatiles. L’ordinateur est un bon exemple. Il est composé d’éléments remplaçables. Il peut servir à pleins de choses : film, musique, internet, écrire, lire, jouer… Oubliez les objets spécialisés : le lecteur dvd, la console de jeu, la chaine hi-fi… Avant d’acheter, passez par un tampon : une liste. Lorsque l’objet que vous convoitez est sur la liste depuis 30 jours et que vous le voulez toujours, allez-y ! L’objet inutile type ? Le gadget électronique (oui oui votre DS 3D). Mais comment contrôler nos décisions d’achat ? Elles sont basées sur l’émotion, le marketing utilise ça à fond et à moins de développer une sorte de plaisir à ne pas dépenser, vous n’y arriverez pas.

Acheter ou louer ?

Une belle maison, c’est une maison avec un jardin, une belle clôture et 2 ou 3 voitures garées devant selon le principe que plus l’on peut se permettre de dépenser de l’argent, plus l’on est supposé être riche. Acheter ou louer une maison qui coûte plusieurs fois votre revenu annuel est une erreur. Aucune entreprise ne survie longtemps en étant endettée à plus de 50 % de son patrimoine pourtant les acheteurs trouvent rassurant de s’engager sur 300 % de leur patrimoine. Le choix consiste simplement à se demander s’il vaut mieux avoir 2 pièces en plus ou 5 années de liberté.

Sur le long terme, les prix de l’immobilier suivent l’inflation et dans une perspective d’indépendance financière la valeur de la maison n’a aucun intérêt car elle est non-productive.

Le cashflow d’une maison étant négatif, la question est de savoir s’il est plus ou moins négatif que son équivalent en location. Ainsi dans le choix du lieu, privilégiez un emplacement qui offre tout ce dont vous avez besoin à moins de 3 miles (environ une heure de marche), si vous êtes un adepte du vélo, vous pouvez doubler cette distance.

Dans l’équipement de votre maison, étudiez toujours avec soin le remplacement d’un appareil pour son équivalent à économie d’énergie : la plupart du temps cela n’en vaut pas la peine. Typiquement le réfrigérateur est un appareil dont nous pourrions nous passer. Les gens ont pris l’habitude de tout y mettre et il ressemble plus à une étagère à condiments qu’à autre chose.

La température de la maison est aussi un potentiel d’économies : sa perception dépend de votre métabolisme, mais aussi de votre circulation, alimentation, activité, vêtements et environnement. Par exemple, une personne émet environ 100 W, réunissez des amis pour vous réchauffer. Préférez une couverture chauffante au chauffage central ou les bonnes vieilles solutions comme le récipient rempli d’eau chaude.

Vos vêtements sont alors importants dans votre dispositif. Leur choix est critique. Pour reconstruire votre garde-robe, identifiez chaque élément sur une liste puis définissez les tenues que vous pouvez composer. Vous devriez n’avoir qu’un seul exemplaire pour une fonction donnée et si vous avez 6 différentes tenues c’est suffisant.

Etre en bonne santé est une condition nécessaire pour apprécier la vie. Pour l’entretenir, le sport est important, mais nous avons une conception souvent erronée. Par exemple, nous voulons perdre du poids, mais pratiquons des exercices qui ne sont pas adaptés.  C’est comme lorsque conduire une belle voiture était un signe de richesse alors que c’est désormais plutôt la capacité à signer un contrat de crédit.

Etre en forme peut être défini par la capacité de battre n’importe qui dont vous ne pouvez échapper et échapper à ceux que vous ne pouvez battre. Le moyen le plus rapide pour atteindre cet état est de s’entrainer de manière intensive par opposition à un entrainement de fond. 20 secondes d’exercices suivies de 10 secondes de repos. Si vous devez faire 100 répétitions par jour, vous pouvez choisir le rythme :  33×3, 20×5, 14×7,10×10… en changeant le rythme vous pouvez adapter l’exercice à votre niveau.

L’alimentation est aussi déterminante. Le principe à ne jamais oublier étant que si un produit a besoin de publicité pour vous convaincre qu’il est bon pour vous c’est que ça n’est probablement pas le cas. La fréquence des repas est à questionner. Manger 6 fois par jour est à la mode, mais manger une fois par jour est possible : le régime du combattant qui ne mange qu’après le combat. Ce qu’il vous faudra vaincre, c’est la peur irrationnelle qui nous frappe lorsque nous avons faim.

Moyens de transport

Pour se passer de voiture, voici une démonstration simple pour faire le même trajet quotidien :

-          Marcher : 45 minutes

-          Courir : 25 minutes

-          Vélo : 15 minutes

-          Voiture : 10 minutes

10 aller/retour par semaine font environ 500 voyages par an et donne :

-          Marcher : 22 500 minutes

-          Courir : 12 500 minutes

-          Vélo : 7 500 minutes

-          Voiture : 5 000 minutes

La voiture est plus rapide non ? Regardons plus près. Le budget voiture est en moyenne 20 % des revenus annuels (15 % des dépenses en France selon l’INSEE), une personne travaille 2 000 heures par an (aux US) soit 120 000 minutes. 20 % de ceci donne 24 000 minutes. Un vélo coûte 50 € donc 300 minutes par an, mais prenons 1 000 minutes. Nous avons alors :

-          Marcher : 22 750 minutes

-          Courir : 13 000 minutes

-          Vélo : 8 560 minutes

-          Voiture : 29 000 minutes

Le paysage est totalement différent. Marcher est plus long mais en incluant tous les coûts, c’est même plus économique en temps que la voiture. 20 % des revenus c’est 2,4 mois de travail chaque année.

Votre télévision est un symbole de la spécialisation du travail : toute la journée nous faisons la même chose au travail pour rentrer végéter devant la télé et ne rien apprendre qui pourrait changer notre condition. Ce n’est pas temps le contenu qui est dommageable, mais tout ce qu’elle vous empêche de faire, la place qu’elle prend.

Le choix d’une assurance est important. Naturellement nous avons tendance à trop être assurés. Le seul intérêt d’une assurance, c’est de vous protéger d’une perte qui serait dramatique.

« Ce serait tellement plus simple si j’étais célibataire » : bien que séduisant, cette idée est fausse. En étant 2 vous faites des économies d’échelle. Les enfants ne sont pas non plus une raison bien qu’ils s’ajoutent à vos dépenses mensuelles ils ne coûtent pas plus que ce que vous pouvez vous permettre. Etre financièrement indépendant signifie que les enfants n’auront pas toutes les activités « stimulantes » que les parents payent pour pousser leur progéniture et leur construire un CV dans l’espoir de rentrer dans cette école très cotée.

Un système économique fonctionne avec 4 composants :

1-      Ressources

2-      Producteurs

3-      Consommateurs

4-      Recycleurs

L’économie moderne ne considère que les producteurs et les consommateurs ignorant le côté limité des ressources.

Redéfinir le travail

Le meilleur moyen de définir ce qu’est le travail est « on le sait quand on le voit » car cela inclut souvent des activités que l’on ne souhaite pas faire.  Un salaire est défini lorsque la productivité est difficile à mesurer. Dès lors, elle n’a que très peu d’influence sur la valeur que le salarié reçoit, il s’agit plus de rentrer sur le marché au bon moment ou d’être un bon négociateur. Etre payé sous forme de salaire peut amener une insatisfaction à cause de la décorrélation entre effort et récompense : le salaire reste le même.

Cela divise les salariés en 3 catégories :

1-      Ceux qui comprennent qu’ils avanceront plus vite en faisant de la politique dans l’entreprise

2-      Ceux qui réalisent qu’être présent et faire le minimum paiera tout aussi bien

3-      Ceux qui n’ont compris aucun des 2 points précédents

La seule raison pour laquelle dépendre d’une seule source de revenus n’est pas considérée risquée c’est parce que tout le monde le fait.

Le travail non-salarié (freelance, profession libérale…) offre l’avantage de restaurer le lien entre effort et récompense : pas de travail, pas d’argent. Souvent le non-salarié valorise ses heures travaillées soit en les facturant directement, soit en construisant une expertise ou des éléments réutilisables.

Le travailleur salarié ne réalise pas l’imposition qui pèse sur lui car tout est prélevé avant qu’il s’en rende compte. Il ne comprend pas non plus que l’on puisse vivre des revenus d’un capital car ses économies sont faibles et bien que le principe soit connu, peu arrive à le concevoir.

Epargne de précaution

L’épargne de précaution est un concept valable lorsqu’on vit d’un travail salarié ou non-salarié que l’on ne maitrise pas. Si l’on considère que l’on épargne 10 %, que l’on dépense 60 % en besoins et 30 % en envies, l’épargne de précaution doit couvrir les besoins et il faut donc 6 mois pour créer un mois d’épargne de précaution.

Plus le ratio d’épargne sur besoins est haut, plus vous serez en sécurité.

Vivre du revenu de son capital : être rentier

La promesse du livre, être rentier en 5 ans, s’explique ainsi :

En travaillant 30 ans à 10 % d’épargne vous êtes bon. Pour travailler moins longtemps, il faut augmenter le pourcentage d’épargne.

Votre capital de départ ne doit pas être entamé par vos prélèvements faute de quoi votre situation n’est pas maintenable. Aussi la rentabilité que vous allez en tirer est déterminante.

Investissez dans ce que vous comprenez au lieu de suivre ce que les gens vous disent (le livre ne conseil d’ailleurs rien à ce sujet).

Bourse

Entre 1905 et 1945, 1965 et 1983, 2000 et 2007, le marché était nul voir négatif alors qu’on trouve des périodes fastes comme entre 1983 et 2000 (Note : marché boursier US mais comme tout est désormais lié…). Une approche comptant sur les gains en capitaux telles que le suppose le Buy & Hold (acheter et conserver) est à ce titre risquée si par exemple vous vous retirez du marché au mauvais moment.

La méthode de Monte-Carlo suggère que :

  • Un capital placé subissant un retrait de 4% par an durera 30 ans
  • Un capital placé subissant un retrait de 3% par an durera 60 ans
  • Un capital placé subissant un retrait de 2% par an ne fondra jamais

3 % semble donc être un chiffre raisonnable, c’est aussi la croissance organique observée de nombreux secteurs.

Plus le fond est important, plus il durera (évident!) mais le taux de prélèvement joue un déterminant.

Chaque euro non dépensé équivaut à un réduction de 401 € de la somme nécessaire pour le fond. Un abonnement à 20 € par mois représente en fait 8 020 € soit plus de 4 mois de travail.

Allez-vous gérer votre argent vous-même ou le confier ? Si les frais de gestion sont de 1% du capital, cela veut dire que si vous retirez 3 %, c’est en fait plus de 4 qui sont ponctionnés = un quart des prélèvements sont des frais de gestion…

Les revenus obtenus à partir d’un capital sont très différents de ceux obtenus à partir d’un travail. Dans le premier cas ils dépendent des compétences et de la taille du capital, dans le second cela dépend des compétences et du temps passé.

Ce qui est difficile à comprendre, c’est que la gestion d’un capital récompense la compétence et la sagesse proportionnellement à la taille du capital, jamais en fonction du temps passé. Pour notre société qui confond être productif et être occupé,  c’est dur. Très souvent celui qui gère un capital gagne à ne rien faire et rester sage.

Le moyen le plus simple de changer d’état d’esprit, c’est d’arrêter de penser comme un agriculteur et de devenir un chasseur. Le travailleur moderne se comporte comme l’agriculteur : récompensé en fonction du niveau d’activité. Le chasseur doit frapper peu, mais juste.

Investir n’est pas une science. Malgré l’apparence que l’on veut se donner, la précision n’implique pas la véracité. C’est une compétence à apprendre, copier ne requiert aucune compétence particulière. N’achetez jamais un investissement parce qu’il vient de faire une bonne performance.

Conclusion

Early Retirement Extreme est un livre très descriptif ayant une approche assez philosophique des choses. J’ai beaucoup apprécié le fait que tous les domaines de la vie soient couverts sous l’angle IF. Je pense que tout ceci est applicable, mais je reste dubitatif sur le fait d’y arriver en 5 ans et en épargnant 75 % de ses revenus non pas pour des raisons économiques (Prenons 2 personnes ayant 2500 € / mois de revenus. Cela veut dire vivre sur 625 € et épargner 1875 €, réalisable, mais très minimaliste), mais pour le style de vie dépouillé que cela implique.

Un bémol doit être apporté à l’argument principal du livre : en France  nous n’avons pas pour habituer de payer pour tout et n’importe quel service comme cela est pratiqué aux US. Cela limite la marge de manœuvre d’un ménage français dans l’atteinte de l’IF et ne doit pas dériver pour faire de vous de gros radins (« plus de café à l’extérieur, c’est trop cher ! »).

Je trouve  son approche « old-fashion » (ou Amish bien pensant, c’est selon) très véridique sur la consommation : c’est clairement un levier important dans l’atteinte et le maintient de l’IF. Une saine lecture pour retrouver ce bon sens qui nous échappe si facilement.

A la lecture de ce livre, je pense que beaucoup d’entre nous reverrons leur désir d’indépendance financière car malgré tout cette forme-ci implique des changements profonds que peu de personnes seront capables de réaliser.

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