Procrastination : Comment j’ai écrit un livre en 3 mois en suivant une putain de routine ennuyeuse

Michael Ferrari Améliorer sa vie 12 Commentaires

procrastination au travail

Mon prochain livre est presque fini. Il sera publié aux éditions Leduc.s à la rentrée et le sujet sera… la procrastination !
C’est le sujet que j’ai voulu entièrement décortiquer. J’ai accompagné des clients en coaching individuel, j’ai eu des échanges informels avec de nombreuses personnes sur leur procrastination. Sur cette base, j’ai articulé ma méthode dans une formation en ligne et je la décline dans un livre papier que vous pourrez bientôt trouver chez votre libraire favori.

Mais ce que je voulais vous raconter, c’est comment j’ai utilisé ce que j’appelle une putain de routine ennuyante pour écrire ce livre et comment vous pouvez appliquer cette technique pour VOS projets.

Vous serez peut-être choqué du terme que j’utilise mais je l’aime bien. Et puis j’aime bien secouer mes lecteurs, surtout ceux qui sont là pour lire un truc de plus, se divertir ou procrastiner !

Mon défi, c’est de vous faire bouger vers vos objectifs et vous accompagner à avoir une vie riche sur tous les aspects, pas d’être une substitution à la télévision ou à un site de news et ça demande parfois d’utiliser des mots crus.

Alors voici ce qu’est cette technique.

Elle part d’un constat simple. Vous êtes assailli d’information. Vous tombez facilement dans l’ennui. Vous cédez facilement, et de manière inconsciente, à la peur lorsque vous devez FAIRE ce que vous procrastinez. Tout ceci est normal, vous êtes humain.

Je lisais un livre génial qui s’appelle « The prosperous coach« , un livre que je vous recommande fortement si vous êtes coach. Un de mes objectifs est d’arriver, sans savoir quand, à la situation décrite dans le livre : 5 à 10 clients qui s’engagent sur une année pour un ticket entre 20 000 et 50 000 € chacun et que j’accompagne de manière si intensive et globale que leur vie change complètement et qu’ils atteignent leurs rêves. Et oui, cela ne concerne que peu de personnes.

Mais ne vous arrêtez pas à mon objectif ambitieux. Après tout, c’est « Esprit Riche » ici et pas « Esprit je galère avec mon activité de coach ».

Il raconte une vision des choses qui illustre ma technique. Il parle du blocage de la page blanche de l’écrivain. Du fait que l’on se retrouve parfois à ne pas savoir quoi dire. Il pose alors la question suivante : « pensez-vous qu’un chauffeur routier à le blocage de la route ? »

Vous imaginez un chauffeur venir voir un coach et raconter qu’il n’arrive pas à prendre la route, qu’il a un blocage ? Qu’il existe de la procrastination dans l’objet même de son métier ?

C’est idiot hein ?

Vous êtes sur une chaine d’assemblage où la procrastination n’existe pas

Son conseil est de considérer ce que vous faites comme une routine ennuyante comme si vous étiez un ouvrier sur une chaine d’assemblage. Arrêtez de vous poser des questions. Le chauffeur routier à son plan de route et il roule. C’est tout. Il a son boulot à faire, il le fait. La procrastination n’a pas sa place.

Evidemment, il y des objectifs mal définis qui créent ces blocages. Des peurs trop fortes. Des visions déformées du monde où l’on croit qu’écrire est tous les jours une fête de la créativité et que des licornes magiques vont venir nous glisser les phrases parfaites. Mais dans le fond, c’est l’inaction permanente. Le fait de se faire des films sans jamais se poser et faire.

Et c’est en lien avec un coach américain que j’aime bien : Larry Windget. L’un de ses livres est :  « Ça s’appelle travail pour une raison ». Un autre de ses titres que je vous laisse traduire est « Grow a pair ». Il y raconte que OUI, travailler est parfois ennuyeux et qu’il y a une limite à « Faites ce que vous aimez ». Beaucoup de gens confondent avoir un métier plaisant et n’avoir aucun désagrément dans leur métier. Ils quittent une profession pour se rendre compte, après, que ce n’était pas si mal.

J’ai envisagé l’écriture ce livre comme la construction d’une maison. J’allais sur le chantier chaque matin pour faire avancer ce putain de chantier. J’ai le plan, je sais où j’en suis et même si je suis complètement perdu, je sais que je DOIS terminer cette maison car les artisans arrivent bientôt et que les livraisons sont prévues. J’ai bien des états d’âme et il y a un lieu et un moment pour les traiter mais ça n’est pas LORSQUE je dois faire.

J’ai écrit 1000 mots chaque matin, à la même heure. Ai-je écrit tous les matins sans faute ?  Bien sûr que non. Vous me prenez pour un robot !? Mais j’ai écrit la plupart des matins et cela suffit. J’ai avancé sans m’en rendre compte. Je me suis tendu mon propre piège.

Mais parlons de vous !

Qu’est-ce que vous pouvez transformer en une putain de routine ennuyante ?

Comment ? A quelle heure ?

Réagissez dans les commentaires 🙂

 

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Commentaires 12

  1. la phrase imagée de l’ouvrier qui va dans son chantier tous les matins est très intéressante.
    C’est clair, qu’un livre demande beaucoup de temps.
    1000 mots, c’était un objectif que vous vous aviez fixé ?

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  2. Well done ! Je confirme que c’est largement faisable ! 1000 mots c’est peu quand on y pense. 1000 mots dans des phrases de qualité en revanche ça prend plus de temps.
    Je sais de quoi je parle j’ai moi aussi écrit un bouquin « Êtes-vous une vache ? » en écrivant chaque jour un peu, mais ce qui me prenait le plus de temps c’est de structurer chaque phrase. Une phrase une idée.

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  3. Aie… j’ai l’impression que tout mon travail pourrai être englobé dans une « putain de routine ennuyeuse », la triste réalité c’est qu’il en serrait sans doute meilleur… Mais je crois que je partirai très vite en dépression, même si j’ai constamment l’impression d’en être pas loin.
    Mais il me semble que je perdrai le meilleur; quelque part être le premier ne m’intéresse pas , j’essaye d’être dans le « ventre mou » de l’équipe, ou légèrement devant.
    Ce que j’appel « le meilleur » c’est sortir de son bureau en hurlant que cette fois ci on en a plein le cul, que si l’ordi plante encore une fois on le balance par le fenêtre etc. puis aller voir un collègue dans une merde encore plus noire que la notre et rigoler de tout ça…
    SI tout roulait, ou si tout ça n’était qu’une routine; qu’est ce qu’on se ferrai chier!

  4. moi j’aime bien cette façon de parler, ça donne de l’énergie pour des choses qu’on sait ne pas être très motivantes: en gros y a des moments où faut arrêter de tergiverser, aller au charbon et faire ce qu’on a à faire, putain! 😀

  5. Bon j’ai écrit plusieurs bouquins et une centaine de chroniques sans suivre cette méthode, mais je la trouve intéressante car elle déconnecte le fait d’écrire de toute émotion. Alors on produit du contenu, et la structuration permet l’élagage et réciproquement. J’ai souvent constaté que ce qui était écrit avec enthousiasme n’était pas forcément meilleur que ce qui avait du sortir avec de la transpiration.
    Bon faut que je m’y remette, je fais partie de ton comité de lecture… Demain à 11h! 🙂

  6. Pingback: Efficacité personnelle : Etre plus efficace au travail et savoir prioriser |Esprit Riche

  7. J’ai mis seulement15 jours pour rédiger 90% de mon livre. Comment ? En étant efficace et inspiré : ce sont selon moi les 2 conditions nécessaires.

    En étant efficace, on est forcément plus productif. La preuve, je rédigeais pas plus de 3 ou 4 heures par jour.

    En étant inspiré, on est aussi forcément plus productif : on a plus qu’à transcrire ce qui nous vient. C’est souvent tellement limpide qu’on a l’impression que l’écriture se fait « presque tout seul ».

    Etre efficace, c’est pas compliqué : c’est juste une approche à adopter, ou parfois c’est même naturel.
    Quant à l’inspiration, c’est un peu plus compliqué : on l’a ou on l’a pas, bien que des facteurs influencent directement ceci, comme l’environnement qui peut littéralement changer notre état d’esprit.

    Notre pire ennemi à mon avis reste toujours le même : la procrastination, qui essaye de nous empêcher de mettre en pratique nos idées.

    Enfin, tout ceci n’est que mon point de vue hein 🙂

  8. mmm interessant et comme j’en ai marre de procrastiner je vais suivre tes conseils et retourner sur mes chantiers en ruines (soyons honnêtes).

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