6 erreurs de débutant qui vous font perdre de l’argent en bourse

Michael Ferrari Gérer et épargner, Investir en bourse et dividendes 24 Commentaires

Philippe Proudhon est l’auteur du livre Devenir rentier en dix ans que j’ai chroniqué ici. Ce que j’aime bien avec Philippe, c’est qu’il explique simplement et honnêtement son approche pour investir en bourse et se constituer une rente en dividendes. Il publie une newsletter financière gratuite autour de l’investissement à long terme dans des sociétés cotées de qualité et créatrices de valeurs. Il est aussi l’auteur de XlsPortfolio, un outil pour suivre son portefeuille boursier.

Voici Philippe !

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En discutant depuis maintenant trois ans avec de nombreux internautes sur différents forums de discussion Internet, j’ai identifié six erreurs fréquentes et surtout coûteuses dans les placements boursiers en titres vifs. Les lecteurs peuvent retrouver mon tracking record (c’est-à-dire mon historique de performance) qui légitime mon propos et me crédibilise, sur le site de l’investisseur heureux.

 

Erreur #1 : absence de diversification sectorielle

Les investisseurs particuliers recherchent souvent les plus gros dividendes possible et la fiscalité la plus douce possible. Par conséquent, ils vont privilégier les valeurs de rendement françaises dans le cadre avantageux du PEA. C’est ainsi que des particuliers vont penser faire de bonnes affaires en investissant sur Vivendi, France Telecom et Bouygues qui offrent des dividendes plantureux.

Hélas, avec l’arrivée de Free et la maturation du secteur télécom, les trois valeurs ont été attaquées, et dans leur cours de Bourse, mais surtout dans leur résultat opérationnel (Vivendi avec SFR et Bouygues avec Bouygues Telecom).

France Telecom vs Vivendi vs Bouygues

Ainsi, si en tant qu’investisseur vous pensiez avoir diversifié votre portefeuille d’actions avec trois valeurs « différentes » et « défensives », vous étiez investis en fait essentiellement sur la même chose : la téléphonie en France… Et vous subirez la baisse boursière et celle des dividendes pour les trois valeurs.

Rappelons que classiquement, dix secteurs sont identifiés :

  • Consommation discrétionnaire : Hermès, Peugeot
  • Consommation de base : Danone, Coca Cola
  • Énergie : Total, Technip
  • Services financiers : BNP Paribas, Axa
  • Santé : Sanofi, Essilor
  • Industrie : Safran, Schneider Electric
  • Matériaux de base : Air Liquide, Lafarge
  • Technologie de l’information : Cap Gemini, Dassault Systemes
  • Télécommunications : France Telecom, Vivendi
  • Services aux collectivités : GDF-Suez, Veolia Environnement

Cette liste peut servir de guide dans la composition de son portefeuille d’actions en faisant en sorte qu’il ne soit pas excessivement pondéré dans un secteur ou un autre, sauf si vous maîtrisez votre sujet.

À titre personnel, mon portefeuille est surpondéré en valeurs des secteurs de la consommation de base (Philip Morris International, Kraft Food, Procter & Gamble, Colgate-Palmolive…) et santé (GlaxoSmithKline, Johnson & Johnson, Abbott Labs, Baxter international…) et souspondéré en services financiers (uniquement des foncières cotées), matériaux de base et valeurs industrielles.

 

Erreur #2 : absence de diversification géographique

Des secteurs absents en France…

Par rapport à sa faible population (à l’échelle mondiale), la France peut s’enorgueillir d’une vingtaine de multinationales ou sociétés cotées en bourse capitalisant plus de 10 milliards d’Euros.

Malgré cela, plusieurs sous-secteurs sont totalement absents de la cote française. C’est notamment le cas des cigarettiers comme Philip Morris International ou British American Tobacco dont les performances opérationnelles et boursières sur dix ans ont été extraordinaires, mais sont restées relativement confidentielles auprès des médias financiers français.

British American Tobacco

Les leaders technologiques sont aussi pour l’essentiel américain, aussi bien pour les technologies informatiques (Microsoft, Oracle, Adobe, Facebook, Apple…) que médicales (Medtronics, Becton Dickinson, St Jude Medical, Thermo Fisher Scientific…).

À l’inverse, le secteur bancaire est surreprésenté en France avec trois grosses banques (Société Générale, Crédit Agricole, BNP Paribas), alors que l’Allemagne et ses 80 millions d’habitants n’en compte que deux (Commerzbank, Deutsche Bank).

Des économies découplées…

Au-delà de cet argument industriel, la crise dans la zone euro a montré s’il en était de la pertinence d’une diversification géographique, avec une économie et une bourse américaine en relativement bonne forme (notamment grâce aux interventions de la FED et au gaz de schiste), tandis que la zone Euro s’enfonce dans la crise, avec des incertitudes qui se reflètent sur ses marchés boursiers.

S&P500 vs CAC 40*

* la comparaison graphique est encore plus défavorable au CAC40 car c’est un indice nu qui exclut les dividendes, par opposition au S&P500. En réalité, dividende réinvesti, la performance du CAC40 est légèrement meilleure que sur le graphique, mais néanmoins négative et inférieure au S&P500.

Alors certes, la fiscalité des actions étrangères sur le compte-titre est moins avantageuse que celle du PEA, mais ne vaut-il pas mieux perdre un peu sur la fiscalité si cela permet d’augmenter nettement son rendement global [même après impôt] et avec une volatilité moindre ?

Une devise procyclique…

Un troisième argument, plus technique cette fois, en faveur de la diversification géographique est lié aux caractères procycliques ou contra-cycliques des devises.

Typiquement, l’Euro est une devise procyclique : elle s’apprécie par rapport aux autres devises quand « l’économie » va bien. Le Dollar américain, le Yen ou le Franc Suisse (un peu moins maintenant suite aux interventions de la Banque Centrale Suisse) sont des devises contra-cycliques ou refuges : elles s’apprécient par rapport aux autres devises quand « l’économie » va mal ou l’incertitude domine.

De fait, quand les marchés boursiers baissent, le dollar a tendance à monter par rapport à l’euro et vice-versa.

Ainsi, en exposant son portefeuille d’actions à la zone dollar, on bénéficie d’une sorte de couverture lorsque les marchés sont baissiers, ce qui diminue la volatilité globale du portefeuille.

 

Erreur #3 : vouloir « faire des coups » !

Peut-être  que les médias financiers ou certaines pratiques de traders (qui investissent l’argent des autres, mais pas le leur…) ont donné l’impression que les marchés financiers étaient des « casinos ».

Et effectivement, vous pouvez jouer en bourse comme au casino, en « misant » comme je le vois souvent sur des forums, sur des valeurs qui ont baissé, sans autre argument que l’espoir d’un retour à la moyenne après une baisse jugée « excessive » (par rapport à quoi ?).

J’achète Crédit Agricole, elle va bien finir par remonter !

Ce raisonnement fait hélas totalement abstraction de réalités opérationnelles des sociétés considérées.

Parfois, celles-ci sont temporaires et une hausse de l’action suivra l’amélioration des résultats opérationnels. D’autres fois, la société est durablement « plantée » et le cours de bourse reflète pendant des années l’absence ou la maigreur des profits, comme c’est le cas sur Alcatel-Lucent.

Il faut bien conserver ceci à l’esprit : au-delà de la volatilité quotidienne, le cours de bourse est corrélé aux profits (actuels et anticipés), ni plus, ni moins. La valorisation d’une société ce n’est donc pas le casino, mais une anticipation sur les profits futurs.

Si British American Tobacco présentée plus haut affiche une performance boursière si spectaculaire, c’est parce que la réalité opérationnelle est aussi spectaculaire : des bénéfices élevés, une croissance de ceux-ci à deux chiffres et une situation bilancielle exemplaire.

À l’opposé, France Telecom dont le résultat opérationnel ne fait que baisser année après année et qui se traine une dette de 33 MdEUR.

En voulant faire des coups, le risque est de se retrouver avec une moins-value durable qui plombera pour longtemps la performance globale de votre portefeuille.

Rappelez-vous que pour compenser une baisse de 50%, le cours doit remonter de 100% :

Perte

Gain nécessaire pour revenir au point de départ

20%

25,00%

30%

42,86%

40%

66,67%

50%

100,00%

60%

150,00%

70%

233,33%

80%

400,00%

90%

900,00%

 

Il se dit que la différence entre un joueur de golf professionnel et un joueur amateur, et que l’amateur se permet des coups que le professionnel n’aurait pas tentés !

C’est exactement la même chose sur l’investissement en action : une grosse perte va plomber complètement la performance globale de votre portefeuille et va vous amener à retenter un « nouveau coup » pour vous refaire.

Au final, il aurait été sans doute bien plus rentable et bien plus doux pour votre sommeil de détenir des titres de sociétés solides comme Air Liquide, Essilor, Sanofi, Coca Cola… et de vous contenter d’observer leurs profits et cours de bourse augmenter tout comme la valorisation de votre portefeuille.

Bien sûr, ceci n’est pas une raison pour acheter des titres de qualité « trop cher », mais à moins de maitriser vraiment votre sujet (et mon expérience des forums montre que c’est rarement le cas) il vaut mieux éviter les sociétés en difficulté (Alcatel-Lucent) et/ou sans réels avantages concurrentiels durables (Peugeot).

 

Erreur #4 : se focaliser sur le dividende

«  Plus d’argent a été perdu en « tirant » sur le rendement, que derrière la pointe d’un fusil. »

Cette citation attribuée à Warren Buffet, dirigeant vedette de Berkshire Hathaway est tellement vraie ! C’est un trait flagrant des particuliers que d’investir sur les valeurs qui offrent les rendements sur dividendes passés (ou prévisionnels) les plus élevés.


Notez bien le terme de « prévision » : le dividende n’est pas garanti !

Ceci pose quatre problèmes :

  • Le portefeuille d’actions se trouve alors peu diversifié, avec les secteurs des services financiers, services aux collectivités  et services aux télécommunications surreprésentés.
  • Un rendement sur dividende très élevé caractérise en général (les acteurs des marchés financiers ne sont pas totalement fous !) des sociétés sans croissance voir en décroissance et/ou avec un profil de risque élevé (typiquement dans le cas de Pages Jaunes nous avons les deux : un problème de croissance et un problème de dettes).
  • Le dividende élevé n’est pas toujours couvert par des bénéfices, et appauvrit l’entreprise (il y a même des cas ubuesques hors LBO où l’entreprise s’endette pour payer son dividende !).
  • Les rendements sur dividendes présentés sur Boursorama & consorts sont des prévisions d’analystes et ne sont en rien garantis (cf. la coupe récente sur le dividende de Vivendi).

Lorsqu’une société verse sont dividende, le cours diminue d’autant et c’est parfaitement normal, puisque la société puise dans sa trésorerie pour verser le dividende. Ainsi quand France Telecom verse deux fois dans l’année (dividende semestriel) un dividende d’environ 5% par rapport à son cours du moment, celui-ci perd 5% !

Si le dividende est couvert par les bénéfices et que ceux-ci sont au moins stagnants, le cours finit par remonter et l’action se comporte plus ou moins comme une obligation perpétuelle. Par contre, si le dividende est versé en excès des profits ou si ceux-ci baissent chaque année, cela se reflétera dans le cours de bourse et nous aurons une situation à la France Telecom : le cours de l’action baisse année après année et n’est pas compensé pour l’actionnaire par le dividende.

France Telecom ferait mieux de verser un dividende deux fois moins élevé, d’améliorer sa structure bilanciel en allégeant sa dette et d’investir dans son futur ! Mieux vaut donc laisser les gros dividendes de côté et se concentrer sur les sociétés qui font des profits croissants, versent des dividendes croissants et investissent dans l’avenir.

Typiquement, le rendement sur dividende de Coca Cola n’est pas très élevé à 2,70% ; mais il croit chaque année depuis cinquante ans :


Dividende de Coca Cola sur dix ans

C’est ce type de valeur que doit surpondérer un particulier qui veut gérer son portefeuille d’actions en « bon père de famille ».

Les investissements dans les actions à « gros rendement » seront plutôt faits à la marge et en tant qu’investisseur, concentrez-vous plutôt sur les profits et leur croissance plutôt qu’un dividende [excessivement] élevé !

 

Erreur #5 : abuser des smalls caps

Les petites capitalisations (small caps) sont les capitalisations comprises entre 300 MEUR et 1 ou 2 MdEUR (il n’y a pas de définition exacte, mais c’est l’ordre de grandeur généralement admis).

Elles peuvent paraitre alléchantes, car elles ont des ratios de valorisation ou croissance plus avantageuses que les grosses capitalisations boursières.

Mais cette fois encore, plusieurs problèmes se posent :

  • Souvent, le capital est concentré entre les mains de quelques actionnaires, ce qui limite les opérations capitalistiques type OPA ou pose des problèmes de gouvernance (les intérêts des actionnaires majoritaires dirigeants ne sont pas toujours ceux des minoritaires), ce qui explique qu’elles soient décotées.
  • La France n’est pas les Etats-Unis, le marché français c’est 60 millions de personnes contre 316 millions pour les Etats-Unis : de fait, pour croître fortement, une entreprise française doit être capable d’aller à l’international avant même d’avoir atteint un « seuil critique ». C’est plus facile pour les sociétés américaines, qui peuvent se contenter du marché américain et aller à l’étranger une fois qu’elles ont un historique financier et opérationnel solide. En conséquence, les smalls caps françaises m’apparaissent porter un risque plus élevé pour des perspectives moins intéressantes.
  • Déjà les petites capitalisations portent un risque opérationnel et une volatilité plus grande, mais les particuliers vont même souvent acheter des micro ou nano-capitalisations de quelques millions d’Euros de capitalisation, qui sont encore plus risquées.

Investir dans le smalls caps n’est pas une erreur en soit, mais il faut vraiment maîtriser son sujet et réaliser un travail important de due diligence et mon expérience montre qu’il n’est pas souvent fait.

 

Erreur #6 : acheter haut et vendre bas

C’est hélas le corolaire de tous les travers précédents et celui qui coûte le plus d’argent.

Lorsque vous avez un portefeuille d’actions peu diversifié sectoriellement et géographiquement, concentré en petites capitalisations ou en valeurs financières et que vous avez misé pour « faire des coups », mais sans maitriser votre sous-jacent, il est très dur mentalement de gérer la volatilité quand elle est maximum.

L’année dernière, quand le CAC40 a enchainé onze séances de baisses consécutives, j’ai pu lire sur les forums des liquidations de portefeuille :  « on se coupe un bras pour éviter de perdre la tête ».

Et les mêmes qui avaient vendu en août 2011 sont revenus en mars 2012, « rassurés » par la hausse des marchés, exactement comme dans cette caricature du cycle d’investissement des petits porteurs :

Le petit porteur qui « investit » en actions

Pour éviter ce biais, il faut cesser de voir la bourse comme un casino, mais investir en action comme si vous étiez propriétaire de l’entreprise (et d’ailleurs vous l’êtes en tant qu’actionnaire !).

N’est-ce pas « trippant » d’ailleurs d’avoir des actions Unibail-Rodamco et de se dire que vous possédez quelques m2 quand vous faîtes vos courses aux Quatres temps à La Défense ? Ou des actions Vinci quand vous vous garez dans un parking souterrain parisien à 4 € l’heure de parking ?

En changeant de paradigme (oubliez définitivement la bourse-casino) et en investissant dans des sociétés cotées solides et rentables dont vous êtes sûr de la valeur intrinsèque et du potentiel opérationnel, les baisses de marché (qui seront de toute façon limité si vous êtes vraiment diversifiés) seront au contraire vues comme des occasions de renforcer vos parts de société à prix modéré, gage d’enrichissement à long terme.

Tracking record public de Philippe Proudhon

Commentaires 24

  1. Bonjour,

    Une autre erreur que pas mal de débutant ont tendance à négliger c’est le money management c’est à dire la gestion des risques.
    Une action est plus volatile qu’une autre et pourtant la somme investis est la même. Grosse erreur !!!
    Avant d’acheter une action, il faut connaitre le montant de la perte acceptable.
    Le money management s’applique obligatoirement pour le trading mais il peut aussi pris en considération pour un investissement long terme

    Alexandre

  2. Pas du tout d’accord avec le #3… « La valorisation d’une société ce n’est donc pas le casino, mais une anticipation sur les profits futurs »….

    Et demain quoi, marchés efficients? A d’autres.

    Idem pour l’exemple de BAT… Une nouvelle législation contraignante et le superbe modèle opérationnel s’effondre en un clin d’oeil.

    Les trois principales raisons pour lesquelles la plupart des gens perdent de l’argent en bourse, à mon sens,

    1/ Ils ne prennent pas le temps de se former (c’est une affaire de plusieurs années)

    2/ Ils sont incapables de patienter (pas des semaines ni des mois, mais des années!)

    3/ Ils sont cupides, et la cupidité a toujours perdu son homme, peu importe le lieu, l’époque ou le contexte.

    Le livre de Philippe Proudhon n’en demeure pas moins l’un (si ce n’est le) meilleur ouvrage sur l’investissement boursier écrit en français.

    On saluera aussi son extraordinaire travail sur le forum de l’investisseur heureux.

  3. D’accord avec vous Thomz sur le fait que le 3 n’est pas nécessairement une erreur, mais au contraire peut être une dimension très rémunératrice d’un portefeuille d’actions…
    Néanmoins, l’article de Michael s’intitule « erreurs de débutants ». On peut donc supposer qu’il ne s’adresse pas en priorité à des disciples de l’oncle Ben Graham comme nous qui ont la patience et le courage d’analyser les comptes d’une Société pour les comparer à la valeur donnée par M.Le Marché… 😉

    1. En fait ce que j’appelais « faire un coup », c’était acheté une société en difficulté avec comme seul et unique argument que son cours était extrêmement bas puis croiser le doigts qu’il remonte.

      Mais acheter AIG, par exemple, en justifiant d’une décote sur fonds propres, d’une marge de sécurité sur une valorisation par la somme des parties, etc OK, c’est un achat spéculatif (certain diront que non étant donné que l’incertitude est compensé par un cours a priori très bas par rapport à la valeur intrinsèque) mais réfléchi.

  4. Merci pour cet article! Allez, j’en rajoute quelques unes et je pense que Philippe ne me contredira pas:

    erreur n°7:
    faire confiance aux conseils de son banquier, à la presse financière grand public ou aux analystes financiers (leur but est d’enrichir leur employeur, voire eux mêmes, mais certainement pas vous!)

    erreur n°8:
    allouer une partie erronée de son capital en bourse (non, 0%, ce n’est sans doute pas très bon, et 100% non plus 🙂

    erreur n°9:
    se tromper de courtier, les tarifs pouvant souvent aller du simple au quintuple!

  5. Dans la rubrique « faire des coups », on peut mentionner l’achat de produits dérivés par les débutants.

    Pas étonnant que les gens confondent investissement et casino après.

    Et d’ailleurs à ce propos, un grand courtier français, filiale d’une grande banque française fait moult promotion des warrants et turbos de sa maison mère, et – histoire de bien capter le chaland – offre les frais de courtage dessus !

    Le tout dans un petit encart qui apparaît sur la page d’état de votre compte-titres …

    Voir ça me hérisse encore plus le poil que les publicités pour le Forex !

  6. Dans ma profession je constate également que beaucoup de portefeuilles en actions ne comporte pas d’outils de couverture (ex tracker bear, options…) et c’est bien dommage.

    En faisant ainsi on peut améliorer considérablement la protection de son investissement.

  7. Salut Mickael,
    J’ai entendu parler des actions des autoroutes grâce à phillipe de l’émission « à votre écoute coûte que coûte », qu’en penses tu ? C’est aussi lucratif que ça y paraît ou pas ?

    Merci pour tout, cet article a été très instructif 🙂

    1. Post
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  8. Puisque ces articles s’adressent surtout aux particuliers débutants, je dirais qu’avant toutes ces considérations que j’appellerais « techniques », la première règle de sagesse pour eux est d’y placer l’argent dont il n’auront pas besoin rapidement, ni à une échéance butoir irrémédiable à moyen terme, sinon ils s’exposeront imprudemment aux ventes à perte, qui pourront dans ces condions devenir fracassantes.
    Si au contraire ils n’y investissent qu’un volant financier disponible sans limite de temps, ils se laissent la liberté de la patience et de l’arbitrage opportun, avec en prime des soucis de sommeil en moins.
    Par ailleurs, les placements en bourse étant globalement plus ou moins sujets à tant de critères objectifs et subjectifs, prévisibles et imprévisibles, les  »coups » sont aussi risqués que les « mises » au casino, sauf à être préparés et étudiés sérieusement, ce qui limite la part des aléas mais qui est rarement fait par les particuliers, et encore moins par les débutants.
    Pour les gens qui n’ont pas le goût ou le temps, ou la capacité, d’apréhender les critères de choix de leurs supports d’investissements, il me semble que commencer par l’achat d’OPCVM est une bonne manière de le faire et de s’initier aux placements boursiers.
    En effet, en classant et sectorisant les types d’actifs, ceux-ci permettent de palier en partie à la méconnaissance des actions et des entreprises dont elles sont issues.
    Reste toutefois au particulier investisseur à bien choisir son gestionnaire de fonds, ce qui demande un minimum d’attention.
    Je précise que je n’ai aucun lien professionnel avec des gestionnaires de fonds.

  9. Tout à fait d’accord avec la 6. Pour moi, c’est l’un des plus gros problèmes. Je le sais pourtant, mais ça ne m’empêche pas de faire la même erreur souvent (heureusement, c’est en compte démo, puisque je suis en pleine formation, mais bon, n’empêche)
    Pour le reste, je n’ai pas encore d’expérience pour commenter.

  10. Bonjour,
    question de cours d’économie : On parle d’action pour une entreprise ou société introduite en bourse. Lorsque une entreprise ou société n’est pas introduite pas en bourse mais qu’elle cède des parts de sont entreprise à ses salariés(je pense qu’il y a limitation seulement aux salariés de l’entreprise) on ne parle plus d’actions mais de…
    Il me semble que l’on parle de participations sociales ou bien de parts mais que l’on ne parle pas du terme « ACTIONS » même si maintenant « action » s’entend aussi bien pour entreprise côtée ou non en bourse, c’est juste pour un rappel de SVE « science & vie économique ».

  11. Personnellement, je suis d’avis qu’une trop grande diversification augmente le niveau de risque car notre connaissance des entreprises en portefeuille est alors mince ou nulle. Moi, dans mon fonds d’investissement privé, je ne détiens jamais plus de 10 titres, de cette façon, j’ai une connaissance sur mes compagnies très solide et par le fait même, mon niveau de risque diminue.

    Martin,
    http://www.investir-a-la-bourse.com

  12. Via le Club, les auteurs de l’IF ont formé et entraîné plusieurs centaines de particuliers à l’analyse financière et l’investissement boursier. La montée en puissance des élèves (aussi surprenant cela soit-il, la plupart d’entre eux étaient hier encore de complets néophytes) ne cesse d’émerveiller, et de donner raison au vieil adage : qui veut peut.

  13. maintenant pas néophyte du tout c’est l’expérience qui parle : la bourse vraie mine d’or pour les uns… vrai marché de dupe pour les autres ! rien ne se perd tout se transforme tout se récupère (Lavoisier) de temps a autres de gros investisseurs que sont les requins pilotes font monter les enchères pour toujours plus se gaver et naturellement en attirant dans leur sillage une nuée de petits poissons par l’appat du gain fascinés , mais lorsque les squales sont rassasiés , sans crier gare ils se retirent et c’est la chute des marchés financiers ! les petits poissons qui ont flairé et anticipé le coup font de meme , ils retirent leur billes ils ont gagné la journée , mais malheur aux autres piégés qui n’auront pas bougés ils passent systematiquement a la friteuse et sont dévorés , ils sont nombreux : ce sont les naifs boursicoteurs et ceux qui auront été attirés par des banquiers véreux (c’est principalement ceux composant un certain groupe bancaire créé en urgence en 2009 par l’Elysée qui sont visés si vous voyez ?) a ne pas retirer pour espérer toujours plus en ramasser, ces gens sont un véritable danger public ils peuvent vous ruinez en toute légalité ! voila présenté un petit cours de bourse d’une grande simplicité mais riche en réalité et je pense d’une grande utilité ! année 1999 a l’agence « caisse d’épargne » du quartier je ne m’étais pas précipité en demandant « des actions vite vendez moi des actions ! » et pourtant pensez donc c’était si bien présenté je ne pouvais pas passer a coté ! c’était initialement un P.E.L. contracté en 1991 que j’avais l’intention de prolonger , mais pour moi…et surtout pour eux il y avait beaucoup mieux a gagner , ils m’avaient bien vu arriver et attiré sur un « placement » d’une durée de 8 années a la bourse adossé , c’était sur le long terme ce qui devait le plus rapporté et une chance a ne pas laissé passer , a condition toute fois d’éviter entre temps de le débloquer ! en réalité ces criminels nous avaient fourgué au plus cher payés des produits qui allaient se révéler par la suite complètement pourris voir assassins , en nous faisant miroiter l’idée qu’ils allaient toujours grimper , alors qu’ils n’étaient pas sans savoir qu’ils n’allaient pas tarder a se casser le nez et c’est bien ce qui est arrivé ! concrètement ils m’auront fait « la totale » boire le calice jusqu’à la lie , entre tout ce qu’ils m’ont dilapidé sur les marchés boursiers , le P.E.L. retiré des pieds et rien ne peut plus etre prouvé , tout ce qu’au passage ils n’ont pas manqué de me siphonné et oui il faut encore payer les droits de me faire piller , l’impot payé sur un revenu disparu etc , a ce jour soit sur une durée de + de 16 années , a vue de nez c’est 60% ou encore + de 3000 euros de mon blé en-Volé pour dans d’autres poches aller chaudement germer , il ne sera plus question de le récolter , ce sont d’autres mal intentionnés qui vont le moissonner ! en vous signalant que piégé pour symboliquement ne pas accepter et reculer l’évidente réalité de ce splendide coup fourré dont c’est leur grande spécialité , rien n’a été et ne sera retiré , et s’il faut attendre le moment du saint sacrement de l’extreme onction pour commencer a profiter de ce qui pourra rester , bravo quel excellent placement quel mirobolant rendement ! ce qui veut dire que tout a fait surréaliste au-dela de leur conseil depuis l’année 1991 je n’aurais jamais vu un seul sous de la couleur de mon argent mais eux dans le meme temps ils n’auront pas manqué de le faire briller ! bien évidement on se demande ou se termine la judicieuse opportunité autorisée et ou commence la condamnable malhonneteté , c’est toujours le flou artistique l’ambiguité la nébulosité pour se débiner lorsque le vent vient a mal tourner , remarquez c’est une espèce hautement protégée! tenez sur le fameux contrat s’il était bien stipulé que la valeur des parts évolue en fonction des résultats des marchés financiers , ils s’étaient bien gardés cette bande de margoulins de mentionner : risque de perte partielle ce qui est le cas présenté , voir totale du capital engagé ce qui peut encore arriver , et qui n’aurait pas manqué au minimum a se poser des questions ou au maximum d’alerter , ce genre de procédé était-il bien régulier ? chacun sait hélas trop tard maintenant que le jeu boursier demande attention et mouvements de tous les instants , ne surtout pas rester planté comme un poirier par le biais d’un contrat dans les conditions que vous savez , n’était-ce pas envoyer les gens en les abusant pieds et poings liés a l’abattoir des marchés boursiers se faire massacrer ? remarquez ils n’ont pas changé , le tout dernier et énième krach étant déjà bien engagé a l’agence était encore affichée l’une de leur publicité : « avec la bourse recherchez les bonnes opportunités » illustré par un type équipé d’une épuisette courant a la chasse aux papillons , cette rigolote et conne publicité a tout de meme par la suite été retirée ! sur la lancée d’Eurotunnel ou des petits porteurs avaient été ruinés ils s’en étaient inspirés , 1999 Nuances 3d « boosté » par les actions , 2001 Doublo , 2006 vendues conjointement par les caisses d’épargne et les banques populaires les superbes actions Natixis ces petites pépites vous les connaissez ? comme dans toute activité on peut se planter 1 fois ça peut arriver… mais pas 3 en 6 années , a chaque fois : un coup crapuleusement bien monté ! perdre 60% ou 100% de son argent quelle importance ou est la différence ? je leur ai dit « le reste je vous le donne je vous en fait cadeau mais croyez moi promis juré ce sera un cadeau empoisonné , vous n’allez pas vous en tirer intacts et encore moins renforcés , la mauvaise rumeur quand elle prend de l’ampleur c’est votre terreur , le petit grain de sable dans le moteur peut s’avérer etre dévastateur , votre machine infernale a fabriqué des fous furieux enragés , il y aura peut etre des comptes non bancaires a régler ! » en attendant des jours meilleurs et une fulgurante remontée du caque 40 bien nommé a tous joyeux Noel .

  14. actuellement certaines notoriétés hauts placées éditent des livres est-ce un effet de mode ? de mon coté si vous me le permettez et que vous n’ete pas trop lassé , sur votre blog c’est une autre forme de littérature que je vais utiliser ! la fin justifiant les moyens je suis également présent sur pas loin de 250 blogs différents pour « les allumer » ces damnés banquiers genre « caisse a entuber ! » il faut dire que lorsque l’on s’était bien défoncé pour les gagner , dans la réparation auto ce n’est pas de la pénibilité d’opérette pour vous faire remarquer… tout ça pour aller engraisser voir gaver les gros cochons de patrons … c’est trop c’est pas possible ! je pense que par la qualité et l’acharnement de ma rédaction en corrigeant quelques fautes d’orthographe une carrière dans le journalisme n’a-t-elle pas été avantageusement manquée ? pour commencer manifestement ils essayent de noyer leurs crasses dans la masse ces espèces de gros dégueulasses ! devant l’ampleur des dégâts occasionnés ils m’avaient bien proposé un « arbitrage » celui d’un compromis de marchand de tapis : d’aller me reporter sur un autre de leurs placements pas mal rémunéré si ça pouvait éventuellement me contenter , d’entrée je leur ai dit « vous ete bien gentil mais sans façon je vous remercie » ! de mon coté a leurs opposer : pas de violence pas de souffrance pas d’affolement tout est dans le verbe , le tacle assassin sous la ceinture , le commentaire choc , le mot qui tue , mais la ou je me régale vraiment c’est sexuellement parlant les ridiculiser , cette psychologie c’est ce qui marque le mieux les esprits , bien que dans leur coin ce sont eux qui doivent le plus rigoler… enfin pour l’instant ! ils font encore de temps a autres quelques apparitions a la télévision avec toujours des pubs a la con : ce type qui plonge la tronche dans un trou percé dans le mur qui pourrait etre l’embouchure d’un tuyau de poele , il la ressort noir comme un ramoneur avec un ballon , ébahi complètement abruti betement il souri , il a l’air pas bien cuit , mais voila avec la « caisse d’épargne » il a gagné pas mal de radis , avec le renfort de cette voix doucereusement mielleuse , comme le Roquefort elle attire les mouches : « une belle rencontre , vous aurez peut etre des enfants des projets ?  » mais comment cela pourrait-il etre possible eux qui sont capables par leur comportement de rendre les plus beaux males impuissants ! et ces 2 jeunes gens a la mine d’enterrement ils ont l’air constipés est-il arrivé un accident ? , quoique cette banque contrairement a eux depuis pas mal de temps a tendance a me donner plutôt la diarrhée , que faut-il en penser ? mais bien sur ils sont insouciants quelque soit leur état d’ame , leurs parents placent pour eux de l’argent , et quand ils seront grands ils remercieront la « caisse d’épargne » et leurs parents de leurs avoir fait gagner pas mal d’argent … sauf si la boutique fait faillite naturellement ! et cet homme de couleur il souri a l’inverse des mohicans il a la toiture traversée par un coup de tondeuse partageur , d’un coté de la figure il a l’insouciance de ses 20 ans de l’autre la mature de ses 60 ans , mais que signifie cette pitrerie ? et bien oui de la « caisse d’épargne » lui aussi il est ravi , au crépuscule de sa vie il aura gagné pas mal d’argent ! mais quel bon moment certainement avec cet établissement , nous on ne gagne pas beaucoup d’argent (on en perd surtout beaucoup) mais qu’est ce qu’on peut rigoler !

  15. Les fonds indiciels ou secteurs ou FNB ( fonds négocier en bourse) ne sont t’ils pas de bons outils pour investir si on ne veut pas se casser la tête ? Mes choix reposeraient bien sur sur le Dow Jones , le Nasdaq 100 ou bien l’indice précurseur des mouvements du Dow Jones , le Dow Jones Transportation!

  16. investir en bourse mais les amis par les temps qui courent c’est de la folie douce ! assurément avec toute la somme qu’ils m’ont racketté et depuis le début de l’année la casse s’est encore pas mal accentuée : parier sur les bourriques au grand prix d’ Amérique aurait été beaucoup plus prolifique ! depuis les ruineuses actions Eurotunnel peu romantiquement parlant dans le ciel étoilé ils pointent au firmament de la voute céleste des pires coups fourrés boursiers que l’on puisse imaginer , ce ne sont pas des établissements d’interet public mais des officines de DANGER public ! jamais des voleurs actifs mais toujours de dégueulasses receleurs réactifs , remarquez qu’ il y en a au moins un en les cognant publiquement a tout bout de champ qui ne reste pas inactif ! la bourse avant tout une question de timing , en rentrer et en ressortir toujours a point nommé ! ce n’était pas les appétissantes aventures culinaires de Sarah Wiener mais c’était les dégueulasses aventures boursières générées par une véritable mafia politico financière ! cours de mathématiques aie ça peut réactiver de bien mauvais souvenirs : additionner les forces pour multiplier les chances + la banque sale définition = moins voir 0 pognon dans la poche du pantalon , serait ce une nouvelle expression algébrique ? non la solution c’est la résultante pour d’un bon coup de piston s’en prendre bien profond dans l’ognon …pardon ce n’est pas de l’imitation ah la vache ah les cochons , « silence dans le fond arretez de faire les C… demain il y aura interrogation et éventuellement des punitions ! » comment pouvoir imaginer 2 boutiques aussi daubées , mais entre la petite sœur c’est la grande sœur que j’aime a en perdre la raison : byebye la plus grande partie de mes ronds ! il faut déjà le faire un vrai tour de passe passe : comment avec les 2 plus mauvaises banques et les non moins belles casseroles boursières qu’elles trainent aux pieds , il était possible de créer il faut bien le dire en catastophe … paradoxalement ils n’avaient pas manqué de le claironner , un très bon 2eme groupe bancaire français était né ! un vrai jardin féérique un vrai paradis idyllique ils annoncent fièrement haut et fort que les comptes sont solidement bons de plus en plus bons , le temps est radieux le ciel est bleu le soleil brille de 1000 feux , et bien c’est faux c’est archi faux ce sont de fieffés bonimenteurs car le plus gros de leur chiffre d’affaire c’était avec leurs s…peries boursières que ces 2 boutiques le réalisait , et pour beaucoup actuellement la bourse c’est « vite dégageons » : un adage il ne faut jamais essayer d’empecher un marteau de tomber dit on , ces 2 associés a la C.. donnent l’impression d’etre sur la sellette pourquoi pas sur le siège éjectable , pour les qualifier le mot clef si élégant si charmant de nos jeunes des quartiers s’impose « bande d’e……  » indiscutablement c’est le mieux adapté !

  17. Retour affection, envoûtement d’amour, dés-envoûtement , guérison des maladies, magie noire, magie blanche, devenir riche – PAPA LOKOSSOU – Grand maître marabout, vaudou sorcier, plus de souci a vos projet de développement Medium voyant, vodou du Bénin – Afrique
    Tél : (+229 64 86 07 29
    Email : [email protected]

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