Hyperconsommateur

Publié le 20. mai, 2010 par Michael.

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Rat Race

Etes-vous un hyperconsommateur ?

Je pourrais définir l’hyperconsommation comme le simple fait de trop consommer, mais ce serait une définition bien vague pour chacun d’entre nous. La différence entre la consommation et l’hyperconsommation est assez subtile, car c’est un phénomène sournois si l’on n’y prête pas attention.

On commence par acheter une première voiture d’occasion parce qu’on peu de moyens puis dès que l’on reçoit un bon revenu, on prend à crédit une nouvelle voiture toute neuve et bien souvent au-dessus de nos moyens. On ne se contente plus d’un jean à 50 € mais de celui à 90 €. On fini par se créer de nouveaux besoins : cette demande c’est le début de la rat race.

Achetez maintenant, payez plus tard

Une petite règle simple est de voir si vous pouvez payer cash votre achat. S’il s’agit d’un achat important, cela veut dire que vous avez fait preuve de discipline durant les mois/années précédentes et que donc vous êtes en mesure de vous l’offrir : vous savez gérer votre consommation. Pour les achats plus communs, c’est plutôt leur fréquence et les montants qui seront intéressants.

L’autre indicateur intéressant consiste à regarder si c’est dans vos moyens. Pour un couple lambda gagnant 3000 € par mois, avoir une voiture à 30 000 € est de l’ordre de l’hyperconsommation. Est-ce que votre style de vie est cohérent avec vos revenus ?

L’hyperconsommation, c’est aussi le fait d’ajuster systématiquement ses dépenses sur ses revenus en omettant d’épargner et d’investir d’abord.

Il ne s’agit donc pas de ne plus rien consommer ! Si vous avez une passion pour le manga, il ne faut pas s’empêcher d’en acheter simplement sur ce prétexte. Là où les choses se gâtent, c’est si vous avez une passion pour le manga, pour les fringues, pour les bons restaurants, pour les grosses voitures et que vous n’êtes prêt à renoncer à aucun de ces achats.

Une vie à crédit

Dans le bonheur paradoxal, l’auteur exprimait le fait que l’hyperconsommation n’apporte aucune satisfaction durable : il faut immédiatement renouveler l’expérience et cela conduit à la dette.

D’une manière générale, si vous avez des crédits –hormis pour la maison- c’est que vous êtes un hyperconsommateur.

Les riches consomment plus

Ce qui est surprenant lorsqu’on regarde de plus près les habitudes des riches, on constate (notamment dans The Millionaire Next Door) qu’ils ne sont pas des hyperconsommateurs et même pas de gros consommateurs. Ils vivent modestement, « comme tout le monde, j’allais dire.

Par exemple, on découvre que ceux qui achètent les costumes à plus de 400 € ou les montres à plus de 200 € ne sont pas les plus riches. Et cela est vrai pour l’ensemble des biens de consommation. Autrement dit, les objets les plus luxueux ne sont pas achetés par les plus riches !

Une précision tout de même : la confusion sur le mot « riche » est toujours forte. Qu’es-ce qu’un riche : quelqu’un qui a 1 million d’euros de patrimoine ou quelqu’un qui gagne 5 000 € par mois ?

Ce que montrent l’ensemble des études, c’est que les « vrais » riches, ceux qui ont du patrimoine et qui ont donc démontré des capacités de gestion et de la discipline, ne sont pas des hyperconsommateurs alors que les « faux » riches sont les vrais clients de ce type de produit.

C’est typiquement le salarié manager dans une grosse boite qui gagne entre 60 k€ et 200 k€ : celui qui cherche à s’acheter une reconnaissance sociale.

Autrement dit, il y a ceux qui sont riches en capital et ceux qui sont riches en revenus et c’est bien souvent une distinction qui fonctionne : les plus riches en patrimoine ne sont pas nécessairement ceux qui ont un gros revenu et l’on retrouve souvent des gens ayant un gros revenu avec seulement un petit patrimoine. Les vrais riches savent gérer leur argent.

Le truc, c’est que la société attend de vous que vous consommiez.

Plus vous avez d’argent, plus vous devez consommer. Les médias adorent nous parler de telle ou telle célébrité qui s’est offert un luxueux bateau ou de la manière dont elle a acheté 15 paires de chaussures en une heure, mais ce ne sont que des phénomènes hors-norme. Ils ne sont en rien représentatifs du comportement de la majorité.

Lorsque j’ai commencé à travailler, j’avais déjà un salaire confortable de plus de 2 000 € chaque mois qui me permettait de « vivre sans compter ». Pour autant, mes revenus augmentant chaque année, je n’ai jamais développé d’habitudes cohérentes avec mon niveau de revenus. Par exemple dans le choix de mon appartement –à la location- je pouvais prétendre à des appartements dont le loyer est deux fois supérieur à celui que j’ai choisi. Est-ce que l’appartement serait plus grand et plus beau dans ce cas ? Surement, mais mon objectif n’est pas de vivre dans un bel et grand appartement : mon objectif c’est l’indépendance financière. Rassurez-vous mon appartement actuel est vraiment très bien J

L’hyperconsommation est ce qui sépare 2 foyers ayant les mêmes revenus : l’un n’a pas de souci d’argent, l’autre ne peut se permettre d’avoir une baisse de revenus sans quoi ses finances passent dans le rouge.

Ne vous laissez pas piéger par les attentes mercantiles des « autres ». Ce n’est pas à vous d’aller chercher la croissance avec les dents, pas au péril de vos finances personnelles. Faites preuve de discernement dans vos achats.

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Sal Khan : Education en ligne, et si le « prof » était mort ?

Publié le 18. mai, 2010 par Michael.

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Internet bouleverse nos habitudes. Il a changé la manière dont on travaille, il a influencé la vie de millions de personnes. L’éducation n’est pas épargnée par Internet et la question demeure : et si Internet permettait de s’éduquer ?

Je suis un fervent croyant de l’éducation, je pense que pour être préparé dans notre monde aujourd’hui, il faut en comprendre un maximum. Habituellement, cela passe par un cursus scolaire et bien souvent l’apprentissage et la curiosité s’arrête à la remise des diplômes.

Pour moi, les mathématiques restent un souvenir douloureux : un prof débite son cours façon marathon et moi je perdais encore une heure de ma vie assis sur une chaise inconfortable.

Heureusement, Internet change encore les choses ici. Je n’attends bien évidemment pas que les conservateurs et les différents gardiens du temps Education approuvent mes propos (et ça m’est égal d’ailleurs) mais je pense qu’Internet est un excellent moyen d’apprendre. La question n’est même plus là en fait, si vous n’en êtes pas convaincu c’est que vous êtes largué.

La véritable question est : Internet peut-il remplacer votre prof ?

La classe virtuelle

La classe virtuelle n’est pas vraiment une classe car vous êtes seul derrière votre écran. Sal Khan est l’une de ces personnes extraordinaires. Travaillant dans la finance, il commence à créer des petites vidéos éducatives sur des thèmes aussi variés que l’algèbre ou l’histoire en parallèle de son métier pour en effet éduquer ses cousins qui habitent loin de chez lui.

Avec les années, il arrive à cumuler 1400 vidéos (vous lisez bien !) couvrant des pans entiers de l’éducation traditionnelle. Ses vidéos rencontrent un succès d’audience alors même qu’il n’emploie qu’un tableau noir sur lequel il raconte son histoire. Le développement de l’audience est tel qu’à lui seul il réunit plus de personnes que le MIT, Stanford, Berkeley ou n’importe quelle autre école. Il est devenu une école : la Khan Academy. Il a quitté son boulot pour continuer sa passion et toutes ses vidéos sont gratuites.

Malgré les inconvénients d’internet comme le manque d’interaction, chaque mois ce sont 200 000 personnes qui regardent ses vidéos : quel prof peut se targuer d’atteindre autant d’élèves ?

Sal Khan at Gel 2010 from Gel Conference on Vimeo.

Dans cette vidéo, il raconte que ses cousins lui ont confié que « il était meilleur en vidéo qu’en vrai » car, selon lui, l’élève a peur d’interrompre le prof et de lui faire perdre son temps alors qu’avec internet il lui suffit d’aller voir la vidéo précédente ou de faire d’autres recherches.

Il raconte comment il a choisi de présenter ses vidéos sous forme de tableau noir : tout simplement car il n’avait pas de caméra et il savait que l’éducation fonctionnait bien sans qu’on le voie. Le fait de voir le prof pouvait même être une source de distraction. Il ne fait même pas de script pour ses cours car il dit qu’il est trop feignant : il improvise ses cours.

Ce sont des milliers de lettres qu’il reçoit désormais chaque mois d’élèves, de parents, de professeur et de personnes ayant enfin appris quelque chose dans les domaines enseignés : ils n’ont pas mémorisé bêtement comment résoudre un problème particulier, ils ont vraiment intégrés la philosophie de chacune des matières.

Il raconte le témoignage d’un étudiant qui était mauvais en math et qui a passé un été à travailler sur la base de ses vidéos. A la rentrée suivante, il passe un test de mathématiques auquel il ne fait aucune erreur.

Internet, bien utilisé, est magique.

Si vous ne savez pas quoi faire cet été : commencez par ici.

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Comment étendre son réseau de connaissance ?

Publié le 17. mai, 2010 par Michael.

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On dit parfois que ce n’est pas ce que l’on connait qui compte, mais qui l’on connait. Si le savoir reste essentiel pour mener une vie remplie de choix conscient, les personnes que l’on connait sont très importantes pour notre avenir.

Mais alors, comment faire la connaissance de nouvelles personnes ? Comment créer un lien avec un contact qu’il soit personnel ou professionnel ?

J’ai remarqué que quelques comportements simples pouvaient faire toute la différence du monde entre quelqu’un d’isolé (et de désespéré) et quelqu’un possédant un réseau riche.

L’une des idées de base, c’est que l’on doit créer son réseau avant d’en avoir besoin. C’est exactement le même principe qu’avec une assurance : il faut y souscrire avant d’y avoir recours. La raison la plus évidente, c’est que lorsque vous en aurez besoin, vous ne serez pas dans l’état d’esprit nécessaire pour créer les relations qu’ils vous faut à ce moment précis : vous serez peut-être dans l’urgence ou tellement focalisé sur un objectif que vous ne verrez pas l’intérêt de la relation à ce moment-là.

Pour cela, l’autre idée de base, c’est que vous êtes là pour rendre service à votre réseau. Oui, vous lisez bien : vous ne créez pas des contacts pour avoir des gens à disposition pour répondre à vos questions, vous créez un réseau pour aider tant que possible les gens que vous rencontrez. Pensez à donner avant de recevoir pour ne pas passer pour un distributeur de cartes de visite. La question qui se pose est : qu’avez-vous à offrir ?

Étendre son réseau est un travail méthodique et régulier : il ne s’étend pas par hasard. Quelques éléments clés pour y arriver :

- fixer des objectifs : vous voulez rencontrer une personne en particulier ? Essayez d’atteindre 2 ou 3 personnes qu’elle côtoie. En fait, pour chacun de vos objectifs traditionnels, essayez d’identifier quelles personnes pourraient vous aider à l’atteindre.

- ne jamais faire d’appel à froid : « Bonjour, je ne vous connais pas, mais j’aimerais vous rencontrer pour parler de X » ou encore « Bonjour, je propose des services de …, seriez-vous d’accord pour qu’on se rencontre pour faire affaire ? ». La réussite dans ces conditions est quasi-impossible. N’appelez jamais à froid ! Appelez après avoir été mis en relation d’une manière ou d’une autre : amis communs, évènement commun…

- soyez audacieux dans votre travail de relation : organisez des petits évènements ou des repas où vous mettez en relation les gens que vous connaissez. Demandez à quelques personnes de ramener une personne ou deux. En fonction de la configuration de l’évènement -il vaut tout de même rester à moins de 10 personnes- vous pourrez ainsi faire bénéficier les participants de vos relations et ils pourront vous amener de nouvelles relations. Vos invités connaissent vos centres d’intérêt et auront tendance à ramener automatiquement des gens « compatibles » mais il ne faut pas hésiter à réunir des gens d’horizons différents.

- si vous ne pouvez organiser l’évènement, participez à l’organisation d’un autre évènement. Dans chaque profession, il existe des évènements qui réunissent les professionnels : proposez votre aide. Vous serez alors frappé d’une aura magique qui vous donnera accès à l’ensemble des intervenants. Idem pour un repas qu’une de vos connaissances souhaite réaliser.

Sommes-nous amis ?

Comment savoir si les gens que vous avez rencontrés sont des « amis » ? Ami est un peu galvaudé, mais disons que ce sont des gens que vous pouvez appeler en cas de besoin et qui sauront qui vous êtes -le minimum que l’on attend d’un ami non :) . Peu importe par quel média commence votre relation -email, téléphone ou rencontre réelle, une bonne règle pratique est de considérer qu’une connaissance est « établie » lorsque vous avez au moins utilisé chacun de ces médias. Cela veut dire que par exemple vous avez rencontré la personne lors d’un évènement et que vous avez échangé vos cartes de visite.  Ensuite il y a eu une raison pour échanger quelques emails et plus tard vous avez échangé un coup de fil. À partir de ce moment-là, on peut considérer que vous avez créé un début de relation qu’il faudra bien sûr entretenir et développer.

Lors d’un évènement professionnel, j’avais réalisé l’interview du PDG d’une très grosse boite qui naturellement m’avait donné sa carte de visite : à l’issue du moment que l’on avait passé ensemble je ne considérais évidemment pas qu’il se souviendrait de moi dans un mois. Les gens, particulièrement ceux ayant des positions hiérarchiques hautes, rencontrent de nombreuses personnes, il faudra alors adapter votre manière de créer le lien et réaliser un travail un peu plus minutieux dans ces cas-là.

Le réseau est essentiel pour atteindre vos objectifs. En appliquant les quelques recommandations ci-dessus, il vous restera cependant à entretenir l’ensemble de vos relations. Il est estimé qu’il faut au minimum réactiver une relation 2 fois par an pour qu’elle reste vivante.

N’omettez aucune de ces étapes. Même si je pense que créer et développer un réseau est un boulot à part entière et demande un travail de fond, chacun peut s’inspirer de ces conseils pour améliorer ses propres relations et trouver des supports pour atteindre ses objectifs.

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Le besoin d’être conforme

Publié le 13. mai, 2010 par Michael.

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Rosa Elvira Flores
Être conforme est rassurant. Lorsqu’on est conforme, on répond aux attentes des autres – du moins l’attente que l’on suppose. On joue la carte de la sécurité en partant du principe que si on fait ce que les autres attendent, on bénéficie donc de leur appui et de leur soutien : dans tous les cas on ne sort pas du cadre. On pense être à l’abri de la critique puisque l’on est conforme à ce que veulent les autres.

Le conformisme est en nous parce que c’est quelque chose que la société attend de nous. Ne dit-on pas de quelqu’un qu’il est anticonformisme pour mettre en avant le fait qu’il est marginal ? L’école est une formidable machine à conformisme. S’il y a un rôle que tient l’école, c’est bien celui de rendre conforme tous ses participants. L’autre exemple, c’est l’armée : quelle corporation est aussi disposée à faire marcher au pas chacun de ses soldats ? D’ailleurs n’est-ce pas l’objectif d’une corporation que de fixer la norme et la conformité attendue ?

Vous l’aurez compris, être conforme c’est le programme d’une vie. À 3 ans, il faut faire la sieste comme tout le monde sans quoi vous êtes qualifié d’hyperactif. À 12 ans, il faut mesurer telle taille sans quoi vous avez un problème de croissance. À 16 ans, il faut avoir tenté telle et telle expérience sans quoi vous êtes un attardé. À 22 ans, il faut avoir fait tel ou tel diplôme sans quoi vous êtes un raté. À 26 ans, il faut avoir un couple sans quoi vous êtes un souci pour vos parents. Et je pourrais en écrire des tonnes !

Que la conformité soit sociétale ou plus locale, nous vivons souvent pour satisfaire les attentes des autres. Et pour l’argent ?

Et si quelqu’un attendait de vous que vous soyez un mauvais gestionnaire ? Et si quelqu’un attendait que vous soyez un mauvais investisseur ?

Quelle est la phrase que l’on s’attend le plus à entendre ? « Je te l’avais bien dit ! »

Pour réussir, il faut faire preuve de conformisme

Un jour, je prenais le métro et quelqu’un faisait la manche après avoir expliqué pourquoi nous devions lui donner de l’argent. En sortant, je suivais ses pas et dès que nous nous retrouvions dans la rue, je le vois dégainer un téléphone portable. Choqué, je réalise que quelqu’un faisant la manche n’est pas cohérent avec le fait d’avoir un téléphone portable : il avait fait preuve d’un anticonformisme néfaste. Pourtant, rien ne m’avait dit combien lui coutait vraiment ce téléphone ni même s’il en avait un besoin que je ne pouvais soupçonner mais le fait est que ce n’est pas ce que l’on attend dans cette situation : l’effet était mauvais.

Aurait-il sorti son téléphone durant son discours ? Certainement pas. Il sait à quoi il doit être conforme et il comprend le risque de ne pas l’être.

Si vous trouvez un mentor de génie, il faudra aussi être conforme. Il faudra répondre à ses attentes pour en tirer un enseignement vous concernant. Le conformisme n’est donc pas forcément négatif : il permet de se rapprocher des gens ayant le même état d’esprit.

…et d’anticonformisme

Peu importe votre position par rapport à celui qui fixe la norme, votre force est de pouvoir en fixer une nouvelle : de décider de ce qui est la norme pour vous. Il y a une frontière fine entre le conformisme à tout va, aveugle, l’anticonformisme doux et la véritable rébellion.

Pour autant, un anticonformisme dosé, souvent appelé de l’audace, est un élément essentiel dans tout accomplissement.

Nous érigeons rarement des monuments avec la mention « Il a fait valider tous ses documents par son supérieur et demandait toujours une autorisation avant d’agir : il a changé le monde. » En fait, si vous n’agissez pas et si vous n’élevez pas votre pouvoir de conscience, vous serez enfermé dans un conformisme puant.

Le pouvoir de votre conscience, c’est simplement le fait de choisir vos combats. Même les grands rebelles sont conformes sur des points bien choisis. Prenez le cas de José Bové par exemple. Il a enfreint la loi en détruisant des champs de maïs mais il s’est montré conforme avec les attentes de la justice de notre pays. L’anticonformisme est aussi un moyen de se démarquer, de faire passer ses idées ou d’être mémorisé.

Le conformisme et l’argent

Avec l’argent le conformisme n’est pas beaucoup plus utile. Certes, il faut être conforme aux règles dans ce domaine (contrairement aux exemples que montrent les plus riches) mais il faut savoir prendre ses décisions en conscience.

Le conformisme, c’est le mouton qui sommeille en vous. La bourse monte ? « C’est le moment d’acheter ! ». Elle baisse ? « Oh, c’est la déprime. » Il dicte vos décisions, il vous demande de suivre le mouvement. En fait, le pire qui puisse vous arriver, c’est d’être en dehors du troupeau non ?

Être conforme, c’est accepter sans réfléchir les slogans commerciaux prémâchés : « Louer c’est jeter de l’argent par les fenêtres », « La bourse prend en moyenne 10 % par an sur le long terme »

Si la norme érigée est d’avoir une France de propriétaires, allez-vous vous jeter sur le premier crédit immobilier dans vos moyens ?

Êtes-vous accro au conformisme ?

Faites-vous partie de ces gens qui préfèrent assurer le conformisme plutôt que rendre le service pour lequel ils sont payés ? Voici un mal que je constate depuis des années : l’état d’esprit du « mieux vaut avoir l’accord de son chef plutôt que de rendre service au client ». Je constate que dans les organisations, la majorité des gens ne choisis pas ses combats et se contente d’être conforme à tout va. Ils oublient ce pour quoi ils sont là : rendre un service à quelqu’un.

Ce qui est terrible, c’est que l’organisation elle-même n’encourage pas les gens à choisir d’être anticonformiste même lorsque c’est dans l’intérêt du client. Chaque niveau hiérarchique doit justifier sa présence en exerçant un pouvoir de maintien du conformisme sur ses sbires mais où cela VOUS mènera-t-il ?

Êtes-vous un accro de la validation ?

Mon sentiment est simple : trop être conforme, c’est tuer votre personnalité et donc c’est devenir un simple pion. Et que fait-on des pions lorsqu’on a plus besoin ? On les vire. Pourquoi garder un pion X lorsqu’on peut le remplacer par un pion Y ? Le pion Y se aussi sage que le pion X. Il viendra faire valider. Il sera conforme à ce qu’on attend de lui. D’ailleurs on ne fera même pas la différence entre leurs réalisation puisqu’ils n’auront pas eu d’espace pour s’exprimer.

La fonction du marketing n’est-ce pas de définir ce qui est conforme et d’y rallier un groupe ?

Le conformisme nous tue. Il détruit notre productivité car il impose des rythmes et des rites sociaux qui n’ont aucun rapport avec les résultats nécessaires pour l’organisation.  Il aseptise relations. Il vous rend plus pauvre en faisant de vous de piètres gestionnaires. Il bride votre créativité.

Faites un choix. Prenez le micro. Mettez en oeuvre vos croyances. Rendez un véritable service au client.

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