Les 3 étapes incontournables pour changer n’importe quoi dans votre vie

Michael Ferrari Comment avoir le mindset pour réussir 10 Commentaires

chainePour changer une mauvaise habitude, dépasser un comportement, acquérir une attitude différente vous devez passer par ces 3 étapes. Ratez-en une et vous mettrez en péril votre projet.

Que cela soit pour atteindre l’indépendance financière, devenir plus efficace, arrêter de procrastiner, développer votre leadership ou faire un changement important, il y a des étapes clés à respecter. Si vous ne les respectez pas, et vous l’avez surement déjà fait, vous vous retrouvez à échouer misérablement. Vous prenez parfois une baffe.

Si je vous dis cela, c’est pour une raison simple. J’ai consacré les dernières années à décortiquer le fonctionnement humain pour démultiplier les effets de mes formations et de mon coaching. Et si c’est un chemin plus qu’une destination précise, il y a clairement de bonnes pratiques qui permettent à une idée, un conseil de toucher le bon endroit et de faire son effet.

Les 3 étapes sont simples :

1-      Comprendre les mécanismes : ses déclencheurs, ses pièges, son fonctionnement

2-      Avoir le désir d’adopter un nouveau comportement

3-      Vouloir faire des efforts

Appliquez ceci au domaine de votre choix et vous verrez que ce sont des étapes incontournables. Vous verrez que si vous sautez une étape, vous échouerez.

Par exemple, si vous souhaitez arrêter de procrastiner et que vous vous « forcez », vous brûlez toutes les étapes. Vous ne comprenez pas ce à quoi vous faites face et vos efforts vont être mal placés. Vous allez vous épuiser.

Si vous voulez négocier votre salaire et que vous partez du principe que vous avez eu un avis positif sur votre travail l’année dernière, vous allez droit à la catastrophe car il vous manque toutes ces étapes. Par exemple, comprendre comment fonctionne une négociation salariale, ce que vous allez devoir changer pour en obtenir une et les efforts que vous allez devoir faire pour cela.

L’étape 1, c’est de comprendre ce qui se passe derrière le rideau.

Si je prends l’exemple de la gestion du temps, j’ai animé récemment une journée de formation Efficacité Zen où nous avons creusé ces principes et ce que l’on réalise à chaque fois, c’est que ce qui marche bien est contre-intuitif. C’est souvent l’opposé du conseil de base que tout le monde vous donnera. Pour être efficace, tout le monde vous dira de faire une todo list par exemple.

Le problème, c’est d’écouter des personnes qui n’en savent rien. L’autre problème, c’est que parfois des personnes font croire qu’elles savent de quoi elles parlent.

Pour dépasser un problème, vous devez en comprendre les principaux mécanismes et surtout ceux qui s’appliquent à votre situation.  Nul besoin de devenir un expert de la procrastination pour arrêter de le faire, juste d’en comprendre les mécanismes et sortir du « faut se forcer ».

Les déclencheurs sont les situations ou les stimuli qui causent votre problème. Par exemple, vous vous retrouvez débordé à chaque fois qu’un nouveau projet tombe. Vous perdez patience à chaque fois que Robert intervient en réunion. Vous reportez au lendemain dès que vous sentez que ça va marcher.

Au delà des déclencheurs, augmenter vos chances de réussite passe par l’identification des pièges. Ce sont les conséquences de votre comportement actuel. Lorsqu’un nouveau projet tombe et que vous êtes débordé, vous bâclez les travaux en cours et vos clients en pâtissent. Lorsque vous perdez patience, vous vous décrédibilisez auprès de votre équipe. En reportant au lendemain, vous vous auto-sabotez.

Ensuite, c’est le fonctionnement plus général que vous devez comprendre. Ce sont les processus cognitifs, les comportements et tout ce qui vous passe par la tête lorsque le problème arrive. L’objectif, c’est « se comprendre ».

 

L’étape 2, c’est  d’avoir le désir de changer.

Je sais, c’est évident. Qui engagerait un changement sans être sur de son désir ?

Je me souviens bien de la dernière fois où je l’ai fait. Je voulais courir un marathon. J’ai commencé à me renseigner (étape 1), à apprendre les mécanismes de base, à préparer un entrainement progressif et simple. J’ai commencé à courir régulièrement. Au bout de 2 mois, j’ai commencé à avoir une douleur à la hanche. J’ai changé de chaussure, c’était mieux mais la douleur persistait. J’ai alors arrêté.

Mon désir de changer n’est pas assez fort. J’aurais pu faire examiner le problème et trouver une solution mais ça n’en vaut pas la peine à mes yeux. Mettre en place ce que j’avais mis en place était déjà couteux et mon désir n’était pas assez fort.

A quel point voulez-vous changer ? Qu’est-ce qui motive votre changement ?

 

L’étape 3, c’est de vouloir faire des efforts.

Oui, changer va demander un effort. Je sais, c’est encore évident. Les choses n’ont pas à être compliquées pour être justes.

Faire des efforts, c’est engager le temps, l’argent qu’il faut. Faire un effort, c’est travailler consciemment sur ce comportement tant qu’il n’est pas ancré (et cela peut prendre bien plus que 21 jours). Faire un effort, ce n’est pas s’acharner ou s’épuiser mais c’est être conscient qu’il va y avoir un moment de mise en place. Et ce moment peut durer des mois.

Quelle attitude allez-vous avoir face aux premières difficultés ?

 

Décortiquez un problème actuel à l’aide de ces 3 étapes !

Ce qui déclenche mon comportement est …

J’évalue mon désir de changer à … (entre 0 et 10)

Je suis prêt à faire les efforts suivants …

Commentaires 10

  1. Bonjour Mickaël,

    On veut tous changer, prendre de nouvelles habitudes, l’objectif, vivre mieux et plus heureux.
    Seulement, le changement implique une démarche personnelle, parfois « douloureuse », il faut sortir de sa zone de confort.

    Et pourtant…, les efforts en valent la peine.

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  2. Bonjour Mickaël,

    Face aux premières difficultés, je vais me demander pourquoi je voulais changer, retrouver ce qui m’a motivé la première fois et visualiser le résultat que je veux obtenir.

    Mais il est clair que l’étape 3 est la plus dur, même si on a envie de faire des efforts, ils sont parfois trop violents et on s’essouffle rapidement, ce qui démotive voir même dégoûte. Je pense qu’il faut y aller progressivement pour ensuite atteindre un vrai rythme de croisière.

    Mickaël, pourrait-on ajouter une 4ème étape, « c’est de mesurer ses progrès pour aller plus loin ». Ainsi on pourrait changer ce qui ne fonctionne pas bien dans notre démarche pour le rendre plus efficace, mais aussi regarder tout le chemin parcouru pour être encore plus motivé. Qu’en penses-tu ?

    A bientôt,
    Marc.

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  3. Salut Oui on peut aussi se demander quels sont le bénéfices secondaires à ne pas changer. En apparence on « souffre » d’une mauvaise habitude, mais elle permet d’engranger des bénéfices (qu’on s’occupe de nous, nous donner un style, se conformer à notre personnage, obtenir de l’attention etc…) qu’on est surtout pas prêt à perdre. Il y a 4 bonnes questions: Que vais-je gagner à changer, que vais-je perdre à changer. Que vais-je gagner à ne pas changer. Que vais-je perdre à ne pas changer

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  4. Slt a Tous,

    les trois points sont vraiment intéressant, mais on ne peut se mettre dans ce processus de changement si on ne prend pas déjà conscience qu’il y a quelque chose a changer, comme Philippe la dit le but ce n’ est pas de changer mais savoir ce pourquoi on doit changer et savoir que c est a son propre risque et péril de le faire ou pas. Je pense qu’ici nous ne devons pas nous mettre a la place de l’autre quand nous voulons changer mais penser que ce changement la nous feras du bien s’il est nécessaire et nous causera énormément de tord si on le fessait uniquement pour plaire a X ou Y personne.

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  5. De mon coté je pense qu’il est préférable avant toute chose c’est de reconnaitre que certains combats pourraient être perdu d’avance et donc il est hyper important de trouver une adéquation entre ce que nous voulons changer et ce qui nous est possible de faire. A lire sur ce sujet l’excellent article suivant
    http://www.minimalisme.ch/marc-aurele

  6. Tout à fait d’accord avec cet article.
    En plus,quand on commence à s’engager sur une nouvelle voie, le premier pas est souvent le plus difficile. Mais avec un peu de pratique (et beaucoup, beaucoup d’obstination), les changements deviennent moins forcés, plus naturels…

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