La révolte d’atlas (Atlas Shrugged) – Ayn Rand

Michael Ferrari Esprit riche, Résumé de livre 35 Commentaires

Voici le résumé d’un livre qu’un de mes mentors m’a offert il y a plus de 2 ans. Trônant sur mon étagère, impressionné par ses plus de 1000 pages, je l’ai ouvert en ce début d’année et je l’ai lu d’un trait. Ayant laissé reposé mes réflexions depuis, en voici les fruits !

La révolte d’Atlas (ou Atlas Shrugged) est un livre particulier pour 2 raisons : c’est un livre écrit dans les années 50 qui est parmi les livres favoris des Américains juste après la bible (2 737 commentaires sur Amazon à ce jour) et c’est un livre très peu connu du public français.

Ce qui explique ces 2 raisons, c’est certainement le contenu du livre : une critique ouverte de l‘interventionnisme à outrance de l’état, un thème fort aux Etats-Unis qui est toujours mal vu en France où les hommes politiques nous vendent toujours le « plus d’état » et où les électeurs en redemandent. Le livre n’est pas tant contre l’assistanat que contre le pillage de la valeur ajoutée créé par les entrepreneurs.

L’histoire est intemporelle. Elle raconte celle d’un monde qui décrépit sous le poids de ses propres parasites. Un monde où ceux qui possèdent le pouvoir des urnes pensent être en mesure de contrôler ceux qui produisent et créent la richesse jusqu’au jour où la rupture arrive : les esprits se mettent en grève et choisissent de regarder le monde s’écrouler laissant mourir les autres.

La thèse de l’auteur, c’est l’objectivisme qui peut être définit comme le fait qu’une action est réalisée parce qu’elle a un sens et non pas de manière arbitraire. Elle s’oppose aux décisions politiques sans fondements et valorise le bon sens et la liberté individuelle. Une idée forte, c’est qu’il faut un équilibre juste entre la rémunération de celui qui entreprend et ce que les autres lui ponctionnent : il arrive un moment où celui qui créé n’a même plus intérêt à se donner du mal.

2 camps s’affrontent : les esprits honnêtes (scientifiques, entrepreneurs, artistes, travailleurs) et ceux qui essaient de les soumettre à leurs décisions. C’est le basculement d’une société individuelle à une société collectiviste, de l’excellence à l’égalité. Un personnage, John Galt, organise la fuite des cerveaux vers un lieu secret : c’est la grève de l’intelligence.

Le champ de bataille c’est notamment la Taggart Transcontinental, une compagnie ferroviaire dirigée par Dagny et James, les enfants du fondateur. Dagny est celle qui porte l’entreprise et qui résout tous les problèmes. Elle refuse le bullshit et incarne le pragmatisme, son frère s’y accroche et se laisse un peu vivre. Cette entreprise est l’une des principales du pays et fournit un service essentiel aux habitants et aux industries mais son réseau est vieillissant. Pour la sortir de cette difficulté, un nouveau matériau est sélectionné. Il est fournit par Hank Rearden, le fondateur de Rearden Steel, un fabricant de rails ayant inventé un alliage plus performant que tout ce qui existait auparavant : le Rearden metal.

Hank Rearden est un personnage fort. Il est passionné par son métier mais son entourage proche est à l’image de la société : sa femme, Lilian, n’a aucune passion, son frère Philip vit à ses crochets et sa mère lui fait du chantage affectif pour lui demander d’embaucher son frère.

On y voit aussi Ragnar Danneskjold, un pirate volant la richesse produite destinée aux pillards pour la rendre aux entrepreneurs spoliés.

Pour mettre fin aux difficultés que rencontrent les compagnies ferroviaires, une loi est votée pour empêcher les entreprises de se faire une concurrence destructive et certaines lignes de train sont même nationalisées. Les syndicats professionnels se posent des questions comme « Le Rearden Metal est il un produit dangereux issu de la convoitise ?« .

Rearden est rapidement amené à négocier avec Dagny Taggart pour lui fournir des rails :

Rearden : Je pourrais penser que je tiens Taggart Transcontinental en mon pouvoir.

Dagny : Vous le savez, de toutes façons.

— Je le sais. Et j’ai l’intention de vous le faire payer.

— Je l’espère bien. Combien ?

— 20 dollars de plus par tonne, à compter des livraisons de demain.

— Plutôt élevé, Hank. Est-ce le meilleur prix que vous pouvez me faire ?

— Non, mais c’est celui que je vais prendre. Je pourrais demander deux fois ça, et vous les paieriez encore.

— Oui, je le ferais. Et vous pouviez le faire. Mais vous n’allez pas le faire.

— Pourquoi non ?

— Parce que vous avez besoin que la Ligne Rio Norte soit construite. C’est votre première vitrine pour le Rearden Metal.

Il lâcha un petit rire.

— C’est vrai. J’aime faire des affaires avec quelqu’un qui ne se fait pas d’illusions sur les faveurs accordées.

— Savez-vous ce qui m’a fait me sentir soulagée, quand vous avez décidé de tirer profit de la situation ?

— Quoi ?

— Que, pour une fois, j’étais en train de négocier avec quelqu’un qui ne prétend pas faire de “faveurs”.

Les concurrents de Rearden voyant d’un mauvais oeil son avance technologique, ils œuvreront pour faire voter décrets et lois afin de réguler le marché en mettant sous contrôle les approvisionnements en matière première et en annulant le brevet du Rearden metal pour que tout le monde puisse en produire. C’est l’oeuvre du « Département général des sciences et des technologies ».

L’état reprend le dessus et pilote toute l’activité économique. Il définit la règle de répartition qui consiste à dire que chacun doit travailler en fonction de sa compétence et qu’il recevra un salaire en fonction de ses besoins. Le travail n’appartient plus à celui qui le réalise. Il doit le mettre dans un pot commun et récupérer seulement ce qui lui faut.

Petit à petit, les meilleurs entrepreneurs ferment leurs usines et disparaissent sans laisser d’adresse. Richard Halley, un compositeur de génie fait de même. Puis, c’est au tour des meilleurs salariés d’abandonner leurs postes. Ne restent alors que les moins compétents et ceux qui ne contestent pas les règles mises en place.

L’apologie des fausses bonnes intentions et le mepris de l’intelligence deviennent la règle.

— Maintenant, vous voyez, docteur Stadler, vous êtes en train de parler comme si ce livre s’adressait à un public capable de réfléchir. Si c’était le cas, personne ne devrait se sentir concerné par des choses telles l’exactitude, la validité, la logique et le prestige de la science. Mais ce n’est pas le cas. C’est adressé au public, à la masse. Or, vous avez toujours été le premier à penser que la masse ne réfléchit pas. Il marqua une pause, mais le docteur Satdler ne saisit pas cette occasion de rétorquer quelque chose, « Ce livre peut bien avoir aucune valeur philosophique quelqu’elle soit, mais il a une grande valeur psychologique ».

— Expliquez-moi ça ?

— Vous voyez, docteur Stadler, les gens n’ont pas envi de réfléchir. Et plus ils ont de problèmes, moins ils veulent se casser la tête. Mais, par le mécanisme de quelque sorte d’instinct, ils sentent qu’ils le devraient, et cela leur fait en éprouver de la culpabilité. Par conséquent, ils béniront et suivront quiconque leur fournit une justification pour ne pas réfléchir ; chacun est bien soulagé de pourvoir faire une vertu–une vertue “hautement intellectuelle” bien sûr–à partir de ce qu’il sait être son péché, sa faiblesse et l’objet de sa culpabilité.

— Et vous proposez de bassement encourager cela ?

— C’est la route de la popularité.

Le discours de John Galt est mémorable. A la fin du roman, John Galt, celui qui a organisé depuis le début la fuite des cerveaux pirate une intervention des représentants du gouvernement pour expliquer son point de vue.

La stratégie des politiques, c’est alors d’aller chercher John Galt à la rescousse. Ils lui demandent de reprendre le choses en main pour rétablir le pays. Celui-ci pose une condition : qu’il ait carte blanche. Cette condition n’étant jamais accordée, les politiques négocient avec John Galt puis essaient de le contraindre par la loi de travailler pour eux seulement voilà : comment forcer quelqu’un a réfléchir pour vous ? On lui demande de coopérer malgré lui en faisant croire au public qu’il rejoint volontairement le gouvernement :

— L’esprit de la Nation va revivre dès demain matin, Monsieur Galt, quand ils entendront que vous avez été retrouvé.
— Qu’est-ce que vous voulez ?

— Juste vous accueillir au nom de tous les citoyens.

— Suis-je en état d’arrestation ?

— Pourquoi penser en de tels termes dépassés ? Notre travail consiste seulement à vous escorter en toute sécurité au devant des plus hauts représentants de l’Etat, là où votre présence est urgemment souhaitée.

Il marqua une pause, mais il n’y eut pas de réponse.
— Les personnalités les plus représentatives du pays sont désireuses de s’entretenir avec vous… juste de s’entretenir et d’arriver à une compréhension mutuelle et amicale.
Les militaires ne trouvaient rien d’autre que des vêtements et des ustensiles de cuisine ; il n’y avait ni lettres, ni livres, ni même un journal, comme si la pièce était l’habitation d’un analphabète.

— Notre objectif est seulement de vous prêter assistance pour que vous puissiez prendre la place qui vous est dûe au sein de notre société, Monsieur Galt. Vous ne semblez pas réaliser votre propre valeur aux yeux du public.

— Mais si.

— Nous sommes ici, simplement pour vous protéger.

— Verrouillée ! déclara un militaire en donnant un coup de poing contre la porte du laboratoire.
Le chef dut adopter un sourire doucereux.

— Qu’y a t’il derrière cette porte, Monsieur Galt ?

— Propriété privée.

— Voudriez-vous l’ouvrir pour nous, s’il vous plait.

— Non.

Le chef étendit les bras dans un geste d’impuissance peinée.
— Malheureusement, j’ai les poings liés, Monsieur Galt. Les ordres, toujours les ordres, vous me comprenez. Nous devons entrer dans cette pièce là aussi.

— Entrez-y.

— Il s’agit seulement d’une formalité, vous savez, une simple formalité. Il n’y a rien qui puisse justifier que les choses ne se déroulent pas à l’amiable. Voudriez-vous coopérer, s’il vous plait ?

— J’ai dit, non.

— Je suis sûr que vous ne voudriez pas que nous soyons mis dans l’inconfortable obligation de… de recourir à des moyens qui ne sont absolument pas nécessaires.

Il ne reçut aucune réponse.
— Nous jouissons de l’autorité nécessaire pour casser cette porte, vous savez… mais, bien sûr, nous ne souhaitons nullement en arriver à de tels excès.
Il attendit, mais il n’eut aucune réponse.

Le discours sur l’argent dont voici un extrait illustre très bien l’idée générale du livre :

« — Donc vous pensez que l’argent est la source de tous nos maux ? dit Francisco d’Anconia. « Ne vous êtes-vous jamais demandé ce qui est à la source de l’argent ? L’argent est un outil d’échange, lequel ne peut exister à moins que n’existent des biens produits et des hommes capables de produire ceux-ci.
L’argent n’est pas l’outil des tapeurs qui réclament ce que vous produisez avec des larmes, ni des pillards et des chapardeurs qui vous le prennent de force.
Lorsque vous acceptez de l’argent en paiement de vos efforts, vous le faites seulement par ce que vous êtes convaincus que vous échangerez ensuite cet argent contre le fruit des efforts de quelqu’un d’autre. Ce ne sont pas les tapeurs, les pillards, les chapardeurs et les pique-assiettes qui donnent à l’argent sa valeur.
[…] Mais vous dites que l’argent est fait par le fort aux dépens du faible ?
De quelle force parlez-vous ? Il ne s’agit pas de la force des armes ou de celle des muscles. La richesse est le produit de la capacité de penser des hommes. Alors, l’argent est-il fait par l’homme qui invente un moteur aux dépens de ceux qui ne l’ont pas inventé ? L’argent serait-il fait par l’intelligent aux dépens des idiots ? Par l’ambitieux aux dépens du fainéant ? L’argent est fait–avant d’être volé ou chapardé–grâce aux efforts de chaque honnête homme, de chacun à la mesure de sa compétence. Un honnête homme est celui qui sait qu’il ne peut consommer plus qu’il a produit.
[…] L’argent existe pour vous permettre d’échanger, non pas votre faiblesse contre la naïveté des hommes, mais votre talent contre leur raison ;
[…] Mais l’argent n’est rien d’autre qu’un outil. Il vous emmènera partout où vous le désirez, mais il ne prendra pas les commandes de votre véhicule. Il vous donnera les moyens de satisfaire vos désirs, mais il ne vous fournira pas de désirs.
L’argent est la terreur des hommes qui tentent d’inverser la loi de causalité, des hommes qui cherchent à remplacer l’esprit par la confiscation des produits de l’esprit.
L’argent ne permettra pas d’acheter le bonheur pour l’homme qui ne sait pas ce qu’il veut ; l’argent ne lui donnera pas un code de valeurs s’il a tourné le dos à la connaissance de ce à quoi il peut accorder une valeur, et il ne lui apportera pas de but s’il a détourné le regard de ce qu’il pourrait rechercher.
L’argent ne permettra pas d’acheter de l’intelligence pour l’idiot, ni de l’admiration pour le peureux, ni du respect pour l’incompétent. […] N’enviez pas l’héritier vaurien ; sa richesse n’est pas la vôtre, et vous n’auriez pas mieux fait avec. N’allez pas croire que sa richesse aurait dû être équitablement redistribuée entre vous ; remplir ainsi le monde de misérables parasites, au lieu de n’avoir à en supporter qu’un seul, ne ramènerait pas à la vie la vertu morte qui fut la fortune.
[…] L’argent est votre moyen de survie. Le verdict que vous prononcez à l’encontre de la source de votre survie, est le verdict que vous prononcez à l’encontre de votre vie. Si la source est corrompue, alors vous avez damné votre propre existence. Avez-vous obtenu votre argent par la fraude ? En escomptant le vice et la stupidité des hommes ? En nourrissant les naïfs, dans l’espoir d’obtenir plus que votre compétence ne pourrait vous le permettre ? En abaissant vos idéaux et vos valeurs ? En accomplissant un travail que vous n’aimez pas pour des acheteurs que vous méprisez ? Si c’est le cas, alors votre argent ne vous offrira pas un seul moment, ni pour un seul penny, de joie. Alors, toutes les choses que vous achèterez deviendront pour vous, non pas un hommage, mais un reproche ; non pas un exploit, mais un rappel de votre honte.
Alors dans ce cas vous crierez à qui veut l’entendre que “l’argent ne fait pas le bonheur”, et “qu’il est le mal”.
Le mal parce qu’il ne vous laisserait pas accéder à votre amour-propre. Le mal, parce qu’il ne vous laisserait pas profiter de votre dépravation.
Ne serait-ce pas plutôt cela qui serait à l’origine de votre haine à l’égard de l’argent ?
L’argent demeurera toujours un effet et il refusera toujours de prendre votre place en tant que cause.
[…] Alors vous verrez arriver la montée des hommes au code à deux vitesses : ces hommes qui vivent de l’usage de la force, mais qui comptent cependant sur ceux qui vivent de l’échange de leurs efforts, afin de conserver la valeur de l’argent qu’ils pillent et qu’ils chapardent ; ces hommes qui sont les “auto-stoppeurs” de la vertu. Au sein d’une société morale, ces hommes-là sont des criminels, et les lois sont écrites pour vous protéger contre eux. Mais quand une société établit des criminels-de-droit et des pillards-de-droit, tous hommes qui font usage de la force pour saisir la richesse de leurs victimes ainsi désarmées, alors l’argent se fait le vengeur de ceux qui l’ont créé.
[…] Alors observez l’argent. L’argent est le baromètre de la moralité d’une société. Lorsque vous voyez que les échanges se font, non pas par consentement, mais par obligation ; lorsque vous voyez que dans le but de produire vous avez besoin d’obtenir la permission d’hommes qui ne produisent rien ; quand vous voyez que l’argent coule à flot en direction de ceux qui échangent, non pas des biens ni des services, mais des faveurs ; lorsque vous voyez que les hommes deviennent plus riches grâce à des “pots-de-vin” et à de l’influence, et non pas par leur travail, et que vos lois ne vous protègent aucunement contre eux, mais, au contraire les protègent contre vous ; lorsque vous voyez que la corruption est récompensée et que l’honnêteté doit être le sacrifice de soi, alors vous pouvez dire que la société dans laquelle vous vivez est perdue.
[…] A travers toute l’histoire des hommes, l’argent a toujours été saisi par les pillards d’une idéologie ou d’une autre et dont les noms changeaient, mais dont les méthodes sont toujours restées les mêmes : saisir la richesse par la force et enchaîner ceux qui la produisent, les avilir, les diffamer, les priver de leur honneur.
Cette phrase à propos des “maux de l’argent” qui sort de votre bouche avec une revendication de vertu si téméraire, vient d’un temps où la richesse était produite par le travail d’esclaves ; des esclaves qui répétaient des mouvements jadis découverts par l’esprit de quelqu’un, et affranchis de toute amélioration, des siècles durant.
Aussi longtemps que la production fut assurée par l’usage de la force et que la richesse fut obtenue par la conquête, il n’y eut pas grand-chose à conquérir. Pourtant, à travers tous les siècles de stagnation et de famine, les hommes ont exalté les pillards, les aristocrates de l’épée, les aristocrates de naissance autant que les aristocrates du “rond-de-cuir”, et méprisé les producteurs dont ils firent leurs esclaves : les marchands, et les boutiquiers autant que les industriels.
[…] Si vous me demandez de nommer la plus fière de toutes les distinctions américaines, alors je choisirais–parce qu’elle contient toutes les autres–le fait d’être à l’origine de l’expression “faire de l’argent”. Aucun autre langage ou nation n’a jamais utilisé cette expression auparavant ; les hommes avaient toujours imaginé la richesse en termes de quantité statique–devant être saisie, mendiée, héritée, partagée, pillée ou obtenue comme une faveur. Les Américains ont étés les premiers à comprendre que la richesse devait être créée.
L’expression “faire de l’argent” contient l’essence de la moralité humaine.
[…] »
Il y-avait les gens qui avaient écouté, mais qui étaient maintenant en train de se sauver pour se tenir à l’écart, et les gens qui disaient : « C’est horrible ! Ce n’est pas vrai ! Comme c’est méchant et égoïste ! »–le disant à voix bien haute mais en même temps avec prudence, comme s’ils souhaitaient que leurs voisins les entendent, mais que Francisco ne le pourrait pas.
— Señor d’Anconia, déclara la femme aux boucles d’oreilles, « je ne suis pas d’accord avec vous. »
— Si vous vous sentez en mesure de réfuter une seule des phrases que je viens de prononcer, Madame, il m’intéressera beaucoup de vous entendre.
— Oh, je ne peux pas vous répondre. Je n’ai aucune réponse. Mon esprit ne fonctionne pas comme cela, mais je ne crois pas que vous ayez raison, et c’est bien pourquoi je sais que vous avez tort.
— Comment le savez-vous ?
— Je le sens. Je ne fonctionne pas avec ma tête, mais avec mon cœur. Vous êtes peut-être bon en logique, mais vous n’avez pas de cœur.
— Madame, quand nous verrons les hommes mourir de faim autour de nous, votre cœur ne sera d’absolument plus aucune utilité pour les sauver. Et je suis assez “sans-cœur” pour dire que lorsque vous crierez “Mais je ne le savais pas !” vous n’en serez pas pour autant pardonnée.

Conclusion

Il m’est évidemment impossible de résumer toutes les idées d’un roman qui possède presque la dimension d’une oeuvre philosophique. Contrairement à des idées philosophiques théoriques, ses idées sont illustrées au travers d’un bon roman qui vous poussera à répondre à des questions telles que :

  • Pourquoi vivez-vous ?
  • Pour qui vivez-vous ?
  • En quoi croyez-vous ?
  • Quelle doit être la place de l’état ?

C’est un fait un excellent livre sur l’argent et son rôle dans la société. Ce qui a été écrit en 1957 reste toujours valable, cela parle de liberté d’entreprendre et de capitalisme éclairé. Plus qu’une simple critique du socialisme ou du communisme, c’est surtout une critique de l’improductif sur le productif. C’est un livre qui dit simplement qu’il ne faut pas donner votre argent à des associations parce que la société vous le demande ou parce que vous vous sentez coupable mais parce que vous pensez que c’est juste. Il replace le jugement de l’homme pragmatique au centre.

Gardez simplement en tête qu’a l’issue de cette lecture vous penserez certainement que la situation de la France est pire que ce que vous pensiez et que peut-être qu’aucune solution n’est possible. Le train de vie de l’état, ses commissions inutiles et autres hautes autorités vides ne vous sembleront pas seulement être des « abus » mais bien du vol organisé. Ceci est certainement a mettre en lumière de la fuite avérée des cerveaux dont wikipédia dit :

  • En économie, 40 % des économistes français « de premier rang », c’est-à-dire se classant parmi les 1 000 premiers chercheurs mondiaux, en fonction de leur nombre de publications scientifiques, sont expatriés aux États-Unis.
  • En biologie, les dix Français expatriés les plus productifs publient autant que tous les chercheurs de l’Institut Pasteur, selon une étude de Philippe Even, ancien doyen de l’hôpital Necker-Enfants malades. Leur score, en nombre de publications ou en facteurs d’impacts, est le même que celui des dix meilleurs français restés sur le territoire

Ma compréhension de la philosophie sous-jacente, c’est que l’auteur aurait condamné les spéculations des banques et l’origine de la crise que l’on traverse car ils sont clairement dans la position des pillards ne produisant aucune valeur et mangeant sur le dos de la bête tout comme elle aurait condamné le fait que les états s’endettent et mettent le couteau sous la gorge des citoyens en les faisant payer pour « sauver le système ».

Du côté des critiques, certains passages sont un peu long, parfois mal écrits, et certaines situations sont un peu simplistes et caricaturales à la fois. On peut, par exemple, être tenté de penser que seuls les PDG sont intelligents, que l’égoïsme sans aucune règle est bon et que toute intervention de l’état est mauvaise. Il fut plutôt critiqué à sa sortie comme étant immorale et valorisant la cupidité. En dépit de ces réserves, le livre est très intéressant.

Bref, vous l’aurez compris c’est à lire sans attendre !

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Commentaires 35

  1. Chronique très impressionnante et très intéressante. Who is John Galt ?

    Ce livre établit clairement que les personnes de ce monde se scinde en deux : ceux qui produisent et apportent de la valeur à la société, et ceux qui consomment. Bien qu’il faille des consommateurs pour consommer les produits, certains croient que tout leur ai dû et de là vient le problème.

    Pour ceux qui n’aiment pas l’anglais, une version « pirate » fr traînent dans les tuyaux du Web. Hop tous sur « Google » :p

    Il faut savoir également que la 1ère partie de l’adaptation cinématographique est sorti aux US cette année. Pas de news pour la France. Dommage.

    Je vous conseille la Source Vive du même auteur qui jette les prémices de sa philosophie : l’Objectivisme ou l’égoïsme rationnel, et qui est une sorte d’introduction à la Révolte d’Atlas.

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      1. C’est vrai que le scénario, ce n’est pas ça… j’espère un remake avec un Scorsese, mais je peux toujours rêver.

        Mais il reprend les idées. Si le 1, on peut lui accorder un 8/20, le 2 par contre… j’en donnerais max 5/20 en parlant de scénario.

  2. Salut Michael !

    En + de la reprise d’études et du statut de freelance et du livre publié, je vois que l’on partage aussi le gout de cet ouvrage !

    J’ai lu les deux tomes en français il y a plus de 15 ans (à 18 ans !), disponibles à la bibliothèque de Belfort à l’époque. Le tome 3 n’étant pas disponible en français, je l’ai lu en anglais avec un peu de souffrance.

    Aujourd’hui il existe une traduction complète non officielle (et pour ainsi dire pirate, car le livre n’est pas dans le domaine public) proposée par Monique di Pieirro et qui lui a demandé un an de travail. Cf. le lien posté par Fred plus haut.

    Cet ouvrage ainsi que La source vive (que j’ai lu après mais qui est moins « fort » qu’Atlas Shrugged) ont considérablement forgé mon système de valeurs : un individualisme éthique.

    Toutefois, l’année dernière, une critique d’Ayn Rand et de son objectivisme est parue dans Le monde diplomatique avec de bons arguments. Notamment, dans le monde de La révolte d’Atlas, il n’y a aucun enfant et grand parents. Pas plus que dans la vie d’Ayn Rand d’ailleurs…

    Atlas Shrugged oppose l’accomplissement personnel vertueux par opposition au parasitisme collectiviste, mais ne traite pas du lien de solidarité générationnel.

    On notera aussi une relation avec la sexualité ambiguë (un viol dans la source Vive, et Hank qui trompe sa femme avec Danny).

    « On peut, par exemple, être tenté de penser que seuls les PDG sont intelligents. »

    Oui et non : le livre valorise l’opérationnel et fustige tous les gestionnaires et parvenus grâce à des compromis politiques ou législatifs.

    Hank est l’inventeur de son métal, John Galt est l’inventeur du moteur et Danny est la directrice opérationnelle de la compagnie de chemin de fer.

    Aujourd’hui combien de PDG sont des entrepreneurs avec une culture opérationnelle ?

    Les employés sont aussi valorisés quand ils font leur travail avec passion et consciencieusement (un peu dans l’esprit des compagnons).

    Sur ta remarque sur la France, c’est même pire que ça, puisque nous avons un ministère « des Solidarités et de la Cohésion sociale » depuis 2004, exactement comme dans Atlas Shrugged !

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      Intéressant 😉
      Oui l’entraide et la solidarité sont peu abordés, c’est effectivement un manque car cela est nécessaire pour faire une société. Un des rares systèmes d’entraide que l’on voit, c’est Hank et sa famille justement, ce qui ne donne pas vraiment un image glorieuse de la chose !
      Entièrement d’accord pour les PDG « gestionnaires » vs « opérationnels ». On le voit d’ailleurs dans de nombreuses entreprises où parfois la pratique est de faire monter les gens en interne et dans d’autres de donner le pouvoir à un directeur quelconque qui restera quelques années.

      ministère « des Solidarités et de la Cohésion sociale »

      C’est pire que ce que je pensais 🙂
      Courage, fuyons comme disait l’autre !

  3. Les grands esprits se rencontrent, j’ai parlé de ce livre sur mon blog il y a 2 jours 😉

    J’ai commencé à lire ton article mais j’ai dû m’arrêter quand je me suis rendu compte qu’il dévoilait des moments clés du livre, que je n’ai pas encore terminé.

    Un de mes lecteurs a indiqué dans un commentaire qu’une traduction officielle sera publiée le 22 septembre, sous le titre « La grève ».

    Le titre est nul, mais avec cette traduction officielle, et nos articles, je pense que ce livre va commencer à être un peu plus connu en France.

    Pour une analyse intéressante des forces et faiblesses de l’Objectivisme, par un de ceux qui ont le plus côtoyé Ayn Rand, voir l’excellent article “The Benefits and Hazards of the Philosophy of Ayn Rand“.

    1. Post
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      Comme quoi 🙂
      Oui j’ai préféré citer quelques passages car ils parlent pour le livre.
      Pour le titre, c’est intéressant : c’est un thème cher au public car on lui fait croire que c’est le symbole de la démocratie. Ce titre va attirer plus d’un syndicaliste, je n’ose imaginer la déception après avoir plongé dans le contenu !

      1. Je ne suis pas d’accord, ce titre est nul. OK, il va peut-être permettre à quelques égarés qui sont complètement opposés aux idées émises dans ce livre de le découvrir, et alors ? Les chances pour qu’ils soient convaincus par lui ou qu’ils adoucissent leurs positions après l’avoir lu sont nulles.

        Par contre, intituler ce livre « la grève » va éviter à des tas de lecteurs qui auraient pu en tirer avantage de le découvrir.

        Comme je le disais en réponse à mon lecteur, ce titre se comprend pour ceux qui ont lu le livre, mais n’a rien du mystère et de la puissance d’évocation du titre original « Atlas haussa les épaules ». « La révolte d’Atlas » perd en puissance d’évocation, mais reste tout de même suffisamment mystérieux et évocateur.
        « La Grève », c’est nul. En France, cela fait penser à tout autre chose que le sujet du livre, et pire cela n’attire pas l’attention car cela fait penser à un ennuyeux bouquin sur un sujet encore plus ennuyeux. Je ne sais pas si on aurait pu trouver pire comme titre.

        J’espère que le reste de la traduction n’est pas à l’image du titre ! Qui vivra verra.

      1. Erratum Désolé pour la méga faute de grammaire en reformulant la phrase.

        A l’origine, le livre devait s’intituler « The Strike ». C’est peut-être pour ça.

  4. @Fabrice-lingerie : justement dans l’article que je cite dans mon commentaire précédent, l’auteur Nathaniel Branden indique que les plus grands admirateurs d’Ayn Rand ne trouvent pas dans les plus grandes entreprises, car l’Objectivisme implique une non-intervention de l’Etat dans l’économie, ce qui implique l’absence d’aides et de subventions.

    Il indique même avoir songé à écrire un article « Big Business Versus Capitalism ».

  5. Merci pour le complément Olivier ! C’est une coïncidence heureuse que 2 blogueurs connus parlent ce livre culte en même temps !

    Le titre « La grève » est effectivement horrible pour ne pas dire une insulte au bouquin, mais on ne va pas cracher sur une traduction officielle depuis 54 ans que l’on l’attend…

    L’article que j’évoquais ds Le monde diplo :
    Ni dieu, ni maître, ni impôts, par François Flahault : http://bit.ly/T7J5K

  6. Ça m’a l’air bien d’actualité tout ces thèmes ! Je file le chercher ce soir en rentrant du boulot, vous m’avez tous les deux donne envie de le lire.
    Ce livre + Makers de Cory Doctorow donnera sans doute de quoi réfléchir a mon cerveau en fuite 😉

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      Si par libéralisme tu entends :
      « 

      Le libéralisme est un courant de pensée de philosophie politique, né d’une opposition à l’absolutisme et au droit divin dans l’Europe des Lumières (XVIIIe siècle), qui affirme la primauté des principes de liberté et de responsabilité individuelle sur le pouvoir du souverain. Il repose sur l’idée que chaque être humain possède des droits fondamentaux qu’aucun pouvoir n’a le droit de violer. En conséquence, les libéraux veulent limiter les obligations sociales imposées par le pouvoir et plus généralement le système social au profit du libre choix de chaque individu. Le libéralisme repose sur un précepte moral qui s’oppose à l’assujettissement, d’où découlent une philosophie et une organisation de la vie en société permettant à chaque individu de jouir d’un maximum de liberté, notamment en matière économique.

       » Source Wikipédia

      alors oui, le livre parle de cela 🙂

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          Dans ce cas, ce n’est pas vraiment ça. Par exemple, elle ne dit pas que l’état c’est le mal ou qu’il ne doit pas réguler l’économie. Elle reste sur les idées plus générales de liberté individuelle, de rejet du parasitisme et de l’irrationnel.

        2. Je découvre à peine Ayn Rand et l’Objectivisme, mais à priori, il s’agit bien de libéralisme économique. D’après Nathaniel Brandel dans l’article que je cite, “The Benefits and Hazards of the Philosophy of Ayn Rand“. :

          « So, Rand was a champion and advocate of reason, self-interest individual rights, and political and economic freedom. She advocated a total separation of state and economics, just as—and for the same reason as—we now have the separation of state and church. She took the position, and it is a position I certainly share, that just as the government has no proper voice in the religious beliefs or practices of people, provided no one else’s rights are violated, so there should be freedom or production and trade between and among consenting adults. »

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          Je n’ai pas lu toute son oeuvre mais il me semble que son propos dépasse le simple aspect économique des choses, ce que dit l’extrait que tu cites non ? C’est par exemple le cas de John Galt qui refuse de sauver le pays (obligation sociale) malgré son grave déclin par choix individuel.

  7. Pitié ne ramenez pas Ayn Rand au concept de [ultra-]libéralisme économique totalement bidon et très franco-français.

    Soit on est libéral, soit on ne l’est pas. Parler de libéralisme économique est absurde et parler d’ultra-libéralisme comme on le font les médias en France, alors que justement la France a une des économies les plus collectiviste des pays développés l’est encore plus.

    Même si elle ne s’en réclame pas (car le fait d’appartenir à un groupe et faire du prosélytisme est contraire à l’individualisme), Ayn Rand et sa philosophie objectiviste sont assez proche du libertarianisme, avec un Etat minarchiste (pour assurer le droit à la propriété et protéger un pays des agressions extérieurs).

    Le seul système économique qui en découle est le capitalisme au sens noble (entrepreneuriale, coopérative, non coercitif). Mais c’est une conséquence et non la prémisse initiale.

    1. Je me méfie toujours des gens binaires, et votre commentaire confirme mon intuition. Que cela vous plaise ou non, le libéralisme et l’ultra-libéralisme représentent bien deux courants de pensée distincts. Ça n’a rien de « franco-français ». Vous seriez agréable de reconnaître aux autres le droit de penser différemment de vous.

      D’ailleurs vous le dites presque vous-même : l’ultra-libéralisme est de nature libertaire (ou libertarianiste si vous voulez). Or le courant libéral classique (découlant des Lumières) n’a jamais été libertaire.

      Le libéralisme c’est la liberté qu’a chaque individu à la naissance de réussir par son travail. Cette liberté est protégée par l’état.

      L’ultra-libéralisme c’est la liberté absolue. La liberté des gros (des très riches) de manger les petits et de tuer la concurrence. Ca vaut pour les individus comme pour les entreprises.

      Le libéralisme c’est un Monopoly où on redistribue l’argent au début de chaque partie. L’ultra-libéralisme c’est une partie de Monopoly où les nouveaux entre dans la partie sans être aidés.

      Ce que vous appelez « spoliation » c’est souvent cette garantie d’égalité des armes, nécessaire au fonctionnement d’un monde libérale.

      Sinon, mécaniquement, c’est la formation d’un monde de monopole, c’est à dire le modèle communiste… Sur base privée.

      Il est d’ailleurs intéressant de vous voir utiliser la même terminologie que les communistes les plus intégristes : « spoliation »… Pour certains le mal absolu, c’est la propriété. Pour d’autre la propriété est une valeur absolue.

      En fait communistes et ultra-libéraux sont deux courants absolutistes.

      La vérité est certainement entre les deux : la redistribution partielle pour favoriser l’entreprise.

      C’est pour cela que les droits de successions sensibles et des impôts élevés sur les très grosses fortunes (les rentiers, qui ne produisent rien) sont indispensables.

      C’était même le sens originel du libéralisme que remettre en cause l’héritage. L’ultra-libéralisme, en remettant en cause le libéralisme, est un retour à l’époque du moyen-âge : un monde sans état, où la naissance décidait d’une vie puissante ou misérable.

      1. Les principes du libéralisme sont: la liberté, la propriété, la responsabilité.

        Comment pourrait-on être ultra-libre, ultra-propriétaire et ultra-responsable ?

        On est propriétaire ou non, etc …

        « L’ultra » permet de donner une connotation négative, péjorative à ce qu’on y associe: c’est le cas pour les supporters de foot, etc …

      2. S’agissant du moyen-âge: c’est bien l’atteinte à la propriété par les gens armés qui empêchait les pauvres de s’enrichir.

        Le respect de la propriété a permis aux pauvres de capitaliser et de s’enrichir.

        Prétendre que la seule mise à disposition d’argent permette de s’enrichir est une absurdité: les fortunes parties en fumée d’héritiers nés coiffés en est une illustration. L’argent n’a jamasi rendu un abruti intelligent, travailleur ou autres vertus.

  8. A lire cette fiche d electure et ses commentaires, je ne pense pas que la pensée de Ayn Rand soit à classer dans la lignée de l’ultra-libéralisme, bien au contraire.

    Comme le souligne Michael dans son article, les capteurs de richesse sont à classer dans les parasites.

    Je ne sais pas si j’ai bien compris et c’est pour cette raison que je demande à ce que vous m’éclairiez, vous parlez de « pas d’impôts » d’un côté et de l’autre d’un Etat minarchiste qui assure et garantit la propriété.

    Or, quand on lit les déclarations qui font suite aux révolutions contre les systèmes absolutistes et de droit divin, on y lit qu’afin d’assurer la garantie de la propriété comme un droit inaliénable il est nécessaire pour l’Etat d’entretenir une force de l’ordre.
    Et que c’est au titre du financement de ces forces du maintien de l’ordre afin de garantir (entre autres) le droit inaliénable à la propriété qu’il sera réclamé une contribution à chaque citoyen.

    Comment garantit-on la propriété sans que l’Etat en ait les moyens?

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      A mon sens il est nécessaire que l’état ait des moyens et cela passe par l’impôt (encore faut-il déterminer s’ils pèsent sur les individus ou sur les entreprises).
      Après ce que critique Ayn Rand, c’est lorsque l’état pense qu’il est à la source de la richesse. Sans les actifs, l’état n’est rien et les actifs peuvent choisir d’arrêter de travailler, de travailler en dehors de l’état (troc) ou de partir travailler pour un autre état.
      L’utilisation des impôts est aussi une question importante et je reste envieux du comportement des gouvernements des pays nordiques et leur respect des deniers publics.

  9. Bonjour Michael,

    Merci pour ce résumé très intéressant sur la notion de richesse (en phase avec le thème de ce blog ;-)), le bouquin me semble parfois manichéen mais il a le mérite de poser les bonnes questions.

    Les richesses « de bases » et distribuées équitablement (santé, éducation, famille, associations d’aide en tout genre) semble cependant occultées ? Je pense que l’état doit fournir une plateforme accessible à tous en terme d’infrastructure physique et virtuel en phase avec les notions formulées par les promoteurs du Gov 2.0 (http://www.slideshare.net/timoreilly/government-as-platform).

    Les réponses apportées aux problèmes écologiques et économiques actuels avec le mode hiérarchique habituel est à mettre en regard avec ce que propose justement le « government as a platform » pour permettre une intelligence collective citoyenne (voir http://www.thetransitioner.org/Intelligence_Collective_Revolution_Invisible_JFNoubel.pdf).

    Cela me fait également penser à l’excellente thèse de Michel Volle sur les entrepreneurs et les prédateurs
    http://michelvolle.blogspot.com/2011/03/entrepreneurs-et-predateurs-conflit.html
    et le bouquin : http://www.volle.com/ouvrages/predation/predation2.pdf

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  13. La description est alléchante, le livre est certainement excellent.
    Mais le fait que ce livre soit aujourd’hui la bible des libertariens n’est pas fait pour en dorer le blason.
    Entre « contre l’interventionnisme de l’état » et « contre l’état » il y a une ligne que beaucoup franchissent avec ce livre comme bannière, Dommage.
    En tout cas, excellent article, merci.

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