Frédéric Lordon, lumières sur la crise financière

Michael Ferrari Finances personnelles, Investir en bourse et dividendes, Richesse et argent 2 Commentaires

Durant mes « quartiers d’été », je revisite les propos de personnes qui ont des choses à dire et qui plus est, quelque chose d’intéressant.

Frédéric Lordon fait parti de ces personnes et nul besoin d’être d’accord avec tout ce qu’il dit pour l’écouter. L’article qui lui a donné « une preuve sociale » de sa compétence, c’est un article publié dans le Monde en 2007 où il annonçait la crise qui se déroule sous nos yeux depuis 2008 et le début de la réaction en chaine. J’avais parlé de lui en décembre 2008.

Si vous n’êtes pas familier du personnage, son vocabulaire est intéressant et change du style « Journal télévisé » et il vous faudra passer outre. Il fait la différence entre économie réelle et économie spéculative (une partie de la finance de marché) et se positionne clairement contre les excès qui ont été commis et c’est l’une des rares personnes à faire des propositions concrètes de changement.

Voici ses recommandations sur les changements à opérer sur les marchés financiers. La plupart de ces changements n’ont pas été effectué.

« Il ne suffit pas d’émettre une idée que l’on croit bonne pour que la terre entière s’y convertisse. »

« On ne peut pas demander à un financier de voter pour la re-régulation de la finance. »

« Limiter les leviers d’endettement des banques »

Autres vidéos sur le thème :

« Ce que la valeur esthétique fait à la valeur économique »

Une manière de revisiter la création de valeur.


Partie 2 :

Partie 3 :

Commentaires 2

  1. Florian

    Intéressantes les vidéos qui traitent de la crise…
    Les suivantes sur la création de la valeur sont plus dures à suivre et présentes un moins grand intérêt pour moi.

    Merci de nous faire découvrir cet orateur atypique.

  2. Alf

    Lordon est à coté de la plaque sur les questions monétaires, il croit qu’une hausse des taux étranglerait l’économie.
    C’est absurde, les taux plus élevés qu’aujourd’hui n’étranglerait que les projets fantaisistes.

    Il croit à la possibilité d’une politique monétaire efficace, c’est naïf.
    Comme le comprennent bien les économistes « autrichiens », il n’est pas plus possible de planifier/centraliser/collectiviser efficacement le prix du crédit/la production de monnaie que le prix/la production de pain/acier/savon.

    Aucune réglementation ne pourra arriver au pied de la responsabilité en matière de régulation. Le jour ou, par la fin de la taxation du capital, par la réforme de la responsabilité limitée des statuts bancaires et la suppression des BC, on aura rétabli la responsabilité dans le monde bancaire, alors le problème sera réglé. Autant dire que ce n’est pas pour demain.

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