Faites bien ou ne faites pas: pourquoi arrêter de faire de la merde et devenir efficace.

Michael Ferrari Améliorer sa vie 13 Commentaires

Le mauvais se fait manger

Êtes vous efficace dans ce que vous faites ? Vos articles sont-ils pertinents ? Votre activité est-elle en progression ? Vos clients sont-ils vraiment heureux ?

Aujourd’hui, je plaide pour une cause noble : la qualité, la satisfaction et l’accomplissement de soi contre son ennemi N°1 : la médiocrité. Voici mon argumentation.

Une vie à survoler les sujets

J’ai constaté qu’un phénomène se généralise. La médiocrité est de plus en plus acceptée. Parfois on considère même qu’elle est une fatalité et alors est totalement excusé celui qui n’est pas capable de faire quelque chose de bien. Ce que nous dit la médiocrité, de nombreux autres indicateurs nous le confirment. Mal faire quelque chose est accepté et justifié par une série de bons sentiments dégoulinants d’excuses pourtant vous devez savoir une chose : personne ne vous dira que vous êtes nul, que vous faites fausse route ou que vous perdez votre temps.

Service client à pleurer, relations humaines déplorables et émotions retenues : voilà un bon cocktail pour produire de la merde. Y’a-t-il un autre moyen de le dire ? Certainement mais ce serait moins vulgaire. La merde, ça parle à tout le monde sans détours !

Que peut-il se passer de pire que d’avoir passer sa vie à être Mr Moyen ? Mr Moyen se distingue pour une chose : il est toujours Moyen. Il est prévisible et c’est rassurant mais il ne sera jamais en avance sur quoi que ce soit. Mr Moyen, c’est nous à l’école qui ne veut pas chercher à comprendre ce qu’il fait. C’est le nous qui travailler au service client mais qui ne supporte pas les questions stupides des clients. Mr Moyen, c’est le boulanger qui fait du pain dégueulasse (je te hais!) mais qui s’en fout. Mr Moyen, c’est le consultant qui se moque de produire un résultat positif.

Mr Moyen mène une vie moyenne et ça, ses voisins aiment. Ca leur permet de se sentir mieux. Lorsqu’on le cherche, on sait où le trouver et pour cela il est ennuyeux. Le drame de Mr Moyen, c’est que personne ne lui a fait remarquer qu’il gaspillait sa vie.

Alors bien sûr, nous sommes toujours le Mr Moyen d’un autre. Est-ce pour autant qu’il faut s’en satisfaire ? Est-ce pour autant qu’il faut ne rien faire ?

Comment savoir si vous êtes médiocre ?

Comment identifier ces petits détails, ces messages non-verbaux ou prononcés à demi-mots qui ne laissent transparaître qu’une seule chose : « tu es mauvais ! ». Sachez reconnaître ces signes dans une situation qui vous préoccupe.

Je me suis trouvé plusieurs fois dans cette situation. L’un des situations où j’étais vraiment mauvais, c’est lorsque je travaillais comme pompiste durant mes études. Sale boulot, mal payé : 2 conditions idéales pour être médiocre. Chacune des journées que je passais dans cette station service était un supplice. J’avais l’impression de jeter ma journée dans les abimes du temps et d’en retirer quelques euros de la fatigue. Je n’étais pas intéressé par le métier qui n’était qu’un moyen de subsistance. Je me foutais totalement de ce qui se passait en dehors des tâches qui m’étaient demandées. Je n’avais pas envie de réfléchir durant la journée. Autre époque, autre état d’esprit.

Le fait est que j’étais médiocre. L’êtes-vous actuellement ?

Chaque axe peut-être examiné : vie personnelle, vie professionnelle, relations…

  1. Personne ne parle de vous ou de ce que vous faites
  2. Personne ne vient vous parler sauf s’ils ont quelque chose à vous demander
  3. Personne ne pense à vous
  4. Vous êtes frustré
  5. Vous fuyez votre activité, vous n’en êtes pas fier
  6. Vous ne savez pas quelle est la prochaine étape pour la développer
  7. Vous êtes une solution de secours pour vos clients
  8. Ce que vous faites n’est pas aligné avec vos valeurs profondes
  9. Vous ne tirez aucune satisfaction de ce que vous faites, d’aucune manière
  10. Vous êtes dans une position de victime consentante
  11. Vous ne vous remettez jamais en cause
  12. Vous répétez tout ce que tout le monde dit, vous ne prenez pas le temps de la réflexion
  13. Vous pensez que vos clients ne méritent pas mieux ou sont trop bêtes
  14. Vous essayez de justifier votre position et de la défendre
  15. Votre position est tout ce que vous avez
  16. Vous avez peur de vos émotions
  17. Vous vous êtes fait virer (boulot, conjoint, communauté)

Médiocre un jour, médiocre toujours ?

Y’a-t-il une fatalité à être mauvais ? Heureusement non. Le développement personnel est l’une des clés. La conscience de ce que l’on fait également. Rien de tel que de se comparer pour savoir où l’on se trouve par rapport aux autres mais attention dans cet exercice, si vous regardez au-dessus de vous, vous allez irrémédiablement vous sentir plus mal. Votre confiance ou votre égo vont prendre un petit, parfois sans que vous le remarquiez. La comparaison est une arme très tranchante. Vous voulez casser quelqu’un moralement ? Prenez sa situation et comparez-la à celle de quelqu’un qui a beaucoup mieux réussi. Pas très « white hat » tout ceci mais au moins cela vous servira à identifier une tentative à votre encontre.

Alors, quelles bénéfices tirer de la comparaison ? Tout d’abord, la comparaison doit toujours se faire avec ceux qui ont moins, qui ont moins réussi et qui galèrent plus. Pas question de se montrer méprisant avec ceux-là mais si l’objectif est de vous sentir mieux, ce type de comparaison produit des résultats garantis.

La médiocrité est situationnelle. S’il y a un élément à retenir, c’est celui-ci. Si vous montrez des signes de médiocritudes aiguës, il n’est pas trop tard. Aucun cas n’a été identifié comme définitif et irréversible. La médiocrité est liée à votre situation, à votre entourage et surtout à la différence entre ce que vous êtes et ce que vous faites.

Ce que je veux dire par ça, c’est que vous devez absolument découvrir vos valeurs, ce qui est vraiment importants pour vous. Qu’est-ce qui compte plus que tout ? Quelles sont vos croyances ?

Si vous établissez suffisamment bien cette liste, vous allez être en mesure de trouver pourquoi vous êtes mauvais et surtout de trouver comment devenir la prochaine version de vous-même, comment passer à l’étape supérieure. Vous allez être en mesure de devenir un autre au prochain lever de soleil.

Au revoir Mr Moyen, Bonjour Mr Wow !

La route est longue. Elle n’est pas facile. L’essentiel reste d’être sur la bonne voie et d’avancer. Si vous réunissez ces 2 conditions, vous n’êtes plus Mr Moyen mais vous venez de devenir Mr Wow, celui qui surprend et qui étonne. Vous êtes devenu celui sur lequel on peut compter.

La quête d’une vie ? Certainement. Une aventure quotidienne ? Totalement. Un objectif long-terme comme celui-ci est véritablement un projet de vie. En faites-vous parti ?

Commentaires 13

  1. Samuel

    Bonjour Mickaël,

    Merci pour cet article. Il permet de se remettre en cause et de constater que la médiocrité est malheureusement la norme. Comme dit Paul Arden  » Pourquoi viser l’excellence quand tout nous incite à la médiocrité? ».
    Cela mérite réflexion ;).

    Passez une bonne journée.

    Cordialement,

    Samuel

  2. TIteuff

    Mickael,

    Encore une fois merci d’appuyer là ou ça fait mal.
    Je milite également pour le travail bien fait. C’est si important et quel gain de temps de ne pas avoir à revenir dix fois sur un problème qui aura été résolu à chaque par une petite rustine dans un coin qui pètera forcément tôt ou tard.

    @+
    Titeuff

  3. Post
    Author
    Michael

    Appuyer la où ça fait mal, j’adore ça 🙂

    Avec le temps j’ai remarqué que j’étais très mal à l’aise lorsque je n’essayais pas de faire de mon mieux. Cela rabaisse son estime personnelle et ouvre une boucle mentale qui revient sans cesse. A éviter !

  4. Altaïr

    « Le drame de Mr Moyen, c’est que personne ne lui a fait remarqué qu’il gaspillait sa vie. »

    J’apprécie la lecture de votre blog et vos idées pertinentes, toutefois certaines fautes d’orthographe récurrentes en altèrent la lisibilité.

    L’excellence commence peut-être par là? 😉

    Cordialement

    A.

  5. Post
    Author
    Michael

    Pas la première fois, pas la dernière 😉
    Il est vrai qu’elle est crasse celle-ci. J’ai remarqué que mon humeur jouait beaucoup sur la qualité orthographique de mes articles…

  6. Kayman

    « J’ai remarqué que mon humeur jouait beaucoup sur la qualité orthographique de mes articles… »

    Ah ah ! je le tiens… lol

    Mais non Michael tu n’es pas médiocre !!!!!

    Comme tout le monde : les jours « moins », l’estime de soi baisse et c’est une journée « de merde ». Plus ou moins, bien sûr.

    C’est toujours la faute à …, mais une petite voix me dit que je suis le seul responsable. Après tout, j’aurais du rester couché – vraiment !

    Très bonne initiative cet article, pour susciter le débat ou la réflexion sur l’estime de soi (une des bases de toute réussite) et la recherche de l’excellence.

    Viser l’excellence, ou ne pas faire.

    Question d’estime.

    Utiliser Pareto pour soulager ses blessures d’amour-propre, quand on constate que la perfection n’est pas possible (si vous avez 80% du résultat, 99% des gens trouveront cela parfait).

    Continuer d’apprendre.

    Recommencer.

    Faire mieux la prochaine fois.

    Même si personne ne le remarque.

    Juste pour l’estime de soi.

    Bon, j’y retourne…

  7. Pingback: Pourquoi il est important de ne pas être médiocre | Mini-Blog d'Asher256

  8. stephane

    je ne suis franchement pas d’accord avec ce raisonnement qui consiste à rabaisser les autres afin de se valoriser. Il n’y a pas besoin d’avoir fait des études en psychologie pour savoir que ce type d’attitude est symptomatique d’un malaise et/ou d’un manque de confiance en soi.

    Ça rappelle les cours de récréation où le costaud de service, qui était toujours accompagné, avait besoin d’assoir sa puissance en attaquant plus faible que soi.

    1. Post
      Author
      Michael

      Personne n’est rabaissé dans cette histoire. Il s’agit avant tout d’encourager à faire mieux (à faire de son mieux) parce que nous ne sommes jamais tout le temps au top.

      Typiquement il nous arrive d’avoir un outil entre nos mains (notre poste, une entreprise ou un produit) et de le sous-utiliser pour tout un tas de raisons : c’est bien dommage !

  9. stephane

    « Alors, quelles bénéfices tirer de la comparaison ? Tout d’abord, la comparaison doit toujours se faire avec ceux qui ont moins, qui ont moins réussi et qui galèrent plus. Pas question de se montrer méprisant avec ceux-là mais si l’objectif est de vous sentir mieux, ce type de comparaison produit des résultats garantis. »

    On doit toujours se comparer à celui qui a moins => c’est une façon de se rassurer, il y a plus mal loti que moi alors je m’en tire bien. Quand on voit la faim en Afrique on peut se dire que l’on a de la chance, c’est une façon de voir oui…

    1. Post
      Author
      Michael

      L’autre option est une source de déprime pour beaucoup de gens : passe du temps à te comparer à celui qui a mieux réussi, à celui qui est plus riche ou plus heureux et tu feras de toi quelqu’un de triste. Au fond de soi, la comparaison avec celui qui a plus n’est pas très positive : elle n’apporte rien si ce n’est le fait de te rappeler que toi, tu as moins, tu es moins. Cela active la petite voix en toi qui va te décourager, te dire qu’elle avait raison et que tu devrais retourner faire ce que tu as toujours fait et te satisfaire de ce que tu as.
      Par exemple, la lecture de la bio d’un millionnaire déclenche du découragement chez beaucoup de gens. D’abord le livre est romancé et donc tout semble plus facile que ça ne l’a probablement été et ensuite nous ne réfléchissons au choses que par rapport à des repères et dans ce cas, le repère c’est soi-même : à 30 ans il était millionnaire et avait lancé 3 business – et moi ? A 45 ans il a pris sa retraite – et moi ?

      Je regarde surtout le chemin que j’ai parcouru (et pas nécessairement la faim en Afrique, malheureusement pas besoin d’aller si loin pour trouver plus mal loti que soi) et ce que j’ai appris. Je compare la perspective que j’avais de la vie il y a 5 ans et celle que j’ai maintenant. Je regarde le nombre de personne que j’ai pu aider d’une manière ou d’une autre.
      Je regarde ceux que je côtoyais il y a 10 ans et qui ont pris un autre chemin, je mesure la différence dans nos parcours, dans nos ambitions et dans nos objectifs.
      C’est le type de comparaison dont je parle. Ce n’est qu’un outil pour se donner du courage et il produit souvent, malgré lui, du découragement.

  10. stephane

    Je comprends le raisonnement : il s’agit en fait plus d’une question d’appréciation personnelle, de réflexion sur soi. Sur le fait de voir le verre à moitié plein ou à moitié vide.

    L’exemple cité est effectivement caractéristique. Pour ma part ce genre de lecture me ferait me remettre en question en disant que si il a réussi, pourquoi pas moi? A m’encourager à faire comme lui, à lui ressembler.

    🙂

  11. magicman

    j’ai souvent remarqué une chose, c’est que souvent, ce sentiment naît de l’écart, entre ce que vous ressentez en vous et ce que les autres, ressentent de vous. Et surtout, lorsque les gens, ressentent de vous, que vous pouvez être un danger pour eux. Car, si vous pouvez parfois, vous sentir plus médiocre que les autres, il arrive souvent, que cela ne soit pas le cas, car en faite, ce sont les autres, qui vous le font ressentir. Ils peuvent, ne pas comprendre certaines choses, certains éléments, permettant une meilleure efficacité et lorsqu’ils sont faces à quelqu’un de différent, qui a une approche différente et novatrice, du business, par exemple, alors il y a cet écart qui se crée, venant d’un ou de plusieurs supérieurs et bien sur, d’autres collègues. tant qu’il n’ y a pas ce déclic et cette réflexion de se dire, comment cette personne peut elle apporter vraiment un plus à l’entreprise et comment y arrive t’elle? Alors, il y a ce doute, cette distance et donc, il suffit parfois d’un tout petit déclic. Si le problème existe dans votre tête, il ne provient pas toujours de soi. Et c’est pour cela, qu’il vaut mieux dire  » je t’aime  » à l’univers et attendre. Les personnes peuvent se sentir médiocres, en votre présence et vous rabaisser, tant qu’elles n’ont pas compris, certaines choses. C’est donc à vous, de les faire comprendre, naturellement.

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