Fait, opinion et croyance : quand l’homme politique se prend pour un chasseur d’OVNIS

Michael Ferrari Améliorer sa vie, Développement personnel, Esprit riche, Management et leadership, Psychologie de l'argent, Réussite et succès 3 Commentaires

Lorsqu’il s’agit d’exprimer quelque chose publiquement, il n’existe que 3 types de choses que l’on peut exprimer : des faits, des opinions et des croyances.

Il est très important de distinguer ces 3 choses. Pourquoi ? Parce que vous pourriez faire d’énormes erreurs en basant vos décisions sur ce que dit quelqu’un alors que cette personne n’énonçait que son opinion. Parce que, chaque jour, des milliers de personnes sont payées pour exprimer leurs opinions ou leurs croyances : hommes politiques, commerciaux, économistes, représentant religieux…

De très nombreux domaines ne sont même basés que sur des opinions et des croyances. Il ne pourrait en être autrement. Comment pouvez-vous épauler par un fait une croyance qui n’a aucun fondement ?

C’est une excellente matière première pour un bêtisier comme l’a fait Loïc Abadie :


Décerné à David Naudé, économiste et analyste sénior de la Deutsche Bank, pour cette déclaration prophétique faite le 1er janvier 2008.

« Aux Etats-Unis, l’embellie arrivera certainement mi-2008. En Europe la reprise prendra sans doute quelques mois de plus. En tout cas, il n’aura pas de krach cette année ! »

Cet économiste annonce une croyance qui ne doit pas être traitée autrement.

Lorsque le chat essaie de se faire passer pour une souris

Appelons un chat, un chat. L’activité consistant à faire croire aux autres que son opinion ou ses croyances sont des faits est énorme. En fait, nous l’avons tous fait consciemment ou pas. Seulement voilà, il y a des gens dont c’est le métier. Ils sont payés pour ça, ils s’entrainent à ça. Ils pourraient même dire des choses qu’ils ne croient pas sincèrement.

Sur mon blog d’ailleurs, bien souvent j’exprime des opinions ou des croyances. La plupart du temps, je base mes propos sur des faits (que j’exposent ou pas) mais bien sur je ne m’interdis pas d’exprimer ce que je crois.

Ce qui est dangereux, c’est la manipulation de l’information qui veut faire passer un gros chat pour une petite souris. C’est le commercial qui argumente en faisant passer son opinion pour un fait.

Par exemple, j’avais volontairement rencontré un « defiscalisator » (voir Rencontre d’un conseiller en gestion de patrimoine) il y plus d’un an.

Dans ce genre de contexte, le risque de voir des croyances habillées d’un beau drap de faits est très important.

Bien sur, ça n’a pas loupé. Croyant que l’immobilier allait se casser la gueule, je posais naïvement mes questions sur l’état du marché. Les réponses étaient consternantes. Elles n’étaient basées sur aucun fait. Au lieu de chiffres, j’avais droit à des généralités sur l’immobilier.

Décerné à la FNAIM pour cette affirmation dans sa lettre de conjoncture d’avril 2008 , à relire en 2009 :
« tout semble indiquer que les comportements spéculatifs se sont bien progressivement dissipés et que le risque d’un retournement du marché méritait d’être écarté. »

Ouvrez l’oeil dans ce domaine.

Un fait doit être incontestable. La source doit être sure et son authenticité doit être reconnue. Tout le reste n’est que de l’habillage, du maquillage et de la poudre aux yeux.

La déclaration ci-dessus n’est pas un fait mais encore une fois, une simple croyance basée sur les intérêts de celui qui l’exprime.
La prochaine fois que votre banquier vous propose d‘investir en bourse (relisez bien cet article « prophétique » malgré moi), demandez-lui s’il possède un portefeuille d’actions. Demandez lui combien, quels titres, les revenus qu’il en tire ?

La prochaine fois qu’un agent immobilier vous parle du quartier en devenir dans lequel se situe l’appartement que vous souhaitez acheter, demandez-lui d’où il tient ses informations ? De la boulangère du coin ou de l’INSEE ?
Je me souviens avoir demandé à mon commercial en gestion de patrimoine ses revenus en provenance d’investissement immobilier : rien du tout. Il avait bien investit mais l’investissement ne rapportait rien. Comment croire quelqu’un dont l’opinion n’est pas appuyée par des faits ?

Commentaires 3

  1. salut Michael, « fait, croyance, opinion », j’ai déjà lu ça quelque part récemment mais je sais plus où : blog, livre? tu t’es inspiré de quoi?
    merci 😉

  2. Post
    Author

    Salut,
    De rien de concret à ma connaissance !
    Mon propos n’étant pas révolutionnaire, il doit en effet exister des choses similaires ailleurs 🙂

  3. Pingback: Esprit Riche a lu : The little book of behavioral investing – James Montier | Devenir riche à votre manière

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