Etes-vous un mouton ?

Michael Ferrari Améliorer sa vie, Esprit riche 32 Commentaires

Être un lemming est devenu une expression outre-atlantique qui exprime le fait de faire comme tout le monde. Ces petites bêtes ont eu la réputation de sauter de n’importe quelle falaise simplement pour suivre le mouvement (c’est aussi une série de jeu débilement géniaux!). Chez nous, on appelle ça être un mouton.

J’ai réalisé il y a quelques années qu’être un mouton était un acte inconscient : le mouton ne sait pas qu’il l’est. Il n’a pas conscience de ses non-choix. Il est facile de tomber dedans car il n’y a rien à faire, juste suivre le mouvement. Voici le préjudice que cela vous porte : cela vous vole de la réalisation de vos talents car suivre le mouvement ne demande pas d’effort.

Vivre comme un mouton

Vivez-vous comme un mouton ? Si l’on pouvait savoir ce que ressent un mouton, je suppose que ça serait un savant mélange entre la peur de l’autre, de perdre le peu qu’il a et l’évitement de la difficulté. Ce qui est perçu comme difficile semble trop compliqué puisque cela dépasse le champ des choses habituelles. Pire que cela, vu que son champ de compétences est dépassé par les défis qu’il peut croiser, il prend soin de les éviter. Cela faisant, il ne comprend pas comment d’autres arrivent à surmonter ces défis. Il suppose que c’est seulement à la force d’astuces et de manigances que l’autre a réussi.

Lorsqu’on vit comme un mouton, on pense comme un mouton et ce qu’ils pensent la plupart du temps c’est fuir. Le cerveau reptilien n’a que 2 réponses : fuir ou combattre et le mouton préfère la première car il n’est pas armé pour la seconde.

Un bon indicateur, c’est de se demander combien de fois par jour on ressent ces sentiments de peur et de fuite et d’y apporter une réponse honnête en s’écoutant vraiment.

Il ne faut pas se battre pour tout car ce serait idiot. Tout ne vaut pas la peine de se battre mais choisir quelques combats avec discernement est certainement le moyen d’accomplir qui l’on est. Le niveau 0, ce serait d’être au bar du coin et de râler contre tout ce qui fait le monde : le gouvernement, les gens, l’économie, les entreprises. Rien ne va et pourtant il faut choisir ses combats. Non pas qu’un soit plus louable qu’un autre mais au moins il reçoit l’attention et l’effort pour avoir une chance de changer ! L’énergie passer à râler doit être investie dans des projets.

Payer comme un mouton

« Plein pot » ! Voici la philosophie du mouton. Il ne veut pas demander ni négocier. Il considère le prix sur l’étiquette comme ce qu’il doit payer. Pour le mouton, acheter est d’ailleurs la seule option possible. Il est intoxiqué à la publicité à un point tel que payer pour tout semble normal.

Internet est d’ailleurs très pratique pour lui : il n’y a personne avec qui négocier. Il est plus commode de chercher un coupon de réduction plutôt que d’aller demander quelque chose à un autre être humain. Ici encore, la fuite est préférée à la discussion et à la possibilité d’un refus.

Le mouton paye parce qu’il doit. Faut-il pour autant tout négocier ? Sûrement pas. Le juste milieu est encore une fois la meilleure arme. Chaque situation est différente : payer du pop-corn au cinéma à un enfant pour créer une bonne expérience est peut-être une bonne idée alors que s’en offrir régulièrement ne l’est peut-être pas…

Voyager comme un mouton

L’art du voyage est inconnu pour le mouton. Pour lui, le voyage est un moyen de fuir les cons parmi lesquels il vit toute l’année. Malheureusement, il tombe souvent sur ses voisins sur son lieu de vacances (principe N°1 du mouton : faire comme tout le monde) ce qui réduit son plaisir.

Pour autant, il ne perçoit pas ce moment comme une opportunité de créer des liens mais simplement comme encore un autre défi dont la réponse sera encore la fuite.

Voyager est un truc qu’il faut faire une fois par an pendant l’été pas une sorte d’occasion de découvrir autre chose. La pratique de son art, celui d’être un mouton, sera perturbée par son déplacement loin (pensait-il) du troupeau. En retrouvant quelques-uns de ses confrères, il pourra reprendre ses habitudes pendant ces jours de repos.

Travailler comme un mouton

Les codes du travail, il adore. La routine et la structure le rassure. Pour lui, le travail est encore une autre tartine de merde qu’il faut se manger tout au long de sa vie. La question de faire ce que l’on aime est au pire un rêve, au mieux une hérésie.

Le travail est subi de A à Z : collègues, chef, poste, salaire. Le mouton se fait à l’idée qu’il n’est pas mieux que tout le monde et que donc il ne mérite pas mieux. Il se fait une raison pour tout.

Se détendre comme un mouton

La télévision reste son moyen préféré. Puisqu’il n’y a plus de place du village pour se retrouver, regarder religieusement les mêmes programmes permet de créer un certain sens de la communauté. En consacrant de nombreuses heures à imaginer se détendre, le mouton s’enferme dans la pauvreté. Non content des moments de repos que cela lui procure, il se dit qu’après tout si se reposer c’est ça, il est aussi bien au boulot où au moins il est payé.

Après la télévision, il consacre beaucoup de temps à discuter avec les gens qu’il n’aime pas spécialement comme certaines personnes de sa famille. Pire, il utilisera ces rencontres comme des occasions de prouver qu’il a raison. Dans sa tête, essayer de plaire à des gens qu’il n’aime pas est un signe de réussite : de « leur mettre profond » comme il pense. Il pense que la reconnaissance d’un idiot est importante pour avancer.

Etre conscient

Se détendre est pourtant ce que tout le monde sait faire, en cherchant un peu plus loin. Un bon repas avec des gens que l’on apprécie, un livre qui nous apprend des choses sur nous même sont suffisants. Et si l’un des secrets était simplement de faire des choix conscients ?

Comment savoir qu’un choix est conscient ? Imaginez que vous ayez à le justifier. Comment ça se passerait ? Répondez à la question « Et si c’était à refaire ? »

Nous sommes tous le mouton d’un autre. Essayons modestement de chercher à nous améliorer !

Commentaires 32

  1. Aurelien

    Salut Michael, j’aimerai savoir comment ton entourage (famille, amis, collègues) a réagi quand tu leur as annoncé que tu partais vivre en Allemagne pour développer ton business sur Internet ?

    1. Post
      Author
      Michael

      Je pense que le mot pourrait être dubitatif ou perplexe. Mes parents étaient plutôt positifs « faut profiter tant que tu es jeune ».

  2. Mohamed Semeunacte

    C’est vrai qu’il y en a un sacré paquet de choses a faire comme un mouton 🙂
    La securité du troupeau est clairement irremplacable mais je suis pret a parier que nombres de moutons reves de paturage plus vert.
    Il suffit d’arreter de croire qu’un reve est quelque chose d’inatteignable, un reve est un realite en attente 🙂 A nous de courber la vie a nos reves.
    Personnellement le jour où j’ai réalisé que j’etais content d’aller passer 2 semaines a Djerba en Tunisie alors que toute l’année j’avais trimer sans relache, ce jour là je me suis dit qu’il fallait que je change totalement de vie…et c’est ce que j’ai fait 🙂

    Merci pour ton article

    Mohamed Semeunacte

  3. aurel

    Salut, vous dite toujours que la télé est un mauvais loisir, mais là dessus je ne suis pas d’accord avec vous ! Je regardent souvent arte et fr 5 et j apprend pleins de chose, dans e=m6 aussi, ils y avais aussi à une époque c’est pas sorciers qui serte à la base etait pour les jeunes mais qui était très instructif !
    J ai appris plein de chose grâces à la tv j aurais aussi pu l’apprendre dans des livres, mais avec la vidéos c’est plus simple à comprendre !
    Votre blog est bien mais des fois j ai l’impression que vous avez « toujours raisons » et que vous ne reviendrais jamais sur vos conviction même si celle ci ne sont pas forcement bonne ? mais n’est-ce pas la base du développement personnel ? Peut je me trompe sur votre compte ?
    en tout cas je ne peux que salué votre réussite sur internet !

    1. Fred

      @aurel: Une chose est certaine: Tu n’as pas appris l’orthographe grâce à la télévision ^^! Cela dit je partage ta vision des choses.

  4. aurel

    Non si je suis mauvais en orthographe ce n’est pas du à la tv, c’est plutôt que l’essentiel lorsque que l’on écris et d’etre compris ! Dans ma génération (j ai 22 ans) l’orthographe à beaucoup moins d’importance à nos yeux, que par exemple à l’époque de mes parents ! Nous c’est écriture « sms » donc c’est sur que celas n’aide pas pour écrire sans fautes, mais j en ai conscience et essaye de travailler ce point là !

    cdlt

    1. Aramis

      A vrai dire, Michael ne dit pas que la télé est mauvaise à 100%, comme l’expliquent certains de ses précédents articles: elle est mauvaise quand on s’affale dans son canapé et qu’on zappe bêtement. Si tu choisis ce que tu regardes (des émissions intéressantes, qui plus est), il n’y a pas spécialement de problème…

      Pour rebondir sur l’orthographe : j’ai 18 ans, et pourtant, j’écris correctement (hors fatigue extrême), simplement parce que je considère que travailler en équipe avec des gens écrivant mal est une plaie qui, au mieux fait perdre beaucoup de temps en déchiffrage, au pire génère des contresens…
      On en revient à la télévision: j’écris bien, aussi, parce que je lis beaucoup.

      Et pour en revenir (enfin) à l’article, je suis toujours désolé d’entendre des gens critiquer ma « faible sociabilité », alors que je me « contente » de ne pas fréquenter les gens qui ne m’intéressent pas. A l’heure où l’on est censé afficher plusieurs centaines d’amis sur des réseaux sociaux (que je ne citerai pas) dans l’espoir de tomber sur un statut intéressant dans la journée, il semblerait que « faire différemment » soit un outrage d’une prétention extrême…

    2. Marie

      Aurel,
      Je ne crois pas que lorsqu’on fait des fautes d’orthographe, on soit bien compris par les autres. Certaines fautes rajoutent de la confusion au discours comme l’absence de certains accords qui ne permet plus de savoir à quoi se rapporte l’adjectif ou le participe passé.
      C’est comme quand on parle avec une personne qui a un très très fort accent. Il y a des moments où on s’occupe plus d’essayer de comprendre chaque mot (forme) plutôt que ce que cela signifie (le fond).
      L’orthographe telle qu’elle est enseignée est une tannée pour les gens, mais elle est importante non seulement pour être compris, mais aussi car sa méconnaissance peut avoir des conséquences sur la manière dont les gens nous perçoivent et donc dont on peut progresser dans une entreprise par exemple.
      L’autre chose avec l’orthographe, c’est qu’il y a un fort lien avec la grammaire et qu’une bonne connaissance de notre propre grammaire nous donne un accès plus facile pour apprendre d’autres langues.
      Bref, le gros travail de quelqu’un qui se bat avec l’orthographe, c’est de trouver un moyen de l’apprendre qui soit ludique afin de s’amuser, de se sentir bien quand on la maîtrise correctement.
      Bon courage dans cette recherche 😉

  5. Rémy

    Les moutons sont partout. Ils vivent de la même manière, achètent les mêmes produits (souvent sans être capable de l’expliquer), font les mêmes sorties…
    Quand on sort de la meute, on est souvent montré du doigt !

  6. Jérôme

    Très rare sont ceux qui sortent du troupeaux en effet. Je pense que c’est du au manque de courage. Comme tu l’écris, le mouton fuis car il a peur. Il n’ose jamais faire ce qu’il veut vraiment car il est sûr d’avoir le confort matériel pour vivre en restant dans le troupeau, alors qu’en sortant des sentiers battus, il prend le risque de tout perdre…

  7. Aurelien

    aurel tu regardes souvent Arte et France 5 mais ca represente quelle proportion du temps total que tu passes devant la télé ?

    Non parce que si tu demandes aux gens qu’est ce qu’ils regardent à la tele il y en a un sur deux qui va donner la meme reponse que toi mais quand on regarde les chiffres d’audience c’est TF1 et les émissions de télé réalité qui sont en tete..

  8. Cédric

    @ Aurel :
    Toi tu choisis ce que tu regardes, c’est bien, beaucoup de gens sont passifs & subissent la TV.
    En revanche : ton argumentaire sur l’hortaugraf…
    Je suis à peine plus vieux que toi, nous sommes donc de la même génération & l’orthographe m’est important.
    Question de style & de respect du lecteur au même titre que le respect de son auditoire pour la qualité de son élocution.
    « Nous c’est écriture « sms »  » : je traduis ton « nous » par ceux qui se négligent.

    @ Michael : ouaaaaahhh, quelle prose vindicative, bon article électrochoc.

    @ Aramis : je te rejoins sur la réflexion de la sociabilité.

  9. ChrisToonet

    Bravo ! çà fait du bien de se remettre en cause !
    Pour la télé c’est vrai qu’il y des reportages intéressants !
    La question serait alors : de quelles infos avons nous besoin dans le cadre de nos objectifs ? Faut-il tout regarder ou se limiter aux domaines qui nous correspondent ? Mais évitons aussi de trop nous enfermer dans une spécialisation ??
    En tous cas, avec cet article, je ne me laisserai plus manger la laine sur le dos !!!

  10. Post
    Author
    Michael

    Merci pour vos réactions intéressantes !

    L’idée est bien de recevoir un petit électrochoc histoire de prendre pendant quelques instants du recul sur sa propre situation. Il est tellement commode de devenir un mouton.

    Pas mal les images autour de l’herbe plus verte ailleurs ou de se faire tondre la laine sur le dos 😉

    Non la télé n’est pas le mal absolu mais la limiter est nécessaire tout comme il faut désormais limiter son utilisation « façon TV » d’internet.

  11. attaquerapide

    Le troupeau on s’y sent bien, le plus dur
    1) prendre conscience
    2) modifier ses comportements.

    Mais le summum, l’incompréhension de ceux qui restent tout le temps dans le troupeau, ce qu’y peut être fait leur semble illogique.
    Ex : avoir 25-30ans et faire la fete sans avoir 3g d’alcool tout les weekends

    Alors sortir du troupeau totalement est difficile(impossible??) à notre façon on a tous un côté mouton.
    L’essentiel s’est de s’en sortir le plus souvent possible.

  12. Ulth

    La majeure partie de la population est bien plus critique quant à la télévision que vous ne le pensez.

    Pour avoir fait de la sociologie de la réception (et donc, de la sociologie de la famille et de la sociologie de la télévision), j’ai vite compris que les préjugés généraux que l’on a sur ces médias sont juste erronés.

    Quant aux moutons … Pour ma part, je ne les juge pas. S’ils sont heureux …

    (et après, vous allez me dire qu’ils ne le sont pas au fond, mais que la société leur dit qu’ils le sont. Sauf que c’est la société qui elle aussi nous dit que nous ne le sommes pas, et qui fait qu’aujourd’hui nous sommes sur des blogs de dev perso. Parce que personne n’est dés socialisé. Bref, attention aux discours un brin arrogants ;)).

  13. docG

    « Et si l’un des secrets était simplement de faire des choix conscients ? »
    OUI OUi OUI
    Faire des choix conscients signifie vivre en conscience ou encore en pleine conscience
    c’est-à-dire développer son attention vis à vis des paroles des autres, de la communication non verbale des autres, vis-à-vis du comportement des autres,…
    mais aussi vis-à-vis de soi-même, être attentif à ses besoins, des attentes, ses désirs…
    cela peut paraitre évident et cela ne l’est pas.
    ensuite le choix se pose tout différemment une fois que l’on vit en pleine conscience
    on pourrait appeler cela un choix éclairé …
    par la lumière de son attention portée aux choses, aux gens et à soi-même
    cela parait un peu gourou new age à la relecture, mais c’est en fait c’est beaucoup beaucoup plus simple que cela en a l’air

  14. Laurent

    Pas évident cette histoire de troupeau… Car en fait, si on voit bien la laine dans l’œil de son voisin (fan de foot, de voitures, de télé, …), on ne voit pas le mouton dans le sien…

    Plus sérieusement, tout dépend du référentiel. Là où je rejoins les propos de Michael, c’est qu’il est bête de ne pas faire ce que l’on souhaite réellement par lâcheté ou peur.

    Néanmoins, chercher à se démarquer sur tous les points n’est pas toujours souhaitable ni une fin en soi: il suffit de chercher à dépasser sa peur, tout en respectant nos propres convictions, et sur les points qui à nos yeux nous handicapent.

    Le plus dur dans cette histoire, ce n’est pas de changer, mais de se rendre compte qu’il est devenu nécessaire de changer.

  15. crilo

    Pour ma part, cette vision des choses s’est éclairci suite à lecture (en 2006) de « La vie est une rivière : Dépassons les barrages ! ». Cette ouvrage développe l’origine « possible » du troupeau.

    (Présentation de l’éditeur) Jusqu’à la fin des années soixante, la route semblait toute tracée, du moins pour beaucoup d’entre nous : un plan de carrière, un logement agréable, une bonne retraite à la clé. L’État avait construit un barrage protecteur, on restait à l’abri autour de son lac. Puis sont arrivées les fissures : premier choc pétrolier, chômage, insécurité, attentats venus d’ailleurs. Tous les gouvernements ont essayé de colmater les brèches, en vain. Et chacun, autour du lac, se sclérose dans la peur du lendemain. Mais la vie est une rivière, pas un lac ! Pourquoi ne pas aller nager en aval du barrage ? Sans préconiser pour autant de tout abandonner, ce livre vous ouvre des perspectives pour faire des choix – audacieux d’apparence mais finalement très sages – qui vous permettront de vivre  » votre  » vie, et non celle qu’on vous impose.

    La situation est dramatique parce que les gens accrochés à leur enclos refusent de se remmettre en question et attendent de l’extérieur des solutions qui n’arrivent pas. S’ils ne trouvent pas en eux les ressources nécessaires pour s’adapter, s’ils n’ont plus cet élan de vie qui leur donne espoir, qui leur fait croire à des lendemains meilleurs, s’ils ne trouvent pas quelqu’un capable de leur redonner confiance en eux, le risques est que plus personne ne pourra les utiliser même en cas de pénurie de main-d’oeuvre… Pourtant, cette démarche aggrave la situation. Un homme heureux, cela fait un malheur de moins à soulage… 🙂

    On souhaite touts le bonheur à ses proches, à ses enfants. La meilleure manière de leur apprendre ce bonheur, c’est d’être heureux soi-même. Au-delà du droit au bonheur existe le devoir du bonheur. Nous pouvons montrer la route à ceux qui la cherchent. En nous changeant nous-même, nous faisons le meilleur travail que l’on puisse faire pour aider les autres. [Paul Dewandre]

  16. Psylogue

    Dire que les préjugés généraux que l’on a sur les médias sont erronés c’est avouer que l’on est totalement aveugler par les informations, à prendre n’importe quoi en bouche sans réfléchir sur le font des choses mais en se basant sur la forme. Je pense que le travail sur soit même à effectuer pour sortir du groupe est bien plus complexe que vous croyez…..

  17. GillesF

    Bonjour Michael,

    Non je ne suis pas un mouton mais après tout on peut être un mouton heureux. Tu donnes une connotation négative à l’aspect moutonnier alors que l’on peut y voir des avantages.

    Vaut-il mieux être un mouton heureux ou un ours solitaire? Car je crois que la plupart des moutons sont heureux de la vie qu’ils mènent.

    Après tout, si tu vis comme toute le monde la vie te parait plus simple, tu n’as pas à supporter le regard désapprobateur des autres.

    Je me souviens de ce couple de gagnant du loto qui passait à la télévision et qui avait gagné une très grosse somme et dont le mari indiquait qu’il voulait rester conducteur de bus. Pour lui l’aspect routinier du travail avait quelque chose de sécurisant et cela lui donnait également un statut social. C’est ça à mon avis que tu n’as pas pris en compte dans ton article. Le travail est ce qui définit la plupart des gens, d’ailleurs la question que l’on pose souvent à quelqu’un que l’on ne connait pas est: qu’est ce que tu fais dans la vie (sous-entendu quel est ton travail?). Donc après peu importe son salaire.

    Pour les achats, notre comportement d’acheter sans négocier vient de notre éducation. Cela n’est pas le cas dans d’autres pays comme la Chine ou les pays du magreb.

    Je t’ai trouvé un peu trop aggressif dans ton article (mais c’est ton ton je pense). Pour qu’il y ait des leaders il faut qu’il y ait des suiveurs. Pour qu’il y ait des originaux il faut des gens communs …

    1. Post
      Author
      Michael

      Je suis d’accord avec toi : les 2 moyens d’être heureux c’est soit d’avoir des exigences très basses (être un mouton), soit d’essayer d’accomplir son potentiel.
      Etre un mouton n’est pas mal en soit, ce n’est simplement pas ce que l’esprit riche prône !
      L’histoire du gagnant du loto qui veut continuer à conduire son bus est folle : pourquoi avoir joué dans ce cas ? N’est-ce pas triste de ne pas envisager d’accomplir un talent maintenant qu’il n’a plus à conduire un bus ?

  18. Pingback: Se faire peur avec ce que nous désirons | Nouvel Homme

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  19. daniel

    krisnamurti disait que nous étions élevés sur le mode comparatif et de ce fait nous ne sommes jamais nous-mêmes.
    Il disait aussi que l’éducation commence par celle de l’éducateur.

    Pour ma part je pense qu’il est bien de vivre comme un mouton du moment que l’on est heureux de cet état.

    Bien que la nature vous pousse à évoluer et à actualiser votre potentiel, il me semble que la plupart des vocations et entreprises humaines sont motivées par la recherche de l’approbation et s’éloignent de l’intégrité de l’individu.

    Bref évoluer oui, même dans le douloureux état de la sublimation des habitudes néfastes , mais pas pour suivre les canons culturels. Evoluer, grandir par rapport à soi-même et pas pour autrui.
    Dans la nature, les moutons suivent leur programmes biologiques et ils devrait en être ainsi pour les individus.
    De toute façon, certains pensent que le libre arbitre n’existe pas.
    Ou d’autres pensent que nous ne vivons pas dans un monde mais c’est le monde qui vit en nous. D’où la fameuse sentence : Connais toi toi même.

  20. Charly

    Mille (dix mille ?) merci pour cet article !
    C’est l’un des tous premiers que j’ai lus sur le thème et je dois dire qu’il a énormément participé à mon envie de vivre autrement qu’un simple mouton !

    Et la phrase : « Pour lui, le travail est encore une autre tartine de merde qu’il faut se manger tout au long de sa vie » est une phrase culte pour moi à présent. Elle m’a vraiment marqué !

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