Devez-vous rester dans votre boulot pourri ?

Michael Ferrari Améliorer sa vie, Démarrer un business, Esprit riche, Psychologie de l'argent, Réussite et succès, Richesse et argent 18 Commentaires

I HATE MY JOB

Image par mikecolvin82

Rendons-nous à l’évidence : parfois nous tombons sur un poste de travail que nous haïssons. Que devriez-vous faire lorsque ça arrive ? 2 pistes s’offrent à vous !

Partir ou rester. Attendez ! Voici un peu plus d’explications 🙂

Ne soyez plus jamais frustré au boulot.

J’ai eu mon lot de petits boulots ou même de boulot « d’adulte » qui étaient totalement ennuyeux. A chaque fois, la question qui se pose est : dois-je rester ? Par exemple, dans mon boulot où je vendais des téléphones portables et des abonnements, j’ai beaucoup appris d’un commercial dont c’était le « vrai » métier alors qu’il s’agissait d’un gagne-pain pour moi. J’ai revu mon jugement sur cette profession, j’ai découvert la structure des rémunérations dans ce domaine pour les agents de terrain. Plus tard lorsque j’étais pompiste, j’ai découvert un autre aspect très intéressant : la vie de « quartier » autour d’une station-service et surtout un point important : le raisonnement qui pousse les clients à choisir cette station plutôt que l’autre du même réseau 15 km plus loin ou celle de l’hypermarché 5 km après.

Partir ou rester

Vous pensez que votre boulot est vraiment irrécupérable. Chaque matin est une épreuve dont les étapes sont, à chaque fois, difficiles à franchir. Vous avez l’impression que vous êtes sur le fil chaque jour, prêt à abandonner et à tout arrêter au moindre inconvénient supplémentaire qui serait ajouté.

Dans cette position, vous voulez partir mais quelque chose vous en empêche, qu’il s’agisse de la sécurité de l’emploi, de l’argent ou des crédits que vous devez payer par ailleurs.

Si l’on vous demande pourquoi vous voulez partir, vous ne savez parfois pas par où commencer : les collègues, le patron, le salaire, l’ambiance, le boulot, la distance de votre domicile… Tout semble assez confus mais la plupart du temps vous n’éprouvez pas fortement ce besoin de partir : vous pensez que l’herbe n’est pas si verte ailleurs. Vous encaissez votre frustration.

Au lieu de préparer votre prochaine étape, votre prochain emploi ou l’amélioration de vos conditions de travail vous passez l’essentiel de votre temps à être cynique et à ronchonner dès que l’on vous donne un peu de travail. Si vous avez réussi à sortir de l’écran radar de vos chefs et à vous aménager une zone noire dans l’entreprise, un territoire où personne ne sait ce qu’il se passe, vous éprouvez une certaine fierté même si vous vous demandez parfois si cela n’aura pas de conséquences sur votre futur employabilité et que dans l’immédiat vous souffrez d’être à peu près inutile.

En fait, vous restez car vous pensez ne pas pouvoir trouver le job idéal et vous avez bien raison car il n’existe pas. Vous pensez peut être que si là haut ils se tapent de gros bonus, la moindre des choses que vous puissiez faire, c’est d’empêcher aussi passivement que possible de faire grossir ce bonus. Si l’entreprise gaspille, ce n’est pas à vous de tenter de recoller les morceaux.

Et si le problème venait de vous ? Lorsque dans une situation donnée vous ne trouvez que des problèmes, c’est peut être que vous êtes le problème.

Est-ce que le boulot vous force à vous remettre en question ? Est-ce qu’il ne respecte pas certaines de vos valeurs ? Est-ce que vous trouvez qu’il vous limite et n’utilise pas votre potentiel ?

La troisième voie

L’autre chemin, c’est un travail intérieur. Toutes les réponses du monde ne résoudrons pas vos problèmes internes : vos croyances et vos envies qui produisent votre comportement et créent cette frustration.

Dans tous les cas, selon toute probabilité, vous allez partir de votre boulot un jour ou l’autre. Voici quelques pistes pour arrêter de vous inquiéter pour votre avenir et voir de manière positive votre poste, quel qu’il soit.

Chercher à en apprendre le maximum

L’un des conseils clés que je peux vous donner, c’est de chercher à en savoir le maximum sur votre boulot. Cette idée est assez révolutionnaire si jamais vous n’avez fait qu’être cynique ou si vous avez passé votre temps à trainer des pieds mais c’est une idée profonde :

lorsque je travaillais comme pompiste, j’aurais pu penser que vendre du carburant est bête et ne requiert aucune compétence particulière. Je suis certainement passé par cette phase où l’on se demande « c’est tout ce qu’il y a à faire? » mais j’ai pu la dépasser ; c’est une question de santé mentale. Pour vendre du carburant, une demi-journée suffit pour connaitre les bases. Il ne s’agit pas de vouloir être d’un positivisme béat et se donner les apparences d’un winner mais il s’agit de se positionner pour aller dans la bonne direction, avancer vers votre prochaine étape.

J’ai ainsi appris pleins de choses sur la manière dont est organisé un réseau de franchise, comment sont planifiées les livraisons, eu une réponse à la fameuse question « y-a-t-il de l’additif dans le carburant de marque »,  découvert les différences mécaniques qu’impliquent les carburants, discuté avec des passionnés de moteurs…

Vous rendrez votre boulot intéressant.

Voici l’histoire du fondateur de l’un des gros laboratoire privé de son époque (Voir sa fiche). Harlan Howard servait des plats et nettoyait la machine à glace à la cantine de l’école pendant que les autres élèves jouaient à l’extérieur. Il avait horreur de ce boulot mais vu qu’il devait le faire, il décida d’en savoir le maximum. Il étudia la glace : les ingrédients, comment était-elle fabriquée, par quel processus ? Il étudia l’aspect chimique de la glace et pour cette raison, il devint l’un des meilleurs élèves dans le cours de physique-chimie.

Le sujet lui plaisait tellement qu’il poursuivra ses études dans le secteur. Il reçu des récompenses pour ses travaux et ayant des difficultés à trouver du travail, il créa un petit laboratoire dans son sous-sol. Peu après une loi exigea de compter le nombre de bactéries dans le lait et il était immédiatement en mesure d’offrir le service. Son entreprise décolla.

Si tout ce que vous avez est une poignée de citron, faites une citronnade.

Pour cette même raison, faites du mieux que vous pouvez pour utiliser à bon escient votre temps. Les choses sont ainsi que si vous êtes négatif et résigné vous ne vous donnez pas la possibilité de changer de poste et de passer à autre chose. Vous vous enfermez dans ce que vous faites jusqu’à ce que quelqu’un le remarque et fasse en sorte de vous faire partir, de grè ou de force.

Quel que soit votre boulot, il y a de multiples dimensions que vous pouvez explorer et apprendre. Vous pouvez définir vos propres indicateurs et mesurer vos résultats selon vos propres critères et essayer de les améliorer : faites-en un jeu.

Prendre son travail comme un jeu est l’un des meilleurs moyens pour passer une bonne journée. Jeu ne signifie pas qu’il faut passer la journée à plaisanter et à tourner dans les couloirs mais au contraire qu’il faut s’amuser dans ce que vous faites en produisant des résultats. Très peu de chefs vous recommanderont ceci de peur que le message soit mal compris mais c’est pourtant un excellent moyen de gagner de l’enthousiasme.

Pour qui travaillez-vous ?

Le dernier point, c’est de savoir pour qui vous travaillez. Je pense que l’on peut faire 2 grandes catégories : ceux qui travaillent pour les autres et ceux qui travaillent pour eux. La limite n’est jamais claire bien entendu mais ce que je veux vous dire, c’est que vous pouvez tout à fait travailler pour vous en travaillant pour les autres : si vous cherchez à vous enrichir et à créer une expérience intéressante vous travaillez pour vous.

Celui qui travaille pour les autres considère qu’il fait ce pour quoi il est payé. Si vous échangez directement votre temps contre de l’argent, vous travaillez pour les autres : si vous en profitez pour apprendre, vous créez une valeur supplémentaire que vous pouvez réutiliser. Celui qui travaille pour les autres pense que c’est à l’entreprise de le former et que c’est bien dommage pour elle si elle ne lui donne pas les moyens de mieux travailler. Il pense que l’entreprise perd beaucoup et ne voit pas que celui qui est touché en premier, c’est lui. Celui qui est perdant ici, c’est celui qui attend. L’entreprise n’a que faire de vous : moins vous êtes compétent, plus vous êtes remplaçable.

Ne vous faites pas d’illusion : l’entreprise n’est pas là pour vous former. Ce n’est pas sa raison d’être : elle est là pour vendre et rendre un service. Former ses équipes est un moyen pour y arriver mais pas seulement. Ce peut aussi être en formalisant les processus de travail pour que les qualifications requises soient minimales comme ce que font les franchises. En rabaissant le niveau requis, vous limitez le besoin en formation. Ce modèle marche très bien.

C’est pour cette raison que vous devez travailler pour vous, apprendre et vous former. L’entreprise sera heureuse d’avoir quelqu’un comme vous et, mieux encore, vous deviendrez une entreprise à vous seul : capable de travailler pour les meilleurs clients. La véritable sécurité est ici, pas dans la création d’obligations contractuelles.

Commentaires 18

  1. Très bon article! Je viens de découvrir ton site mais j’aime d’or et déjà ton style d’écriture.

    Trop de gens pensent que le problème est dû à un nombre infini de facteurs extérieurs. Pourtant, ils semblent avoir déjà oublié que c’est eux-mêmes qui ont trouvé cet emploi!

    En effet, il est toujours important d’apprendre. Après tout, c’est la clé du succès pour la réussite à long terme.

    Je dois y aller. À la prochaine! =)

  2. Super article, encore une fois : ) Comme CC le souligne dans son commentaire, trop de gens oublient souvent que leur boulot pourri, c’est eux-mêmes qui l’ont trouvé!

  3. Juste un petit mot pour dire merci : ton histoire de station service m’inspire et me motive à « fouiller » plus loin que ma routine.

    (c’est pas le commentaire du siècle, mais c’est sincère !)

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    Merci pour vos commentaires !
    Effectivement l’idée c’est de lever la tête du guidon et d’avoir un déclic qui permet de remarquer de nouvelles choses 🙂

  5. Très bon article, je viens de démissionner pour les mêmes raison évoqué dans ton article, tu n’imaginera pas le tant de question que je me suis posé avant ou après cette décision mais une chose est sûr c’est que je sais ce que je veut et comment y arriver, d’ailleurs quand j’étais entrain de lire ton article c’est comme si quelqu’un a projeté ma vision des choses dans un article. encore merci et bonne continuation…

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  8. salut
    c’est mon trosième boulot de merde et j’ai fais une dépression sévère à cause de cela ….. j’aime bien ton article , c’est vraiment très positif et je crois que ça me fait beaucoup de bien de voir les choses de cette manière!
    merci du fond du coeur .

  9. La citation « Si vous avez un problème c’est que c’est vous le problème » est un peu facile …

    Travailler pour soi avant tout, se former apprendre est la meilleure des stratégies en effet, rien ne sert de se morfondre. Le seul cas ou il faut quitter un travail est quand il y a un danger grave pour sa santé physique.

    Par contre je ne suis pas d’accord avec toi quand tu dis l’entreprise sera heureuse si … non ton responsable sera heureux si … et dans les grandes sociétés ton responsable est rarement celui qui décide. Ton raisonnement a un sens dans les PME où le patron te connait et ou tu n’es une ligne avec un nombre sur une feuille Excel.

  10. C’est bien beau tout ça…mais en apprendre au maximum sur le sujet..bien mais la matière m’emmerde au possible…je ne VEUX RIEN y apprendre car le milieu me dégoûte. Je suis obligée de ronger mon frein en attendant d’avoir assez d’ancienneté pour bénéficier d’un bilan de compétence…en attendant..

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  12. Devenir riche en travaillant?!…. Quelle blague!…Depuis quand le travail en tant que tel a t’il enrichi quelqu’un? Non non…. c’est plutot faire travailler les autres pour une poignée de cerise et les petites combines qui enrichissent… Ne dites pas le contraire… ceci est vérifiable à tous instants…

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  13. Le seul soucis, il est souvent, que des salariés déjà en place, ne font pas ce travail, d’amélioration continu, c’est à dire qu’ils croient déjà tout savoir, alors que vous, vous cherchez en permanence, à vous former, quitte à apprendre grâce aux autres. Sauf que lorsque l’on légitime le nivellement par le bas, qui vient du haut, même si vous faîtes le maximum, pour en apprendre le plus possible, au final, l’on se sert de vous et c’est le dessus de la pyramide qui gagne. Cela est très regrettable, il ne sert plus à rien aujourd’hui de croire, que l’on vit dans le monde des bisounours. C’est du chacun pour soi, avec la culture de l’egoisme qui est poussée à l’ extrème. Qui sera le plus habiles à faire croire, qu’il est plus compétents ou méritants. En réalité, beaucoup trop de personnes, parfois depuis le haut de la hiérarchie, croient au mac, ils veulent du magot plutôt que de savoir le créer. Et c’est le plus lâche qui gagne et le plus sournois qui gagne. Il es difficile après, d’expliquer à la prochaine entreprise dans laquelle l’on postule, si la boite ne vous a pas gardée, ce n’est pas du faîtes de vos efforts et de votre sérieux mais de l’efforts de quelques personnes, qui se la jouent usual suspect ou le dernier survivant..

  14. C’est le genre de site inutile, avec des phrases toutes faites, de la psychologie de seconde zone et des principes qui ne sont que du vent…
    Il y a deux types de boulots dans une société exsangue économiquement:
    1. le boulot des pistonnés (exemple: 35h par semaine payées 1800 par mois avec plein d’avantages…)
    2. le boulot des gens non pistonné (vendeur chez K par K par exemple, 70 par semaine payées 1800 euros par mois!)

    Arrêtez de vous remettre en question car dans une vraie société démocratique, (la France des années 60 par exemple) pas celle d’aujourd’hui (oligarchique et financière), une société bien organisée doit permettre à ses concitoyens de trouver un travail digne et convenable financièrement.
    Dans une démocratie où l’État nation veille au bien être de ses concitoyens, chaque personne doit pouvoir choisir de travailler où il le souhaite et de quitter son boulot quand bon lui semble.
    Sinon, à quoi bon respecter les lois! nous ne sommes pas des esclaves!

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      C’est le genre de commentaire inutile, avec des phrases toutes faites, de la psychologie de seconde zone et des principes qui ne sont que du vent…

      Tu vois on peut le coller à n’importe quoi 🙂

      Se plaindre de l’état, ok, mais quelle est ta proposition concrète ?

    2. Exactement, un article vraiment nul, prenez ce qui il y a à prendre ou partez pour entreprendre… On a qu’une vie !

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