Lorsqu’on parle d’argent, l’actualité ne manque jamais et je n’aurai ni la force ni le souhait d’y consacrer mon temps et mon énergie mais l’exception Depardieu mérite quelques instants.
En préalable, je dois dire que je ne connais pas l’homme et n’apprécie pas spécialement l’acteur (certainement une question de génération) mais que je lui reconnait un statut d’icône dans le cinéma Français au même titre qu’un Johnny Halliday dans la musique. C’est l’un de nos symboles.
Le départ de Depardieu de notre beau pays aurait pu passer inaperçu comme les centaines d’autres qui sont déjà parti mais c’est un peu comme si l’on délocalisait la tour Eiffel à Bruxelles (à ce rythme il n’est pas impossible que cela arrive) et c’est certainement ce qui a fait grand bruit. Le traitement politique avec les “petits mots” n’y sont pas étrangers.
Ceci étant dit sur Esprit Riche vous savez que ce que nous cherchons c’est l’indépendance financière. Autrement dit, nous cherchons à être libre de travailler ou non. Nous cherchons à ce que nos revenus ne dépendent pas de notre force de travail quotidienne. Nos voulons que les revenus de nos actifs soient un rempart qui protège notre famille. Nous construisons le style de vie que l’on souhaite et il ne serait être imposé par quiconque : fini les stupidités comme 42 ans de cotisation avant de pouvoir souffler pour ne prendre que l’exemple symptomatique d’une retraite illusoire.
Dans La Grève, Ayn Rand raconte l’histoire d’un monde où les productifs, ceux qui créent la richesse, se mettent en grève. Excédés par les contraintes imposées par les non-productifs, ils se mettent à l’écart et décident de se réunir entre eux laissant ainsi le monde sans créateurs. L’initiateur de ce mouvement, c’est John Galt. Celui qui organise la révolte silencieuse disant “Vous voulez nous contraindre de trop alors que c’est nous qui vous permettons de manger ? – Au revoir, débrouillez-vous sans nous.” Dans ce livre de référence, l’un des plus lus aux USA, le groupe qui vit sur le dos des productifs (que l’on peut donc qualifier de parasites) décide uniformément et non pas en regardant l’intérêt commun mais leurs intérêts bien compris et les intérêts de leurs amis, de “réguler” et retirer les avantages compétitifs qu’a acquis Hank Rearden a force de recherche et d’investissement.
Toute situation comparable, toute taxation vexatoire, tout exemple de limitation de liberté ou encore toute comparaison où ceux qui ne produisent pas décident comme ceux qui produisent doivent le faire ne serait plus si hasardeuse…
L’histoire récente de Depardieu a comme un air d’Atlas Shrugged et Depardieu une odeur de John Galt. Peut-on le considérer comme un “productif” au même titre qu’un Hank Rearden, l’un des capitaine d’industrie qui lance le mouvement ? C’est discutable. Ce qui ne l’est pas, c’est que Depardieu a fait tourner la machine économique France et a payé sa part d’impôts (145 millions en 45 ans semble-t-il). Il ne coûte pas à l’état, il rapporte.
Mais les conditions de son départ font tâche. Les remarques de certains politiques sont étonnantes. Le fait qu’il ait répondu a quelque chose d’intéressant. Dans sa réponse je retiens notamment le fait qu’il se dit être un citoyen du monde et un être libre : cela pose une épineuse question à toutes les politiques de taxation qui considèrent que les citoyens appartiennent d’une certaine manière à son état. On ne compte pas les centaines de jeunes qui émigrent parce que tout simplement les promesses sont désormais bien plus fortes dans des pays comme le Canada, les Etats-Unis, la Suisse et même l’Allemagne pour ne citer qu’eux. Qu’advient-il de l’investissement fait par le pays dans ce cas ? Il part temporairement en fumée.
C’est le règne de l’individu. Dans ce règne, l’individu choisit son lieu de vie en fonction de ses intérêts personnels. On peut estimer que c’est bien ou non mais c’est un fait. Ce qui était réservé aux entreprises est depuis plusieurs années amplifiés par les moyens technologiques et bien entendu par les incitations financières à partir… ou à rester.
N’oubliez jamais que vous travaillez 6 mois dans l’année pour payer vos impôts. (faites le calcul) Que feriez-vous si un pays vous propose de ne travailler que 3 ou 4 mois ?
La question est plus large que le départ d’une personne. Comme je l’ai dis lors de mes 2 dernières interventions dans les médias (chez RFI et Europe 1) : l’argent est mal vu en France malgré la puissance phénoménale d’Esprit Riche 🙂
Le président précédent a fait croire à tous que riche = Jet set bling bling, l’actuel n’aime pas les riches. Nous voilà bien avancés. La véritable question est : peut-on s’installer où l’on souhaite ? Sommes-nous vraiment libres ou sommes-nous une partie d’un bilan comptable national ? Si vous avez un produit qui ne se vend pas, vous pouvez toujours accuser vos clients d’être des minables mais cela ne changera rien.
Mon avis sur la question, c’est que Depardieu a bien le droit, et c’est un droit fondamental, d’aller s’installer où bon lui semble. Je ne connais pas tous les éléments qui ont pesé dans sa décision mais si ce n’était que 100 % financier ce serait toujours l’exercice d’un droit fondamental individuel.
Quel est votre opinion sur son départ ?
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