Défi frugalité N°7 : N’achetez plus jamais au prix fort

Michael Ferrari Faire des économies 12 Commentaires

Ne les nourrissez plus !

Ne les nourrissez plus !

Pourquoi payer le prix fort pour les choses alors que très régulièrement des soldes sont organisées ?

Êtes-vous l’un de ces acheteurs compulsifs ? Faites-vous soigner !

Imaginons que vous ayez un budget vêtement de 700 € par an : cela représente 60 € par mois. Vous pouvez diviser par 2 cette somme en faisant attention !

J’aime bien acheter un beau costume régulièrement et croyez moi, ce n’est pas dans un grand magasin à Paris que je fais ça. L’une de mes dernières acquisitions vient de vente-privee.com où le costume de bonne facture était soldé à 60 %. Je l’ai payé une bonne centaine d’euros au lieu de son prix normal qui était plus de 250 €.

Aussi, à partir de la lecture de cette article, vous n’achèterez plus de vêtements neufs. Les magasins s’amusent à organiser de grandes braderies au moins de fois par an (légalement) et il est possible de trouver de très nombreuses liquidation ou ventes de sur-stock dans des magasins ou en ligne (sur les sites de vente privée). De nombreux magasins proposent des ventes dégriffées sur le même principe et là encore les articles sont proposés avec un gros rabais.

Cela ne s’arrête pas aux vêtements mais concerne aussi les produits électroniques et parfois les produits culturels. Par exemple, si vous choisissez d’acheter une télévision d’une fin de série, vous allez faire une bonne économie sur le prix d’achat. Voulez-vous vraiment le dernier modèle ?

Si vous payez sans réfléchir c’est que vous avez beaucoup d’économies possibles à réaliser. Considérez votre style de vie comme luxueux !

Achetez en ligne

Achetez soldé

Achetez d’occasion

Économie possible : de 30 à 300 € par mois

defifrugalite

Commentaires 12

  1. therealdoc

    Le problème que je rencontre avec les vêtements achetés sur le net c’est qu’ils sont souvent taillés pour des gens trés minces (genre les jeans avec la mode du slim).
    Donc si j’achète sur le net il y a 1 chance sur 2 que je ne le mette jamais et ça c’est mal 🙁
    Ma copine, que j’ai réussi à convaincre de faire attention avant d’acheter, a trouvé une parade : elle achète chez Mango sur leur site internet et si ça ne lui va pas elle peut le rapporter ou l’échanger en boutique.

  2. Post
    Author
    Michael

    Oui, c’est le bémol d’internet. Une autre parade c’est d’acheter toujours les vêtements de la même marque ou de les avoir essayé en boutique auparavant (ben quoi ?).

    Je n’ai jamais eu ce problème mais c’est le plus gros frein à l’achat sur internet. Des sites comme Zappos.com offre un service de retour gratuit pour les articles commandés (US seulement) ce qui permet d’être plus confiant.

  3. therealdoc

    Pour les vêtements de la même marque cette astuce peut fonctionner, ou pas …
    Je m’explique : j’aime bien la marque nike (oui je sais c’est pas frugal), mais un teeshirt de cette marque peut être pile poil à ma taille et un autre modèle de cette même marque peut avoir une coupe qui me serre aux épaules. Pour certaines marques il n’y a pas vraiment de « gabarit ».
    Pour l’astuce d’essayer d’abord IRL c’est pas mal et puis ça me permet de toucher le produit car je suis très kinesthésiste dans mes achats.
    Attention aux achats de chaussures sans essai préalable …
    Zappos a tout compris sur ce point, dommage que je ne connaisse pas d’équivalent en France.

  4. babar

    Etant commerçant et issu d’une famille de commerçants, je pense que malheureusement tout le système est en train de glisser.
    Globalement, et quel que soit le produit concerné, on trouve 3 canaux de distribution:
    _ le commerce indépendant
    _ le commerce intégré dans lequel j’intègre aussi les pseudo-indépendants que sont les franchisés, bien souvent de simples salariés déguisés d’un groupe
    _ les distributions alternatives (internet en tête)

    Aujourd’hui, le consommateur est complètement perdu et achète (à tort) de la remise en pensant faire une affaire. Certains sont d’ailleurs spécialisés (et à nouveau internet en tête dans la vente à la remise (de prix parfois majorés au départ ou encore de fin de séries achetées à bas prix).

    Le consommateur malheureusement achète un prix et non plus un produit, écartant totalement les notions d’une part de qualité (et donc de durabilité et de profitabilité) et d’autre part de rapport qualité-prix (et donc réellement d’investissement le plus « malin »).
    On veut tout (et si possible tout de suite) et surtout en renouvellement le plus fréquent. Voilà pourquoi l’ère du jetable est si vive aujourd’hui (et les quelques sursauts écolo de « consommation durable » n’y font pas grand-chose…).

    Or le commerçant (et plus encore le grand groupe, que ce soit la grande distri ou pire un fond de pension ou autre, bref, un groupe financier, il n’y a pas d’autre descriptif) recherche à maximiser son profit.
    Les 2 effets de levier étant soit d’augmenter le prix de vente, soit de diminuer le prix d’achat (voire d’optimiser ses coûts fixes mais pour un commerçant, qu’il soit indépendant ou franchisé, c’est délicat). Le 1er levier étant difficile à actionner (sauf stratégie commerciale spécifique), il faut donc mieux acheter. Longtemps, ce fut synonyme d’achats en quantité (la fameuse grande distri et ses économies d’échelle). Aujourd’hui c’est fini et la variable d’ajustement, c’est la qualité: on fournit un produit de plus en plus merdique (quitte à augmenter ses services associés) pour baisser sans cesse le prix!

    Cela pose un débat beaucoup plus large sur la société de consommation que nous voulons. Loin de moi l’idée de la rejeter mais comment voulons-nous l’organiser?
    J’ai vu ce matin un reportage sur une action d’un syndicat de producteurs de légumes: le responsable pointait du doigt le hard-discounter « Ed » qui n’avait dans ses rayons que 2% de produits français!!!
    Voulons-nous manger des fraises en plein hiver qui viennent du bout du monde ou consommer un produit sain et local?
    Voulons-nous acheter une paire de chaussures made in China qui dans 2 mois ne sera plus présentable ou se faire plaisir avec de beaux souliers dont on prendra soin?
    Voulons-nous acheter un nouveau baladeur MP3 tous les 18 mois sous prétexte d’une fonction (souvent inutile) et d’un design nouveaux?
    Voulons-nous engraisser les financiers en achetant du cheap dans des boutiques placées aux emplacements (hors de prix) « stratégiques » (CC, grandes avenues)?
    Voulons-nous chercher sans cesse à acheter moins cher un produit pour économiser un peu, au détriment de nos emplois locaux (on en reparlera dans qq années quand lesdits sites internet seront délocalisés directement dans les pays producteurs…)!?

  5. Post
    Author
    Michael

    Les voies de la consommation sont impénétrables…

    Il est vrai que le prix ne suffit plus à convaincre, il faut aussi que ça soit de mauvaise qualité pour que la personne ne se sente pas engagée avec un produit qui va lui rester sur les bras longtemps.

    Blague à part, je pense aussi que la qualité (merci la Chine) est la variable d’ajustement. Il faut voir l’avantage énorme pour le commerce : prix canon et deuxième transaction plus proche que si le produit était durable.

    Le fait d’être conso-citoyen est un mouvement de fond qui se développe (acheter local, consommer de saison…) mais le tiraillement entre bonne conscience et portefeuille est permanent et chaque achat est un arbitrage à faire…

    Le fait d’être frugal et de ne pas chercher le bonheur dans la consommation est salutaire me concernant, c’est bien pour ça que j’en parle !
    Excellent livre à ce sujet :
    http://esprit-riche.com/esprit-riche-a-lu-le-bonheur-paradoxal/

  6. babar

    Merci pour le bouquin, il était justement sur ma liste « à lire » 😉

    Je pense justement qu’être frugal en terme de consommation, c’est de chercher « l’achat juste » et pour moi cela ne passe absolument pas par des produits de très basse qualité à renouvellement rapide.
    Un excellent exemple (qui malheureusement aujourd’hui est devenu un phénomène de mode et a dépassé son cadre), c’est la marque American Apparel
    http://fr.wikipedia.org/wiki/American_Apparel

  7. therealdoc

    Il est vrai qu’on a tendance à réagir en terme de cout d’achat strict en se disant si c’est moins cher tant mieux …
    Mais est ce vraiment toujours une bonne affaire de payer moins cher sans regarder la qualité ?

    Un exemple vécu :
    Ma copine achetait ses vêtements chez Kiabi car c’était pas cher. La qualité était nulle car après une saison les fringues étaient tellement délavées, décousues et informes qu’elles allaient à la poubelle. Prix moyen des pantalons 20€, durée 3 à 6 mois
    Depuis 2 ans j’ai réussi à la convaincre de mettre plus pour une meilleur qualité. Pour une moyenne de 30€ elle s’achète des marques en promo. Résultat : 2 ans après les vêtements sont encore en bon état.

    Vaut il mieux investir 20€ pour un pantalon qui fera 3 à 6 mois ou vaut il mieux investir 30€ dans un pantalon qui fera plusieurs années ? pour ma part j’ai choisi de miser un peu sur la qualité et du coup je me paie le luxe d’être mieux habillé ET de faire des économies.

  8. Rémy

    Je pense que le problème est de trouver des produits de qualité sans payer la marque.

    A partir du moment ou la cible commerciale est le luxe, les marges s’envolent.

    Le très bas de gamme trouve une clientèle, le très haut de gamme aussi, une clientèle intermédiaire (qualité suffisante et prix correct) n’est pas une cible marketting actuelement.

  9. Post
    Author
    Michael

    Les produits de qualité et sans marque existent mais je vois ça comme une cible qui bouge : c’est un positionnement temporaire, une transition entre le début de la commercialisation et la création d’une marque puissante. Une fois la notoriété acquise, les prix grimpent et parfois la qualité baisse.

    C’est tout de même le meilleur rapport qualité/prix 🙂

    J’ai le souvenir que étant petit, je ne voulais pas de chaussures premier prix, pas tant par conformisme ou pour le côté esthétique (si un peu) mais surtout car j’avais remarqué qu’une paire de chaussure de marque durait 2 à 4 fois plus de part la solidité intrinsèque et aussi, il faut le dire, car j’étais plus soigneux avec 🙂

  10. Post
    Author
  11. meli

    Bonjour,
    Pour mon copain, les soldes sont un non-sens, il ne conçoit pas qu’une personne puisse acheter un produit moins cher alors que tout le monde l’achète au prix « normal », « tout service/travail mérite salaire, etc ». Du coup il ne cherche JAMAIS à acheter moins cher et ça ne lui pose aucun problème d’acheter une paire de chaussures à 90€ en magasin alors que sur internet elle est à 30€… Je crois que je n’arriverai jamais à le convaincre. Des conseils ?

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