Comment une hypothèse fumeuse et des présupposés peuvent pourrir une relation

Michael Ferrari Améliorer sa vie, Management et leadership Laissez un commentaire

Mars gets spiritual
photo credit: dan taylor

– « …mais je pensais que tu savais ! »

– « Mais non, tu me l’apprends. Comment j’aurais pu savoir ? »

– « Si tu ne savais pas, ça change tout. Je comprends mieux ta réaction. »

Voila comment se termine l’engueulade au bureau. Cette situation est très fréquente et j’ai appris cette leçon de la manière la plus claire qui soit. Combien de fois cela m’est déjà arrivé ? Trop. Est-ce que cela m’arrivera encore ? Je ferais tout pour que non ! Voilà pourquoi :

Il existe un très grand nombre de situations dans lesquelles les gens ne se comprennent pas. Lorsque cela arrive, les choses ne se passent généralement pas très bien. Aussi, il est préférable que vous identifiez plusieurs éléments pour déterminer si vous avez des présupposés (il y a de bonnes pour que oui) ou si vous avez en tête une hypothèse fumeuse. Si vous avez des présupposés, vous allez partir du principe que l’autre sait. Le plus souvent de manière inconsciente. « Comment ne peut-il pas savoir ça ? » sera votre moyen de cautionner votre raisonnement.

Sur la base de vos présupposés qui ne repose sur presque rien, vous allez émettre une hypothèse. « En fait, ce qu’il veut c’est que je démissionne », « Je suis sur qu’il veut juste obtenir son bonus et qu’il se fout de mon projet »…

Comment désamorcer ce genre de conflit enterré ?

L’incompréhension nait de plusieurs facteurs.

Présupposés

Les présupposés sont terribles. En PNL (programmation neuro-linguistique) , le présupposé type est : « la carte n’est pas le territoire » qui énonce très simplement une idée : les pays tels que nous les connaissons actuellement ne sont qu’un découpage arbitraire du monde.

Dans la vie de tous les jours, les présupposés ont la vie dure.

Par exemple, un présupposé que j’ai entendu très souvent ces derniers mois : « L’Allemagne c’est moche ».

Cette phrase simple composée de 4 mots est lourde de sens. Voici ce qu’elle suppose :

  1. on peut juger de la beauté d’un pays
  2. tous les pays ne sont pas aussi beau les un que les autres
  3. je connais l’Allemagne
  4. je sais ce qui est beau et ce qui ne l’est pas
  5. je suis capable de juger ce qui est beau et ce qui ne l’est pas
  6. mes valeurs sont universelles
  7. mon avis est universel

Sans pousser plus loin le raisonnement, une phrase simple implique beaucoup de choses…

Dans l’entreprise, les présupposés sont nombreux. Peut être plus nombreux qu’ailleurs tant la confiance est difficile à créer et à maintenir.

Un moyen simple de couper court à 80% des problèmes c’est ça :

Ne partez jamais du principe que la personne en face à le même niveau d’information que vous.

C’est très simple et ça résoudra la majorité des problèmes. La plupart du temps, l’autre personne n’a pas le même niveau d’information. Pire, si elle l’a, elle a surement compris et intégré l’information d’une manière différente de la votre. Il est donc essentiel de commencer par se mettre d’accord sur le niveau d’information requis pour cette discussion. Vous DEVEZ vous poser cette question : « Quels sont les informations nécessaires pour que l’on discute en confiance ».

Niveau de confiance

En premier lieu, le niveau de confiance entre les protagonistes joue un rôle primordial. Par exemple si on compare une situation où le niveau de confiance est bas et une situation où la confiance règne : il n’y a aucun rapport.

Lorsque la confiance manque, tout le monde est pénalisé. Les discussions ne sont pas franches, chacun pense que l’autre à une idée derrière la tête. Chacun veut juste ne pas y laisser des plumes en acceptant, en disant ou en faisant quelque chose. L’un essaie d’imposer son choix à l’autre. La méfiance règne et tout le monde paye une taxe invisible : celle de l’inefficacité.

Construisez une relation de confiance. C’est un travail quotidien, régulier.

Intentions

Ensuite, l’incompréhension est alimentée par vos intentions et celles de l’autre. Sont-elles sincères ? Cherchez vous à améliorer la situation ou est qu’il s’agit simplement de faire appliquer une décision unilatérale ?

Vos intentions et vos actes parlent pour vous. Vous devez être en accord avec vous même pour pouvoir assumer vos intentions.

Pour une part il y a la loi et la justice. La justice s’occupe de punir quelqu’un qui a mal agit, qui a enfreint la loi. La confiance et l’éthique s’occupe de punir celui ou celle qui a de mauvaises intentions (supposées ou réelles d’ailleurs).

Parlez de vos intentions, agissez selon votre discours. Soyez cohérent.

Le mot de la fin :

Faites bien attention à ces 3 éléments lorsque vous devez engagez une conversation. Souvenez-vous l’efficacité est l’objectif, pas votre égo.

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