Comment faire ce que vous aimez ?

Michael Ferrari Améliorer sa vie, Esprit riche, Psychologie de l'argent 33 Commentaires

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Devons-nous travailler pour de l’argent ou choisir le travail qui nous plait ?

Faisons le point sur ce dilemme ô combien déterminant dans notre vie.

Argent et travail

La relation entre argent et travail m’a rappelé une histoire que nous avait raconté un professeur. Il possédait de bonnes compétences en électronique et avant d’être professeur il travaillait dans une usine spécialisé dans la fabrication de composants électroniques délicats : son rôle était de faire du contrôle qualité. Pour cela il devait se rendre dans son entreprise, se vêtir d’une tenue blanche et passer 8 heures par jour dans une salle aseptisée à contrôler les différentes pièces. Wow ! Très bien payé comme boulot (je suppose que le salaire inclut une psychothérapie). Au bout de quelques mois il démissionna pour devenir professeur d’électronique.

Pendant qu’il racontait son histoire je voyais bien le mauvais moment qu’il avait passé à l’expression sur son visage et à ses gestes très secs alors qu’il était habituellement calme. J’étais assez partagé : qu’aurais-je fait à sa place ? Priorité à l’argent ou à l’intérêt du boulot ?

Évidemment, le cas se présenta plus tard…

C’était un entretien d’embauche que j’ai passé à la sortie de mes études où la responsable des ressources humaines me posa cette question : « Pourquoi voulez-vous travailler pour nous ? ».

J’ai mal, très mal. Je n’avais aucune raison spécifique qui me poussait à travailler pour eux pourtant je devais absolument trouver un poste et une réponse politiquement correcte et totalement bidon lui aurait certainement suffit : « xyz est une belle entreprise et j’aimerais y contribuer ». Ce n’est pas la réponse que j’ai choisie. J’ai préféré dire ce que je pensais vraiment. La langue de bois n’est vraiment pas mon fort : « je veux gagner de l’argent ! ».

Malheur ! Grossière erreur ! Je devais venir travailler pour la beauté du geste et éventuellement être rétribué.

Je n’ai pas eu ce poste. Pour la petite histoire, j’en ai eu un autre mieux payé 🙂

J’ai travaillé quelques mois et je me suis rapidement rendu à l’évidence : je n’aimais pas ce travail pourtant bien payé. Le dimanche soir était triste car je me voyais encore retourner à ce poste qui était déprimant. Le lundi était absolument horrible. Je n’avais envie de parler à personne, j’avais mal au ventre et j’avais perdu mon envie de rire.

Mauvais choix.

Les pratiques en terme de rémunération dans les entreprises confirment ce point : si vous payez trop quelqu’un il va finir par ne plus trouver de l’intérêt dans son travail. Le salaire va retirer ce qui motivait la personne : en payant trop la personne qui exerce par passion, on tue la source même de cette passion puisque l’argent prend la place numéro 1 dans la relation entre l’entreprise et la personne.

C’est aussi pour ça que les boulots très bien payés possèdent une autre caractéristique à laquelle se raccroche les gens : le statut social.

Travail et passion

Tout le monde connait la citation de Confucius « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie« . Simple mais pourtant combien de gens vont travailler en trainant des pieds? Revenons sur cette idée que tout le monde connait mais que peu de gens applique.

Par quel moyen devez-vous gagner de l’argent ?

La question est trop générale pour qu’une réponse universelle puisse être apportée. Chaque jour certains sont prêts à vendre leur corps alors d’autres préfèreront vivre d’aides sociales plutôt que de faire quelque chose qui ne leur plait pas. Dans tous les cas, personne ne force les gens à faire ce qu’ils font.

Cependant, mon expérience sur le sujet confirme le dicton. Vous devriez travailler dans un domaine qui vous fait plaisir.

Les raisons sont nombreuses. Tout d’abord, si vous aimez ce que vous faites, vous allez vouloir faire de mieux en mieux. Tous les discours autour de l’idée de faire le pas supplémentaire, de donner le meilleur de soi et d’être pro-actif n’ont aucun sens si vous n’aimez pas votre travail.

Dans l’expérience que je raconte au début, il y a eu un responsable venu me parler quelques semaines après mon embauche du niveau de pro-activité attendu de ma part et de ce que je devais faire pour avancer dans l’entreprise. Après cette discussion, je ne croyais pas un seul mot de ce qu’il m’avait dit « Comment ça rester jusqu’à 22h ? ». Je cherchais toutes les raisons possibles derrière ce phénomène inexpliqué : technique de bizutage, intimidation…

Et bien, disons qu’il était sérieux et n’appréciait pas que je n’atteigne pas le niveau de pro-activité dont il m’avait peint le portrait, d’après lui, séduisant.

C’était tout bonnement impensable dans ma situation puisque je n’aimais pas le poste ! Je n’allais pas m’infliger plus de quelque chose que je n’aime pas !

Donc voilà où nous en sommes : pour avoir une seule raison de vouloir en faire plus, il faut que le travail nous plaise.

Quelqu’un de passionné sera plus motivé que les autres. Il réalisera un travail de meilleur qualité et les conséquences seront certainement que l’argent suivra (mais rien n’est garanti). La satisfaction personnelle sera plus importante.

Lorsque vous réalisez votre passion, vous n’avez pas vraiment l’impression de travailler. Je ne pensais pas que c’était possible avant de le faire. Le sentiment est assez grisant : quand on est habitué à associer pénibilité avec travail, le fait de ne pas avoir de journées pénibles donnent l’impression que l’on ne travaille pas. Je me sens encore assez coupable à la fin de la semaine.

Je prends un grand plaisir dans mon métier de consultant ou à bloguer et je n’ai pas l’impression de travailler. Est-ce pour autant que tout est toujours intéressant ? Non.

Seul la passion fera de vous un professionnel aguerri. Seul la passion vous rendra riche. Poursuivre un but uniquement pour l’argent est le moyen numéro 1 pour échouer. Consacrer son énergie à une activité pour autre chose que le quotidien de cette activité est de la folie pure. Si vous travaillez 50 heures par semaine dans l’unique but d’obtenir un poste ou une récompense, vous courez à votre perte. L’intérêt quotidien doit être le facteur numéro 1.

Relation temps travail argent

La discussion prends une autre dimension si l’on ajoute la composante temps. Si un travail ne doit pas être choisi en fonction de l’argent qu’il procure, je suis convaincu qu’un travail peut être choisi si le temps qu’il demande est extrêmement court pour obtenir une somme raisonnable.

Exemple : vous travaillez 2 jours par semaine dans votre domaine d’expertise. Vous n’aimez pas vraiment ce que vous faites mais comme vous êtes un expert, ces 2 jours hebdomadaires de travail vous rapporte 1000 € net et se transforment en un salaire de 4000 € par mois. Devez-vous pour autant arrêter ce travail ?

Je ne pense pas.

Il y a de nombreuses situations où la position d’expert permet d’être très bien payé pour très peu de temps. Si cela permet d’être libre le reste du temps, c’est à mon sens un très bon compromis. Le travail alimentaire à un sens s’il apporte plus que de l’argent : du temps.

Bien que courant, un travail alimentaire qui permet de survivre en travaillant 50 heures par semaine ne satisfait pas aux critères.

Le choix opposé est bien plus difficile : faut-il accepter ce boulot dans une ONG au sri-lanka payé 500 € par mois ? Évidemment, ce n’est pas pour l’argent vous allez faire ce genre de choix mais bien pour l’expérience que cela procure. L’aventure humaine n’a pas de prix. Il n’en reste pas moins que c’est un choix d’une autre nature qui n’est pas discutée ici.

Gaspiller sa vie

Vous savez que sur Esprit Riche, je m’attache à ne pas perdre ma vie à la gagner. Ce que procure l’argent reste l’objectif et l’expérience quotidienne est celle qui fait que la vie vaut le coup d’être vécue. Elle ne doit pas être négligée pour une possible future expérience. Pourtant, passer sa vie dans un travail qui ne nous passionne pas peut être assimiler à gaspiller sa vie. A jeter ces 8 heures 5 fois par semaine on fini par jeter sa personnalité, son goût pour la vie, son feu intérieur. Même si en dehors de votre boulot vous vous éclatez, je ne pense pas que ça soit un bon choix que de faire ainsi, du moins que de l’accepter comme situation définitive.

Je sais bien pourquoi vous continuez : parce que depuis tout petit, on vous a dit que travailler c’était ennuyeux, difficile et pénible. L’immense majorité des gens n’aiment pas leur travail et c’est certainement ce que vous avez retenu et intégré.

« Faites ce que vous aimez » est un doux rêve parce qu’il n’est pas le vôtre.

Tout le monde a fait en sorte que travailler soit pénible parce que c’était pénible pour ces personnes-là. Certains professeurs prennent un malin plaisir à torturer leurs élèves avec des devoirs, certaines personnes prennent à cœur de rendre difficile l’entrepreneuriat ou encore de faire regretter aux cuisiniers en herbe d’avoir choisi cette voie.

C’est aussi pour ça qu’au travail nous prenons souvent une autre personnalité au travail. Elle n’est pas forcément opposée mais elle est différente. C’est celle qui ne s’amusera pas. Celle qui ne remettra pas en cause les énormités que dit le patron. Celle qui attends 19h pour rire, s’amuser et s’exprimer. On arrive ainsi à protéger ce que l’on est vraiment de ce que l’on n’aime pas. Du moins, on pense y arriver.

Le travail n’a pas à être tout ça. Et devinez quoi ?

Tout le monde y gagne

C’est peut être le point le plus ironique dans l’histoire. Beaucoup d’entreprises ne recrutent pas des gens passionnés et c’est notamment pour ça que le service rendu au client est moyen. Les gens passionnés soulèveront des montagnes pour une idée et si vous gérez une équipe ils seront moteurs.

Voici une seule croyance que je voudrais diffuser : le travail n’a pas à être ennuyeux.

Il n’y a pas de travail ennuyeux mais seulement des gens à la mauvaise place.

Vous savez que vous êtes à la mauvaise place si vous cherchez à obtenir des bénéfices de la situation avant d’avoir contribué d’une quelconque manière.

Soyons réaliste

Ceci étant dit, restons réaliste. Tous les boulots comportent une partie non amusante et ce n’est pas pour autant qu’il faudra en changer. Tant que cela reste limité, estimez-vous heureux d’aimer l’autre partie car c’est une situation rare.

Même si c’est votre passion, un travail ne devrait vous couper du reste de la vie. Je crois au concept d’équilibre : tout doit être équilibré dans nos vies pour être durable. Une passion peut détruire (même si elle rapporte de l’argent). Votre travail ne doit pas vous éviter d’avoir des relations sociales, des activités culturelles ou sportives (éventuellement les deux!).

La passion tend à consumer celui qui la porte. Dans la philosophie traditionnelle, c’est même un concept assez négatif car il obsède le porteur et le coupe du reste.

Faire ce que l’on aime revient simplement à aimer le quotidien de l’activité. Aimer un travail pour un futur bénéfice, ce n’est pas aimer son travail mais plutôt courir après des avantages annexes comme le pouvoir ou le statut social.

Mais aimer ce que l’on fait est très difficile à obtenir. La plupart d’entre nous n’y arrive pas et la majorité n’y arrivera jamais. C’est une longue quête qui doit nous rendre humble et nous garder fier pour ce que l’on a déjà fait.

Je pense que la frustration de nombreux jeunes vient d’ailleurs de là : l’impatience face au parcours à faire pour obtenir un travail que l’on aime. Bien souvent l’expérience sera précieuse pour décrocher ce sésame. Ce n’est donc souvent pas à 20 ans que l’on tombe dessus mais quelques années plus tard…

Comment faire ce que l’on aime ?

Imaginons que vous êtes dans la situation où vous avez un boulot alimentaire et que ne savez pas comment travailler dans le domaine que vous aimez.

La chose la plus directe que vous pouvez faire, c’est d’être présent et actif dans le domaine que vous aimez : spectacle, écriture, peinture, commerce… peu importe. Certains domaines rendent la transition plus facile que d’autres mais l’idée est simple. Si vous voulez devenir réalisateur : travaillez pour faire en sorte que ça arrive. Commencez par prendre des cours, consacrez-y votre temps libre, rencontrez des gens du domaine, travaillez gratuitement en échange de l’expérience…

Un point à noter : ce sera dur de faire ça en parallèle de votre boulot alimentaire mais c’est la meilleure voie à suivre. Elle ne remets pas en cause votre équilibre actuel et vous permettra peut être d’évoluer vers un autre équilibre autour de votre passion.

Seconde chose, il est tout à fait possible que vous n’arriviez jamais à basculer pour vivre de votre passion. Est-ce pour autant qu’il ne faut pas essayer ?

Vivez sans aucun regret !

Le conseil est donc simple : faites ce que vous aimez même si ce n’est pas votre gagne pain, ça le deviendra peut-être. N’attendez pas. Commencez tout de suite !

Encore une fois, soyez intransigeant sur l’objectif mais soyez souple sur le chemin pour l’atteindre car la route peut être longue.

Êtes-vous passionné par votre travail ?

La réponse est facile à obtenir. Si la fin de la semaine est un soulagement, si le début de la semaine est une horreur, si penser à votre boulot ne génère aucun enthousiasme, si à votre boulot vous pensez à ce que vous allez faire en dehors et à la maison vous pensez à votre boulot…

Commentaires 33

  1. Venant tout juste de prendre la décision de me lancer en tant que développeur freelance spécialisé dans les applications mobile (iPhone dans un premier temps), cet article me parle.
    J’insisterai surtout sur le dernier point que tu soulignes : « Vivez sans aucun regret ». Beaucoup n’osent pas se lancer par peur de l’échec. Mais quel est le véritable échec: Arriver à la fin de sa vie et regretter de n’avoir pas eu le courage de faire certaines choses? ou essayer au risque de se tromper et de revenir au point de départ?
    Je finirai par une citation (désolé je ne me rappelle plus la source):
    « Le seul véritable échec consiste à ne pas apprendre d’un échec ».

    Bonne journée

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    Tout d’abord bravo pour ton choix ! Suivre sa passion est toujours plus difficile à faire qu’on ne le pense.

    J’aime bien aussi voir les choses sous cet angle : les choix de notre vie sont effectués en fonction de ce que l’on pense devoir faire et nos regrets sont tous ce que l’on souhaite faire. Dans ce cas, tout ce qui est important doit faire parti de nos devoirs et donc être incontournable. Le reste n’est pas important et ne vaut pas la peine d’avoir de regrets.

    Toujours se concentrer sur ce que l’on « doit » faire.

  3. Cet article me met du baume au cœur ; Je le savais déjà, mais j’avais besoin de l’entendre.
    Cela dit, la volonté est ici le moteur principal, et c’est celle-ci qui, à certaines personnes comme à certaines périodes, peut faire défaut…
    Allez, je reprends ma plume. Merci 🙂

  4. je ne peux qu’acquiesser. j’ai vecu 6 ans dans la misere en croyant à mon projet. Aujourd’hui je suis payé pour le faire … et je suis d’autant plus motivé …

    le probleme c’est que la passion, c’est un truc qu’on a, ou pas. Le 3/4 des gens n’ont que 2 reves dans leur vie : se marier et avoir une retraite.

    Autant le dire, une perspective d’avenir qui donne trop envie.

  5. Pingback: Travailler tue… « Donjipez Words

  6. Michael,

    De ton discours les pensées de ton « maître » transpirent.
    Je viens de finir son livre. En lisant cet article j’ai cru un moment que j’étais encore dedans 😉

    C’est une petite boutade mais juste pour dire que l’on sent très fortement son influence.

    Et justement la citation évoquée par Thomas Bonnin apparaît dans son livre je crois.

    Spéciale dédicace à Tim 😉

    Pour ma part je dois avoir une chance énorme ( et je m’en félicite) car je suis passionné par mon métier et je suis content d’aller bosser, les journées passent à une vitesse hallucinantes. Pas de pression le Lundi matin. Mais content quand même du WE le vendredi (c normal). Tout en étant dans une grande boîte Américaine. L’apprentissage est quotidien et ça ça me plais. Bon cela ne fais que 4 mois que j’y suis, ça doit être pour ça 😉
    Du point de vue du salaire c’est pas exceptionnel mais c’est pas non plus ridicule je n’ai pas à me plaindre.

    Allez bonne chance à tous et pour résumé c’est clair qu’il faut faire ce qui nous plais sinon c’est la perte de soi à petit feu.

    @+
    Titeuff

  7. Bonjour,
    Je trouve très intéréssant cet article. Il me parle vraiment. Jai 25 ans là et je viens de commencer ma vie professionnelle en tant qu hôtesse de l air… J étais sous charme de ce mythe mais une fois je bosse c est un autre monde. Je viens de commencer c afait déjà 4 mois mais j aime pas du tout. C est vrai que j étais passionnée au début mais la vérité ca n a rien à voir… J arrive pas à m adapter, j ai pas aimé les horraires. En plus, tu dois travailler avec des gens que tu connais pas et c est toujours comme ca… Pour certainsm ca peut etre un avantage car t es pas obligé d evoir toujours les mêmes têtes… Autre chose, la nouvelle réglementation dit que les nouveaux recrutés n ont pas le droit de faire des rotations donc là moi je fais que des aller et retour chose qui n est pas marrant du tout…
    Ce métier me colle pas du tout mais j ai peur de laisser tomber… Je passe mes journées à pleurer et à penser au prochain vol… Ce que je préfère c est de continuer mes études et faire un Master en communication, devenir enseignante…
    Franchement, c est fini le mythe des hôtesses de l air là on fait que du transport aérien…
    Réveillez vous les fillles…
    Merci

    1. Hello Nina,

      Je suis un peu surprise de ton étonnement concernant les horaires du métier d’hôtesse de l’air lol !
      J’ai été hôtesse de l’air pendant 13 ans dans 5 compagnies et 3 pays différents, donc, je connais le sujet.J’ai failli craquer quelques fois les 1ers mois,et avec du recul, ça aurait été dommage de ne pas vivre ces 13 années. Craquer, c »est souvent du à la fatigue car il faut s’habituer à ces horaires très particuliers, et il faut que tu te sente « comme à la maison » dans l’avion, ce qui prend en général 6 mois.
      Laisse toi encore 2 mois.. Les 6 premiers mois sont difficiles, c’est tout à fait normal, surtout si tu voles sur plusieurs types d’appareils .. Si en plus tu fais du long, les avions sont gros et les procédures assez lourdes.
      J’ai aussi travaillé dans des bureaux, et je trouve que c’est terrible de voir tout les jours les mêmes têtes si l’ambiance n’est pas au top..c’est une chance de découvrir chaque jour de nouvelles collègues, ce qui ne t’empeche pas de les voir pendant tes jours Off où d’organiser une rotation avec elles si tu veux les revoir.
      Et ça n’est pas réservé qu’aux hôtesses débutantes de ne pas être prioritaires dans le choix des rotations..Quand tu es nouvelle quelque part, tu n’obtiendras pas les mêmes droits que des gens plus anciens dans une société..
      La patience n’est pas réservée à ce métier..Par contre, selon les compagnies, l’échelle de la patience peut varier 🙂
      Pose toi les bonnes questions et laisse toi encore 2 mois. Fais tu ce métier car tu aimes le service à la personne sous différentes formes, les contacts humains, les voyages ( les vrais, pas des allers retours, mais 5 jours à Cuba, 3 jours Las Vegas, 5 jours Sainte Lucie par exemple)..Veux tu travailler juste en long courrier par exemple? Dans une compagnie privée, quel genre, VIP’s , low cost, nationale, rock&roll:-) ? Aimes tu l’ambiance internationale de ton lieu de travail ? Aimes tu travailler en équipage ?
      Une chose que j’ai retenue, si tu pars négative, ton vol sera très difficile…Si tu veux te donner une chance, retrouve l’envie pour les 2 mois à venir et vas y en ayant l’envie d’apprendre afin de te sentir de plus en plus à l’aise dans l’avion, et avec l’envie de passer un bon moment avec tes collègues et passagers…ça change tout tu verras..
      Et dans 2 mois, prends ta décision..Choisi la compagnie qui te corresponds, ça aussi c’est très important.

      Bonne suite à ton aventure, quelque soit ta décision.
      Patricia

  8. Plus dur…comment faire quand on sait que son taf actuel ne convient pas mais qu’on ne sait pas pour autant dans quoi se recycler?

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    Utilisez le triptyque : savoir-faire, aimer-faire, rendre service.
    Travailler chacun de ces aspects jusqu’à trouver ce qui vous va !

  10. Savoir faire :
    Réaliser des cocktails
    Gérer son stress
    Etre souriant
    Tres bonne comminucation
    Sais s’habiller
    Avoir une bonne entente avec la gente féminine
    Sais programmer en php à un assez bon niveau
    Sais vendre

    Ca c’est mon savoir faire à 18 ans et demie, vous me proposez quoi comme métier ?

  11. C’était mon objectif, que j’ai réalisé. Mais me faire exploiter et aimer ça (oui car faire des heures en + et ne peut être payé, je m’en fichais, j’aimais ce que je faisais) mais faire 70h par semaine et être payé 30h c’est une autre histoire …..

  12. Pingback: Faut-il suivre ses passions ou s’orienter vers du lucratif ? | Devenir riche à votre manière

  13. Bof, le travail c’est toujours chiant, je préfèrerais être pénard en vacances. Donc autant être bien payé vu qu’au final au bout d’un certain temps je préfèrerais être en vacances.

    Être toujours passionné par son taf au bout de 10 ans (voire beaucoup moins déjà) ça me parait tendu.

  14. je n’ai pas tout lu mais la grande partie que j’ai lu ma vraiment fait penser que la vie ne peut être vécu qu ‘ avec passion pour se que l’on fait de notre vie sinon autant Perdre sa vie .

    Et perdre sa vie équivaut a ne pas avoir vécu .

    La vie n’est pas dur s’est a nous de nous trouvez un avenir

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  16. Pingback: Le mythe de « Faites ce que vous aimez pour ne plus jamais avoir l’impression de travailler » | Devenir riche à votre manière

  17. comme c’est simpliste ! Mais à l’heure actuelle où il n’y a pas de travail pour tout le monde , travailler en aimant son travail et non pas pour vivre est un LUXE !
    Faire un travail qui me plait , malgré mes talents et ma motivation n ‘est pas accessible pour moi ( évidement, je viens d’un milieu modeste et n’ai personne pour me pistonner !), ma très forte volonté ne m’a malheureusement pas suffit ( eh, oui, déterminisme social quand tu nous tiens..)Alors comme j’ai besoin de payer mon loyer de à manger, je prends ce qu’on me donne… malgré mes diplômes…

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  18. Peut on aimer son travail pendant 40 ans ?

    J’avais une passion, quand j’étais jeune on me conseillait donc de travailler en relation avec cette passion. Mais déjà pendant mes études je em rendais compte que c’était chian au final. Après l’obtention de mon bac+5 et 1 an d’expérience (et des stages…), je viens de réaliser qu’en fait je n’aimais tout simplement pas bosser.

    Moi j’aime glander, ne rien faire, ne rien avoir à faire, ne pas être dérangé, ne pas avoir de deadline à respecter, être pénard, être tranquille, pouvoir dormir quand je le veux et me réveiller quand j’en ai envie, ne pas avoir à penser à 1000 choses, etc.. bref être en vacances…

    Mais comme je ne suis pas rentier, je suis obligé de bosser et d’attendre les weekend et les congés pour faire ce que j’aime.

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  20. Hello,

    je suis tombé sur ton article qui commence à dater car j’ai écrit un article sur comment trouver sa voie sur internet.
    Je suis tout à fait d’accord avec toi sur la relation qu’ont les gens avec l’argent.
    Certes il faut de l’argent pour vivre, mais faut-il vivre pour l’argent ?
    Nous avons la chance de vivre dans un pays qui délivre suffisamment d’aides pour survivre quelques temps pendant qu’on recherche ce que l’on aime faire alors autant en profiter.

    A bientôt.

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  22. Hmmm,
    Au prix d’une bourse, j’ai été obligé à étudier dans un domaine loin de mes rêves… Conséquence, je viens de faire un an dans le métier le plus malheureux qui soit pour moi. Je suis au bord de la déprime, et envie mes potes qui n’ont pas trouvé un boulot. Nombre d’entre eux s’occupent bien. Ils s’investissent dans la vie associative, l’écriture, la musique, etc. (Ce que je pouvais mieux faire qu’eux). Je souffre dans l’âme mais n’ose surtout pas démissionner: mon loyer et ma sœur qui vit avec moi….
    On me reconnait pourtant plein de talents… mais il me manque le courage de retourner à zéro franc ne serait-ce que pour un moment.

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