Cas concret de changement de vie : Aurelien à Sydney

Michael Ferrari Démarrer un business 12 Commentaires

Frankfurt 16843 km
photo credit: cangaroojack ★

Changer de vie est plus facile qu’on ne le croit. L’étape la plus difficile à franchir est certainement de croire que c’est possible. Une fois que la conviction est acquise, plus rien ne peut se mettre sur la route vers une nouvelle vie. Je l’ai fait pour Berlin et j’ai demandé à Aurélien, lecteur d’esprit-riche.com et expatrié en Australie, de nous raconter son parcours.

Je crois que j’ai toujours voulu créer ma société, par ambition professionnelle et aussi par ambition personnelle (gagner plus d’argent), mais n’ayant aucun entrepreneur parmi les membres de ma famille et la conjoncture économique n’étant pas très favorable en France j’ai fait des études d’informatique (ce qui semblait un bon moyen de trouver un emploi) puis j’ai travaillé deux ans comme ingénieur.

Après une expérience ratée en tant qu’ingénieur d’affaires je me suis retrouvé au chômage, j’ai commencé par chercher un emploi similaire et j’ai eu une proposition dans une société dynamique au salaire précédent plus voiture de fonction mais j’avais toujours rêvé de m’expatrier et je parlais bien anglais donc j’ai décidé de tenter ma chance à l’étranger, j’ai d’abord voulu partir aux États-Unis mais je me suis aperçu que c’était difficile (quotas de visas de travail pour l’année en cours épuisés dès l’été 2007).

J’étais attiré par l’Inde en raison du potentiel économique de ce pays mais à cette époque j’ai entendu parler du visa vacances travail qui permet à des jeunes de moins de 31 ans d’obtenir un visa de travail d’un an dans certains pays (Australie, Nouvelle-Zélande, Canada) et je suis donc parti tenter ma chance en Australie à l’âge de 28 ans.

Je suis arrivé à Sydney en septembre 2007 dans un contexte économique très favorable (15 années de croissance continue), j’étais seul, je ne connaissais personne, et pour tout dire je n’avais même pas un plan de la ville! Cependant j’ai rapidement trouvé un travail sur place dans un domaine porteur et j’ai décidé de créer ma propre activité, un an et demi plus tard le bilan est très favorable, j’ai gagné plus d’argent que je n’en avais jamais gagné avant et grâce à un mode de vie frugal j’ai maintenant 4 fois plus d’économies que j’en avais à mon arrivée.

De plus je suis monté en compétences dans les domaines du marketing, de la fiscalité et du sourcing, ainsi même si je devais arrêter demain je pourrais toujours faire valoir mon expérience pour trouver un poste à l’international dans le management ou la vente.

Les conclusions que je tire de mon expérience:

– investissez dans vous, si je ne m’étais pas mis à apprendre l´anglais sérieusement je n’aurais jamais pu faire ce que j ai fait. Aujourd hui j’apprends l’espagnol et je me forme sur les aspects finance et marketing afin de préparer la suite.

– attendez la bonne opportunité pour vous lancer. Après mes études j’avais étudié la possibilité de démarrer une activité de depannage informatique a domicile en franchise, après avoir étudié le projet et en avoir parlé autour de moi j’ai décidé que ça manquait de potentiel et j’ai préféré trouver un travail salarié (deux ans après j’ai contacté un jeune qui s’était lancé dans ce réseau, quand je lui ai demandé comment il s’en sortait il m’a répondu « j’arrive à me payer »…)

– votre vie est le résultat de vos choix, si vous en avez marre de bosser comme chef de projet dans une SSII trouvez ce que vous avez envie de faire et faites-le ! ce n’est pas quand vous serez vieux et que vous aurez des enfants que vous pourrez prendre des risques.

Maintenant je ne vous cache pas que ma situation n’est pas encore stable, je ne sais pas encore si je vais pouvoir rester en Australie mais dans tous les cas je ne compte pas rentrer en France j ai plein d’idées et de projets, que ce soit en Australie ou dans différentes régions du monde.

Mon leitmotiv c’est « le monde est vaste, il y a des pays qui connaissent de veritables booms economiques et il y a de l’argent à gagner pour ceux qui ont l’ambition nécessaire ».

Je voudrais arriver à fédérer une petite communauté de personnes attirés par l’international pour partager nos idées et nos expériences, si vous êtes intéressés vous pouvez me contacter au travers de mon blog: http://www.readmeimfamous.com/

Commentaires 12

  1. Achraf Cherti (Asher256)

    Excellent parcours Aurelien. Merci de l’avoir partagé avec nous.

    Cela encouragera plusieurs personnes à franchir le pas afin de prendre conscience : qu’il est important de sortir de temps en temps de sa zone de confort, que l’apprentissage ne se finit pas à l’école et que le résultat obtenu par chacun dépend surtout de ses croyances et choix.

    Bon courage pour la suite !

  2. Alex

    Merci beaucoup pour ce témoignage. C’est ce genre d’article qui donne envie d’avancer, de se lancer dans l’aventure et de garder l’espoir

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  4. ced

    Merci beaucoup pour ce témoinage.

    Avez vous eu des moments de doutes dans votre parcours? si oui comment les avez vous affrontés?

    Comment vos proches ont réagis lorsque vous les informiez de vos choix?

    Encore merci de faire partager votre expérience…trop rare sont les personnes qui le font!

    Ced.

  5. babar

    Merci pour ce témoignage Aurélien!
    Je ne vais polluer en sortant des « c’est plus facile parce que » (l’âge, l’absence de patrimoine, de crédits à rembourser, le célibat…etc: tout ça, ce ne sont que des faux prétextes!);
    en revanche, il y a un point qui à titre perso me gêne beaucoup pour un nouveau départ: quitter ma région actuelle signifie m’éloigner de ma famille et de mes amis
    Comment gérez-vous Aurélien et Michael ce « déracinement »?

  6. Post
    Author
    Michael

    Je dirais que c’est la partie la moins évidente.
    Pour Berlin, j’ai la chance d’avoir des amis qui sont venus ici mais la plupart sont à Paris.
    Il faut toujours jongler entre son accomplissement personnel et « l’immobilité » associée au fait de rester à côté de sa famille / amis.
    Pour combler ça, je rentre régulièrement faire une visite…

  7. TIteuff

    Salut Aurélien.

    Je me sens proche de ton témoignage car j’ai fait un peu la même chose il y a 4 ans déjà. Purée ça passe vite. Mais je ne suis parti que 6 mois en Australie les mains dans les poches. Mon objectif à l’époque était juste de perfectionner mon anglais car sortant fraichement de l’école sans l’anglais, je n’avais pas mon diplôme. J’étais au pied du mur. Cela a été une expérience unique. Mon amie a pu prendre un congé sans solde et partir avec moi. On a pas mal voyagé, fait des rencontres exceptionnelles. On a redécouvert la notion d’accueil, de gentillesse, de respect de solidarité (vraie).
    Et j’ai également senti un fort potentiel dans ce pays que j’ai immédiatement adopté. Et je suis certain qu’un jour j’y retournerai pour du long terme. En tout cas cela fait parti de mes objectifs prioritaires. Il ne faut pas se bercer d’illusions mais il est clair que tout semble plus facile la-bas au niveau accomplissement personnel et professionnel. Quand on a une forte motivation et la volonté de réussir Il y a des opportunités à saisir c’est sûr. Maintenant ceux qui recherchent le confort et la sécurité (du système social français) faites demi-tour.

    Pour rebondir sur la remarque de Babar, c’est sûr que c’est jamais facile de tout quitter (quoique) mais il faut aussi se dire que les amis c’est bien mais cela ne fait pas tout, eux aussi ont leur vie et leur priorité et un jour ou l’autre ce sont eux qui partent, ils ne nous attendent pas et on se retrouve sur le carreau sans avoir fait ce qu’on a toujours voulu faire. Les amis c’est bien mais je pense qu’on ne doit pas faire sa vie en fonction d’eux. Et puis avec la technologie aujourd’hui on reste en contact avec ses proches peut être même plus quand on est loin (avec webcam, mail, chat, réseaux sociaux etc…) Il faudrait le faire exprès pour perdre contact.;-)

  8. babar

    Titeuff: je ne parle pas d’une liste d’amis sur facebook ou de copains de fac dont on se sépare à l’entrée dans le monde pro

    Je parle d’une structure sociale en place (tu m’expliqueras comment dîner avec « un ami de 30 ans » par webcam ou encore comment jouer au foot avec ton petit neveu par chat…)

    Qu’on tente l’aventure du voyage qui forme la jeunesse à 20 ans (ou qu’on veuille un nouveau départ en couple après pétage de plomb ou simplement par ambition): c’est une chose. Qu’on reconstruise sa vie en partant de zéro, en quittant une situation (qui vaut ce qu’elle vaut) juste parce qu’on a l’espoir que l’herbe soit plus verte dans le champ du voisin, ça n’est pas tout à fait la même chose… 😉

    Je ne cherche pas à décourager ni à être contre-productif (d’autant que je suis en train de mettre en place cette « reconstruction » à titre perso): je dis juste qu’il faut peser le pour et le contre (et que certains aspects me semblent délicats à gérer).

  9. Aurelien

    Salut, merci pour vos retours, concernant le fait de vivre a l etranger, c est sur que d un cote on a plus autant de contacts qu avant avec ses amis et sa famille (meme si le telephone et internet permettent quand meme pas mal de garder le contact), maintenant de l autre cote on vit plein de choses qu on ne pourrait pas vivre en france, c est un choix a faire mais pour ma part je ne le regrette pas, et puis il faut bien se l avouer, c est justement quand on est separe de ceux qu on aime qu on se rend reellement compte a quel point ils sont importants.. ..ou pas d ailleurs 🙂

  10. Pingback: Dernier jour en Australie | R*** Me I'm Famous

  11. Coralie

    Merci pour ce blog…
    Pour moi même, je suis restée en Australie pendant 5 ans en tant qu’étudiante. (Et avant cela 3 ans en Irlande.)
    Ce pays me manque! Cela fait 5 ans que je suis rentrée.
    J’ai presque 35 ans, je suis praticienne de Shiatsu entre autre mais je suis intéressé par tout ce qui est bien être, par l’art thérapie, la musique, le japon…
    J’ai même failli aller au pays du soleil levant (j’ai pris 3 mois de cours intensifs et j’ai vécu avec une japonaise en Belgique) mais il me fallait me stabiliser un peu. Je pourrais repartir mais sans argent, ça ne va pas le faire. Je l’ai déja fait…
    Je suis en train de mettre les choses en place pour commencer une petite structure ici en France avec le statut d’entreprise individuelle (ou EURL, pas encore sûr) Mais je suis aussi en train de voir les autres options pour développer mon argent passif. Je souhaite d’ailleurs commencer à jouer au jeu de Robert Kiyosaki (très difficile à avoir!) 101 cashflow.
    C’est vrai qu’en France, les gens sont très différents et surtout très critiques.
    Mais je dois pour l’instant, pour des raisons personnelles apprendre encore ici.
    Mais je souhaite rester en contact avec des gens qui sont ouverts d’esprit et qui ont la volonté de voir et de faire les choses différemment.

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