Articles pour septembre 2008
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Rencontre avec Tim Feriss à Madrid – Partie 1
Tim Ferriss, l’auteur de La semaine de 4 heures, organisait une rencontre à Madrid dernièrement. Etant un grand fan de Tim Ferriss et de ses idées -je veux prendre la tête du fan club francophone !- je me devais d’être présent d’une manière ou d’une autre. Ne pouvant pas être sur place, Gaëlle (qui confirme que derrière un grand homme se cache toujours une grande femme) s’est gentiment prêtée au jeu et vous propose un reportage de cet évènement. Encore merci !
Ce jeudi 25 septembre à 18h a eu lieu à Madrid le lancement officiel de la traduction espagnole de la Semaine de 4 heures. Quelques 130 privilégiés pouvaient se rendre en terrasse d’un bar-restaurant fashion de la capitale pour une rencontre de 3 heures avec Tim Ferriss et j’en faisais partie !
Tim s’est montré dès le départ très accueillant, disponible, ayant un mot gentil pour chacun, serrant la main à tout le monde, prenant la peine de se rappeler tous les prénoms (ou presque), acceptant sans rechigner de se faire prendre en photos et de signer quantité de dédicaces. Bizarrement, pour une soirée de lancement, aucun exemplaire du livre n’était en vente, mais n’est-ce pas là le meilleur moyen de faire parler de soi ? Au lieu d’être poussés à l’achat (pour un livre que nous avions tous déjà acheté pour la plupart !), nous avons passé une très agréable soirée et, dès le lendemain, nous en parlons tous sur nos blogs respectifs (ou ceux des autres !).
Après avoir échangé quelques mots avec chacun pour faire les présentations, un verre à la main, Tim a entamé son discours d’introduction puis un temps de questions-réponses qui a duré environ 1h-1h30. Après quoi, le méchant monsieur du restaurant El Lateral nous a fait comprendre que l’heure c’était l’heure et qu’il allait falloir ranger les micros. Heureusement, nous nous sommes tous réunis dans une même partie de la terrasse et avons pu continuer à discuter les uns avec les autres et/ou avec Tim jusqu’à près de minuit.
Je vous propose donc une synthèse (oui parce que prendre des notes en anglais pendant 1h sur une mini feuille de papier, ce n’est pas si simple) de ce que Tim Ferriss a partagé avec nous sur différents sujets lors de cette soirée.
Bien gérer ses priorités et ses centres d’attention
Dans son discours d’introduction quelque peu décousu (mais ça m’a peut-être paru décousu parce que je cherchais désespéramment quelqu’un qui puisse me prêter un stylo -j’étais décidément très mal équipée-), Tim a abordé un thème fleuve, sur lequel il est revenu à plusieurs reprises au cours de la soirée : celui de l’importance de bien gérer ses centres d’attention.
*note: Je vous conseille la lecture de « Email, la plus grande distraction ayant jamais existé«
Pour Tim, gérer son temps n’arrive qu’en seconde position. Il est primordial de savoir faire le tri dans tout le bruit informationnel qui nous entoure et qui occupe notre propre RAM à longueur de journée (cela ne sera sans doute pas sans rappeler David Allen à certains d’entre vous).
L’un des exemples favoris de Tim : les emails ! Si vous connaissez son blog, vous savez peut-être qu’il aime à dire que nous devrions tous suivre un régime pauvre en information et une cure de désintoxication d’emails, c’est dire s’il les porte dans son cœur ! Dans le cadre de la gestion des priorités et des centres d’attention, il a par exemple expliqué que même si télécharger ses messages ne prend que quelques minutes et même si l’on ne fait que les survoler parce qu’il est vendredi soir et qu’il est temps de partir en week-end, on risque toujours de tomber sur une question qui demande longue réflexion ou sur un point problématique qui peut nous inquiéter. On finira donc par passer tout le week-end à ressasser dans un coin de notre cerveau quelque chose que l’on ne pourra gérer que lundi matin : à quoi bon ?
Devenir entrepreneur
Si vous êtes salarié et que vous hésitez actuellement à faire le grand saut, vous vous demandez sans doute comment l’on devient entrepreneur et quelles compétences sont nécessaires pour réussir dans son entreprise.
Tim commence par une mise en garde : la première erreur est de s’emballer. En effet, l’envie d’entreprendre naît bien souvent d’une grande insatisfaction au travail. Le danger de se lancer dans ces conditions, c’est de continuer à agir comme un salarié, c’est-à-dire travailler énormément (plus qu’en étant salarié d’ailleurs) sans partager avec personne la charge de travail. C’est pourquoi il faut plutôt commencer par identifier les 3 points suivants :
- être très clair quant à ce que l’on est prêt à sacrifier ou pas pour devenir entrepreneur ;
- déterminer exactement ce que l’on veut obtenir (c’est un conseil qui revient régulièrement et chez plusieurs auteurs) ;
- envisager ce que l’on va faire si les résultats ne sont pas au rendez-vous et réfléchir à une porte de sortie dans l’éventualité où l’on ne voudrait pas persévérer.
Quant aux compétences nécessaires, Tim en distingue 3 :
1/ Comprendre les chiffres
Il faut notamment que les notions de coût par acquisition de client et valeur à long terme du client soient très claires.
Pour éviter toute déconvenue, Tim conseille aussi de ne pas produire avant que le client n’ait passé commande.
2/ Savoir bien communiquer
Avoir un message clair a un double avantage :
D’une part, les gens savent à quoi s’attendre et n’ont donc pas de mauvaise surprise. Après, peu importe qu’ils vous apprécient ou pas.
D’autre part, cela permet de mieux atteindre son public cible. Tim a illustré ce point en rappelant que le succès de l’iPod sur des concurrents pourtant sur le marché depuis plus longtemps avait résidé dans la capacité d’Apple à faire passer un message clair : au lieu de dire que leur produit disposait d’autant de Gb et de tout un tas de caractéristiques techniques impressionnantes mais peu parlantes pour le grand public, ils ont choisi le slogan «plus de 1000 chansons dans votre poche ».
3/ Savoir bien négocier
Qu’on le veuille ou non, entreprendre, c’est aussi savoir passer des marchés.
Pour réussir, il est bon de savoir identifier les motivations des parties, les scénarios envisageables et les solutions pour chacun d’entre eux.
Tim a cité trois livres pour approfondir la question :
- Getting past no, de William Ury (le meilleur livre selon lui) ;
- Getting to yes (ce livre présente la négociation comme quelque chose de très clair et propre alors que c’est tout le contraire, donc Tim ne le trouve pas aussi bon que le premier) ;
- Secrets of power negotiating, de Roger Dawson.
Créer sa muse
La muse est ce qui vous inspire. C’est une chose ou une activité que vous aimez et qui vous anime. C’est la méthode ou le moyen qui vous va le mieux pour attendre vos objectifs : devenir riche, avoir du temps libre, changer le monde ….
Celle de Tim Ferriss consistait en un outil générant automatiquement du cash flow.
Le moyen le plus rapide pour avoir son diplôme en « création de muse » est d’observer les entreprises concurrentes qui réussissent et de copier ce qu’elles font bien et qui fonctionnent.
Pour ce faire, achetez leurs produits et assurez-vous leurs services : cela donne lieu à des échanges d’emails ou des conversations téléphoniques que vous conserverez comme sujet d’analyse et d’observation. Puis, demandez à retourner le produit ou à annuler vos contrats de services et observez comment ils réagissent : est-ce qu’ils essayent de vous dissuader, est-ce qu’ils vous offrent des réductions immédiates pour vous inciter à rester, est-ce qu’ils vous remboursent ou annulent vos contrats facilement mais vous relancent ensuite régulièrement pour essayer de vous reconquérir, etc. ? Toutes ces expériences sont autant d’informations précieuses pour apprendre en deux semaines tout ce qu’il y a à savoir sur vos concurrents et reprendre à votre compte ce qui en vaut la peine.
Analysez aussi leur publicité : les produits ou services dont ils font la publicité depuis longtemps sont généralement synonymes de succès. D’ailleurs, Tim Ferriss tient à jour un portfolio des pubs des produits qu’il a achetés, afin d’analyser pourquoi il s’est laissé convaincre, et ainsi s’en inspirer.
Il s’amuse aussi à raconter que son premier audiobook ne s’est pas bien vendu (il a produit un chiffre d’affaires total de 0 dollars !) parce qu’il a commis l’erreur de travailler de façon théorique, sans étudier le marché au préalable.
Surmonter une situation insatisfaisante
Lorsque Tim est confronté à une situation professionnelle ou personnelle insatisfaisante, il procède à une analyse 20 % / 80 % pour identifier quels sont les obstacles qui freinent sa progression.
Cela implique de se poser les 4 questions suivantes :
1/ Quel objectif est-ce que je cherche à atteindre ?
Les principes que j’ai assimilés depuis toujours et les règles que je suis sont-ils justifiés ? Ne me limitent-ils pas ? Rien n’est figé, tout est négociable.
Il faut donc être précautionneux lorsque l’on définit son business et qui l’on est. Trop détailler trop tôt risque de nous fermer des portes et de nous faire passer à côté d’opportunités intéressantes.
2/ Quelles sont les 20% d’activités qui produisent 80 % de mes revenus ?
Les entrepreneurs tendent à penser qu’ils doivent absolument passer toute leur journée à travailler, si bien qu’ils s’« inventent » du travail pour remplir les trous de leur emploi du temps. Et pourtant, ce n’est pas en travaillant plus et plus dur que l’on résout nécessairement les problèmes.
Dans la même idée, Tim a aussi expliqué qu’être débordé n’était pas le résultat d’un manque de temps mais de priorités et que gestion des priorités n’était pas synonyme de paresse mais de précision.
Et à ceux qui auraient peur de tomber dans l’ennui s’ils ne travaillent pas à temps complet, Tim propose de prévoir des loisirs pour combler les trous. Pour ce faire, imaginez le style de vie que vous auriez si vous disposiez de 50 millions de dollars sur votre compte en banque. Certes, par les temps qui courent, c’est à peine 35 millions d’euros mais vous pouvez sûrement vous limiter un peu, non ?! D’après son expérience, Tim précise que ceux qui font ce petit exercice dépassent rarement un style de vie demandant 75 000 dollars par an.
Pour optimiser les 20 % d’activités qui produisent 80 % des revenus, Tim essaye d’emprunter les meilleurs concepts et idées venus d’autres secteurs et de les mettre en application dans son propre domaine.
3/ Quels sont les 20 % de personnes qui sont à l’origine de 80 % de mes émotions positives ?
Faites un bilan chaque matin et chaque soir : s’il y a quelque chose ou quelqu’un qui vous fait vous réveiller de mauvaise humeur ou angoisser avant d’aller dormir, réglez la situation dans les plus brefs délais, débarrassez vous-en.
4/ Quelles sont les 20 % de personnes qui occupent 80 % de mon temps ?
Cette analyse 20 % / 80 % permet donc de revoir ses priorités et de reconcentrer ses efforts sur ce qui compte vraiment pour la bonne progression d’un projet.
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Publié le 29 sept 2008 par Michael.
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Bulle immobilière : le point complet sur la situation
Le sujet chaud du moment c’est l’immobilier. C’est un sujet qui m’intéresse depuis plusieurs années et une consultation de la catégorie « Immobilier » vous donnera un aperçu de la chose. Ce qui m’intéressait au début c’est le phénomène d’hystérie collective.
Alors voilà, où allons-nous avec la bulle immobilière ? Que va-t-il se passer ?
Il faut bien distinguer les différents marchés de l’immobilier et les liens qu’ils ont entre eux :
Le marché du neuf :
Animé par les promoteurs immobiliers, c’est un marché actuellement bloqué. Plusieurs promoteurs sont en difficultés financières ou ont carrément fait faillite mais pour autant les marges de négociation sont faibles. Ils ne peuvent se permettre de perdre encore trop d’argent. Le truc du moment ce sont les constructions non terminées pour cause de faillite. (Voir M6 Capital : L’immobilier en baisse)
Le marché de l’ancien :
Dans le marché de l’ancien, 2 populations cohabitent. Il y a les locataires (ex-propriétaires ou pas) / primo-accédant et les propriétaires.
Les locataires sont actifs et c’est un marché très fluide. Les sommes en jeu ne sont pas les mêmes que pour l’achat et la demande est là, surtout en cas de crise de l’immobilier. La location est un refuge.
Les primo-accédants sont hors marché depuis 2 ans. Les prix ont atteint des niveaux tels que seuls les primo-accédants ayant une aide familiale ou des revenus très confortables peuvent se permettre d’acquérir un bien. Dans tous les cas, ça se fait toujours au détriment de l’emplacement afin d’obtenir un prix plus bas.
Les propriétaires animent le marché des résidences principales et secondaires. Ils sont potentiellement le déclencheur de la crise immobilière à cause des plus values négatives (negative equity) qu’ils sont susceptibles de réaliser. La plus value négative arrive lorsque le prix de l’immobilier baisse et que vous êtes obligé de vendre (décès, mutation, divorce, chômage) : il est donc possible de vendre votre bien et de toujours devoir de l’argent à votre banque. C’est une situation de faillite personnelle.
Tous les facteurs vont aider la baisse de l’immobilier. Lorsqu’une situation est tendue, chaque petit élément négatif augmente la tension.
La voiture est aussi devenue un gouffre financier comme le présente cet article du monde : À côté Tours la ligne de train est à nouveau surchargée et les propriétaires s’étant éloignés de leur lieu de travail pour pouvoir acheter s’en mordent les doigts.
Actuellement nous sommes dans une phase d’attente. C’est le calme avant la tempête. En fait, rien n’est encore vraiment arrivé. Rien de très visible du public.
Vous avez peut-être entendu parler de la baisse de prix ? En tout cas, tout le monde retient son souffle.
Dans cet attentisme général, les vendeurs se refusent à baisser les prix. Les journaux grand public parlent des sites qui permettent de suivre la baisse de prix des annonces. Ces outils existent depuis plus d’un an et donnent l’historique des prix d’une annonce d’un bien immobilier (typiquement seloger.com). Pratique pour négocier.
C’est l’ensemble du secteur; des banques aux entreprises de BTP, qui est tendu. Ainsi, de nombreux clients rapportent un certain nombre de pressions et d’augmentations « surprises » de leur banque. De leur côté, les entreprises de BTP ne sont pas en reste. L’annonce de Kauffman & Broad a fait du bruit car la crise n’est pas vraiment installée dans l’immobilier. Seulement les dirigeants et le propriétaire (PAI) doivent bien connaître la réalité du marché immobilier : 134 personnes sont priées de trouver une autre occupation et c’est 166 personnes au total que le promoteur veut libérer. Cela représente tout de même 20% des effectifs.
Vous pouvez même lire le bilan annuel de Kauffman & broad : attention c’est tout de même 250 pages ! On y voit qu’à fin 2007 la situation financière de l’entreprise est assez tendue.
Le marché de l’immobilier de bureau n’est pas épargné, surtout à Paris. Il est même assez inquiétant de voir ces bureaux vides. Les investissements ont chuté de 50 à 60%. De l’autre côté Lehman Brothers pourrait céder Coeur défense, une tour acquise en 2007 pour 2,11 milliards d’euros. Le prix de vente pourrait tomber jusqu’à 48% du prix d’acquisition, soit 1,02 milliard.
Alors de combien doit baisser le marché immobilier ? Grande question. Personne ne le sait mais tout le monde sait qu’une baisse envoie un message aux acheteurs : « N’ayez plus confiance ». Une fois que ce message est diffusé, la crainte sera difficile à écarter. Apparemment 85% des Français pensent que les prix sont surévalués.
La vidéo de l’émission Capital sur M6 « Immobilier en baisse » de dimanche dernier est sur internet : on y voit le délégué général de la FNAIM (Henry Buzy-Cazaux) annoncer la possibilité d’une baisse des prix de l’immobilier de 20% :
[youtube:http://www.youtube.com/watch?v=X0kJF0yiFQg]
Alors si la question pouvait être encore légitime en début d’année pour les personnes les plus mal informées, désormais l’information circule : Immobilier 2008 : Faut-il acheter ou louer ?
Qu’allez-vous faire ?
Popularity: 1%
Publié le 26 sept 2008 par Michael.
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3 conseils en or pour ne plus jamais avoir peur de manquer d’argent
Nous, blogueurs de développement personnel ou assimilés (la classe non?), organisons un nouveau rendez-vous intitulé « A la croisée des blogs ». L’idée est simple ; tous les blogs écrivent sur un sujet donné une fois par mois. Le premier sujet est : « Comment vaincre ses peurs ? » et c’est tout naturellement que j’ai pensé à la peur de manquer d’argent.
Peur :
n. f. Crainte, frayeur, émotion pénible produite par l’idée ou la vue d’un danger. Avoir peur. Il eut grand-peur. Il eut une belle peur. Faire peur à quelqu’un. Je lui en ai fait la peur. Il lui fit peur des suites qu’aurait son action. Il n’en a eu que la peur. Quitte pour la peur. Il a eu plus de peur que de mal. La peur de la mort. Il a peur de tout. Il n’a peur de rien. C’est un homme qui ne connaît pas la peur. Les anciens avaient élevé des autels à la Peur.
Source: Dictionnaire de l’Académie française, 8e édition
La peur paralyse. Face à un choix ou à un grand changement il n’est pas rare de se retrouver à la place du chien qui traverse la route et qui regarde, pétrifié, les feux de la voiture qui arrive. La peur est aussi une indication que quelque chose ne va pas. C’est un signal que votre cerveau interprète comme menaçant votre intégrité physique ou votre condition mentale.
Dans tous les cas c’est une information. Elle est parfois vraie ou peut être lié à un manque de confiance en soi. L’interprétation que vous en faites lui donne sa nature.
Les symptômes sont souvent physiques mais aussi psychologiques : palpitations ou accélération du rythme cardiaque, transpiration, tremblements, impression d’étouffement, sensation de se sentir nul, incompétent, vulnérable.
En ce qui concerne l’argent, la peur d’en manquer est courante ; comme on dit « L’argent soit on en a, soit on en manque ».
J’en ai longtemps manqué ; du moins j’ai eu l’impression. J’ai toujours mangé à ma faim et mes parents ont toujours fait leur maximum pour faire en sorte que l’argent ne manque pas mais c’est le sentiment que j’ai eu et c’est surement l’un de mes moteurs désormais.
Quoi qu’il en soit, j’ai toujours eu cette impression de rareté. Actuellement je n’ai plus ce problème même si la situation est loin d’être telle que je le souhaite.
Comment faire pour ne plus craindre de manquer d’argent ?
Il est évident que ce n’est que le manque réel que l’on peut traiter mais la peur paralysante du manque.
En fait le premier conseil est simple : il faut faire face au pire scénario. Il faut accepter de tout perdre. Il faut accepter de repartir de zéro. Il faut accepter que l’argent peut manquer. C’est une possibilité.
La méthode est simple et je vous recommande chaudement de faire l’exercice :
- décrivez votre peur par écrit aussi précisément que possible. Repérez les effets sur chaque point de votre vie. Ecrivez tout ce qui vous vient en tête, l’objectif n’est pas de faire du style. Déterminez ce qui est réversible,
- imaginez la solution pour retrouver de l’argent facilement ; profitez-en pour envisager les bénéfices d’un nouveau départ (changement professionnel, géographique…),
- transposez la situation dans votre vie actuelle : quelles sont les vraies conséquences ? Comment pouvez-vous facilement les résoudre ? Que se passerait-il si vous n’aviez plus d’argent du tout ?
Le deuxième conseil est tout aussi simple : mettez de l’argent de côté. Je ne le dirais jamais assez, il vous faut un fond d’urgence uniquement pour cette raison. Cet argent doit vous servir à acheter des biens de première nécessité (une voiture ou un ordinateur n’en sont pas). Cet argent peut vous servir en cas de coup dur. Il peut vous servir de matelas si jamais vous devez prendre une décision radicale. Par exemple, dans le cas où votre manager vous force à faire des choses qui ne respectent pas votre éthique vous pouvez claquer la porte sur le champ. La liberté n’a pas de prix.
Je vous conseille de constituer une réserve d’argent de 5 000€ et de la placer sur un compte liquide du type Livret A ou LDD. C’est une somme mimimum pour repartir de l’avant.
Avoir ce petit pécule de côté est un vrai réconfort. Le montant doit bien sur correspondre à vos dépenses ; idéalement il doit couvrir 6 mois de dépenses.
Le troisième et dernier conseil concerne vos revenus. Vous ne devez pas avoir trop de dépenses en pourcentage de votre revenu. Apprenez à vivre avec 75% de vos revenus. Ça peut sembler idiot ou fou mais c’est un réel exercice de questionnement : de quoi ai-je réellement besoin ?
N’oubliez pas que très souvent nos peurs sont des décisions que nous ne voulons pas prendre.
Alors fini d’avoir peur de manquer d’argent ?
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Publié le 24 sept 2008 par Michael.
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Résumé M6 : Capital « Immobilier en baisse… »
Cette émission se veut être une émission vérité.
Le début de l’émission met l’accent sur la difficulté actuelle des promoteurs. A bordeaux les commerciaux sont sur les dents avec 50% de ventes en moins.
Toutes les ficelles marketing sont bien sûr utilisées pour mettre en valeur les futurs appartements et essayer de les vendre.
Ensuite, M6 rend visite à plusieurs promoteurs pour voir les marges de négociations possibles. Chez le premier ils n’ont rien obtenu mais chez le second promoteur situé dans le sud de la région parisienne ils obtiennent 15000€ de remise en 15 minutes de discussion. Ca peut sembler beaucoup mais sur un bien vendu 360 000 € pour 56 m², je trouve que c’est encore très léger…
La négociation est donc possible sur les programmes dont il reste quelques logements à vendre : les « queues de programme ».
Ensuite on passe sur les risques du neuf : faire construire du neuf est un problème lorsque le promoteur fait faillite. On voit donc des propriétaires en train de payer leur crédit pour un bien fini à 35% avec le promoteur ayant fait faillite…
Payer loyer et crédit en même temps ? Impossible pour la plupart des gens : retour chez les parents.
Les propriétaires n’avaient pas vérifié qu’une banque se portait caution du promoteur.
La maison à 15€
On y voit un couple qui a réussi à décrocher le fameux crédit à 15€ par jour. Du coup leurs mensualités de remboursement ne leur coutent pas plus cher que leur ancien loyer : 450€.
Le maire de la ville doit donner son accord pour la construction de maisons à 15€. Il compte sur les ressources financières par le biais des impôts locaux pour rembourser son coup de pouce. Il dit qu’une maison rapporte 1 000€ par an et que le retour sur investissement pour la commune se fera en 3 ans.
On voit un couple avec 90 000€ qui souhaite devenir propriétaire. Ils ont 2000€ de revenus par mois et une personne du 1% logement peut leur avancer le montant nécessaire pour acheter le terrain. Malheureusement ils n’ont pas assez de revenus.
En fait le texte de loi dit que l’offre est valable pour une famille de 4 personnes avec 1800€ de revenus par mois.
Un autre couple se voit accorder une avance de 30 000€ remboursable dans 25 ans après avoir remboursé la maison. Le truc ? Le couple doit lui même trouver son terrain ! Et avec 30 000€, aucun terrain n’est disponible. La parcelle de 1000m² coûte 120 000€.
Le problème du dispositif est bien le prix du foncier en France.
Ensuite on suit un promoteur qui présente son plan consistant à proposer des terrains à 40 000€.
La maison boutin, c’est une maison bas de gamme qui doit être livrée prête à habiter. Du coup les propriétaires ne peuvent pas faire des économies en faisant les finitions eux-mêmes comme bien souvent lorsque le ménage est modeste.
La conséquence c’est que la facture du client est alourdie de 15 000€ en prestations de finitions diverses !!
Prix orienté à la baisse : est-ce un krack ?
Sur le plateau, 2 intervenants (Nicolas Bouzou, économiste et Henry buzy Casaux, FNAIM) nous rappellent les différents facteurs que tout le monde a vu : crise financière, baisse du pouvoir d’achat et niveau de prix de l’immobilier.
20 à 30 % des transactions ne peuvent plus se faire selon la FNAIM par rapport à l’année dernière et la durée du crédit passe à 20 ans au lieu de 25 en 6 mois.
La personne de la FNAIM pense qu’il va y avoir une correction sur les prix. L’économiste annonce une baisse pendant 3 ou 4 ans.
La baisse enregistrée selon la FNAIM est de 1,5% et elle sera de 7% sur l’année.
Rennes, Brest, Angers : là où les prix ont le plus monté, ils baisseront le plus et aucune ville ne sera épargnée : Paris, capitale régionale et villes touristiques seront touchées.
Correction de 20% sur 2 ans ? C’est ce qu’annoncent nos 2 compères !
Les primos accédants doivent attendre pour entrer sur le marché.
Les charges de co-propriété
Après avoir dit que l’immobilier allait baisser, M6 a abordé l’épineux sujet des charges. Les propriétaires sont largement plus exposés aux charges et s’il y en a une qui fait parler d’elle c’est la rénovation des ascenseurs.
En moyenne les coûts de co-propriété s’élèvent à 1400€ par an et par ménage.
Il y a 7 millions d’ascenseurs en France.
Par exemple le nettoyage complet du local est facturé 1200€. C’est du propre
39 000€ c’est le prix pour installer un nouvel ascenseur.
80% du parc à plus de 5 ans et doit être rénové. Cela représente un chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros.
Premier devis : Fermeture des portes, commandes de l’ascenseur, la somme tombe : 42 500€ pour la mise en conformité ! C’est le budget de fonctionnement annuel de la co-propriété.
17 chantiers par mois en 2009, des chantiers en 2010 : on voit une PME (Manuel Cepa) fondée par un ancien d’un gros ascensoriste qui propose des devis moins élevés.
Malgré tout il arrive à 20 000€ pour le grillage de protection, c’est la modification la plus chère mais il n’y a pas que ça : serrure, moteur.. total 60 000€.
La PME propose un devis de 25 000€ par rapport aux 42 500€ du premier ascenseur moyennant quelques modifications en moins et un tarif par pièce moins élevé.
Les prix sont gonflés et les co-propriétaires doivent payer et ce n’est pas fini, l’émission parle de la nouvelle contrainte imposée dans 5 ans : celle d’avoir une personne pouvant répondre à l’alarme dans le cas où quelqu’un reste bloqué.
Fait marrant chez Otis, M6 suit un technicien qui intervient en un temps record pour débloquer une personne qui se trouve être une employée de l’entreprise
D’après le PDG c’est un « pur hasard ».
Pour le dessert, nous avons eu droit aux diagnostics. Ce soir M6 nous a gatés et a fait vibrer la corde sensible (celle du porte monnaie).
Ensuite nous faisons un petit tour d’horizon des pays où l’immobilier est sinistré et en particulier Miami où des Français investissent.
Plus de 4 millions de téléspectateurs ont vu cette émission. Le début d’une vraie baisse des prix de l’immobilier ? La fin de la bulle immobilière ?
Wait & see

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Publié le 21 sept 2008 par Michael.







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