Articles pour juillet, 2008
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Pourquoi les managers ne sont pas des leaders ?
Posted on 21. juil, 2008 by Michael.
Leader ou manager ?
Chacun son rôle après tout mais ceux-ci sont totalement différents. Il était une fois un manager qui se prenait pour un leader : il pensait avoir une vision alors il n’avait fait que suivre la procédure que tout le monde connait. Il se pensait visionnaire alors que tout le monde le voyait comme un exécutant sans imagination.

C’est aussi l’histoire du chef d’entreprise prit dans le quotidien et qui passe son temps à faire le manager et parfois même le micro-manager : donner des instructions à chacune des personnes, vérifier le travail au quotidien, gérer les plannings alors que les employés attendent juste de savoir où ils vont et d’être inspirés et motivés.
N’est pas leader qui veut
Ces 2 notions, ces 2 compétences, ne se trouvent généralement pas dans une seule et même personne. Typiquement un chef d’entreprise doit jouer le rôle de leader : inspirer ses employés, donner un sens à l’entreprise et montrer la direction à suivre.
Il est défini comme« Une personne ayant une influence démontrable sur la syntalité du groupe ».
Le leadership est un domaine assez vaste et il ne faut pas croire qu’il se résume à quelques caractéristiques comme le fait de susciter l’adhésion ou de prendre la responsabilité des choses. Il existe des styles de leadership et des situations de leadership particulières (on parle de phases de leadership ou leadership de situation).
Le manager, lui, est dans l’opérationnel. Il ne fait pas les choses mais il supervise ceux qui font. Il contrôle, fait des rapports, écoute, conseil et appuie les équipes pour qu’elles avancent.
Nous avons tendance à mélanger les 2 alors que les leaders sont beaucoup moins fréquents que les managers.
On dit souvent qu’on nait leader et qu’on devient manager. Bien souvent les leaders ne sont pas de bons managers : ils sont bordéliques, mal organisés, ont parfois du mal à communiquer de manière opérationnelle.
Bien entendu rien n’est écrit et des leaders peuvent se révéler.
Le leader va utiliser son influence, le manager utilisera son pouvoir.
Le leader demande pourquoi, le manager demande quoi.
Le leader innove et crée, le manager copie et reproduit.
Le leader remet en cause le système, le manager accepte et cautionne le système.
Le leader fait les bonnes choses, le manager fait les choses biens.
Il existe des tas d’autres exemples pour illustrer les différences entre ces 2 comportements !
Apprenez à reconnaître les leaders des managers
J’ai eu l’occasion de travailler dans plusieurs petites entreprises et il arrive parfois qu’il n’y ait pas de leader, ni de manager, vous savez ces entreprises où ce sont des techniciens réunis entre eux. Je ne sais pas si vous avez déjà eu l’occasion de travailler dans ce genre de contexte mais je vous assure que c’est monotone : aucune vision, juste un travail quotidien sans véritablement d’objectif. J’ai aussi travaillé dans de très grandes entreprises. Ici, il y a souvent surabondance de managers à tous les niveaux et l’accès aux leaders est difficiles.
Voulez-vous être mené ou être managé ? La réponse entraine des conséquences importantes et vous ne serez pas à la recherche du même type d’entreprise. Les petites entreprises sont souvent mal managées (manque de niveau intermédiaire) mais elles permettent ainsi de pouvoir accéder facilement au leader. Elles requirent donc des personnes plutôt autonomes et intrinsèquement motivées. Les grandes entreprises elles, apprécient les leaders mais il est souvent difficile de se faire une place en tant que tel. Le manque d’autonomie est beaucoup plus accepté et géré dans les moyennes et grandes structures.
Posez-vous la question lorsque vous postulez pour un poste ou lorsque vous rencontrez une personne dans le milieu professionnel.
C’est un éclairage que j’ai toujours trouvé intéressant et qui explique bien souvent les comportements des gens : n’attendez pas d’un manager qu’il vous fasse forcément confiance tout de suite car son rôle est de vérifier que tout marche. N’attendez pas qu’il accepte vos remises en cause des règles ou qu’il soit orienté vers les gens.
De la même façon, n’attendez pas d’un leader qu’il soit excellent dans l’exécution quotidienne ou ne soyez pas étonné que les règles changent souvent sous sont influence.
Cette petite distinction est aussi intéressante si vous devez recruter des gens car elle permet de savoir si les personnes veulent être managés ou être menées.
Et vous, êtes-vous plutôt manager ou leader ?
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Votre maison est-elle un actif ?
Posted on 18. juil, 2008 by Michael.
La question est très simple : votre maison est-elle un actif ?
Pour y répondre, commençons par une définition : actif ?

« Qui accomplit un travail effectif ».
Comme le suggère Robert T. Kiyosaki dans ses livres, un actif est quelque chose qui met de l’argent dans votre poche.
La confusion est souvent grande entre un actif et un passif. Un passif, lui, vous coûte de l’argent. Pour mieux comprendre les différentes notions de flux d’argent vous devez faire la distinction entre ces 2 éléments de base.
La notion de flux d’argent est essentielle dans l’atteinte de la liberté financière : un actif génère un flux d’argent (supposé régulier).
Simple ?
Si vous trouvez ça évident, c’est bien ! Vous faites déjà parti d’une minorité. La plupart des gens sont persuadés que leur maison est un actif alors qu’elle ne rapporte pas d’argent ; elle en coûte chaque mois.
On réfléchit en terme de liberté financière, pour atteindre cette liberté il est nécessaire de prendre en compte chaque entrée et sortie d’argent. Si vous avez acheté une maison et qu’elle ne vous rapporte pas d’argent, ce n’est pas un actif !
Ne vous méprenez pas, ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas acheter sa maison. Tout le monde aime bien être propriétaire, ça fait toujours mieux dans les repas de famille et ça fera un bon sujet de discorde entre les enfants plus tard.
Le propos est simple, n’appelez pas un passif « actif » sous prétexte qu’il vous coûte cher en charge ou qu’au bout de 20 ans il est à vous, ça n’a rien à voir.
Après, dans une stratégie de construction de patrimoine, je ne suis vraiment pas convaincu qu’il soit opportun d’acheter sa maison : la charge financière que ce genre d’achat fait peser est toujours trop grosse pour vous permettre d’investir par ailleurs et surtout pour vous permettre de prendre des risques.
Je me suis posé cette question depuis longtemps et je pense que la réponse est simple : si vous voulez rentrer dans le schéma traditionnel et utilisé par la majorité des gens, c’est qu’il faut faire :
- fin d’études, boulot, prendre un animal de compagnie, trouver une copine, acheter sa résidence principale, faire un enfant, financer études des enfants, achat résidence secondaire.
d’un autre côté, la voie est moins claire et moins tracée mais néanmoins possible :
- fin d’études, boulot, investissement, développement entreprise, investissement, financement études des enfants.
Et si c’était ça le secret du succès ? pas d’animal de compagnie ni de copine
Plus sérieusement, réfléchissez vraiment à ce qu’est vraiment votre maison. Bien souvent la confusion est faite entre le fait de devoir payer un loyer et le fait de rembourser un crédit mais c’est une erreur de raisonnement que de croire que tout le monde doit payer un loyer et surtout de comparer ces 2 éléments : cela révèle surtout un mode de pensée hyper-classique et donc peuy enclin à atteindre une quelconque liberté financière.
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Esprit riche a lu : The Black Swan (Le cygne noir)
Posted on 16. juil, 2008 by Michael.

Nassim Nicholas Taleb, l’auteur du livre, part d’un constat simple : ne ne sommes pas capable de prévoir l’avenir.
Né en 1960, c’est un philosophe du hasard et de l’incertitude et un expert en mathématiques financières. Après avoir fait fortune dans la finance, l’auteur se consacre à des réflexions sur l’incertitude.
J’ai adoré ce livre. C’est un livre vraiment surprenant.
Nous sommes incapables de prévoir le futur.
Evident ? Pas tant que ça. Regardez le nombre de personnes dont le métier consiste justement à prévoir le futur : finance, météo, économie…
Comment n’a-t-on pas pu prévoir le 11 septembre 2001 ? Pourquoi Harry Potter est-il devenu un best-seller ? Nous n’avons pas de réponses. Pire, beaucoup d’entres nous cherchent à trouver une raison, une cause à des évènements imprévisibles.
Nous avons tendance à retenir le résultat d’un évènement plutôt que le processus qui l’a généré. Par exemple pourquoi les dirigeants aiment le libre-échange ? Tout simplement parce qu’ils n’ont pas de règles à apprendre !
Le livre mêle habilement philosophie, finance et réflexions personnelles et l’auteur a créé une petite polémique. The black Swan est à l’image de son auteur, difficile à classer et imprévisible.
Ce qu’il appelle « Black Swan » ce sont ces évènements imprévisibles, incroyables et rares : la guerre de 1914, la place actuelle de l’internet…
Ces évènements possèdent quelques caractéristiques communes : ce ne sont pas des choses qui ne sont jamais arrivées mais leur impact augmente à cause des liaisons de plus en plus fortes entre toutes les parties du globe, de plus , leur fréquence augmente. Nous faisons face à un changement de paradigme.
Qu’est-ce-qu’un cygne noir ?
Il faut 1000 jours pour engraisser un dindon. Chaque jour le fermier vient nourrir le dindon. Le dindon lui, ne sait pas vraiment si la présence du fermier est bonne ou pas mais il l’associe avec le fait d’être nourri. Notez que si quelque chose doit arriver le dindon ne pourra pas le prévoir vu qu’il suppose que fermier = nourriture. Seulement voilà un jour le fermier vient pour tuer le dindon. Pour le dindon ce sera un « black swan », pour le fermier c’était prévu.
Le paradoxe ? Plus le fermier nourrit le dindon, plus celui-ci est conforté dans le fait que le fermier est gentil alors qu’en parallèle chaque jour passé le rapproche de sa mort (naturelle ou pas).
Les élites ne savent rien.
C’est en somme le message du livre. Nos élites simplifient le monde et ne l’ont pas compris. Elles ignorent les évènements imprévisibles.
A force d’analyser le monde sous forme de moyennes, elles s’aveuglent elles-mêmes.
Nous sous-estimons le facteur chance.
La chance est un facteur plus courant que l’on ne le pense. En fait, les réussites sont souvent le résultat de la chance. Par exemple dans le cinéma, on considère que le talent est la suite du succès. Un acteur ayant du succès a donc du talent. Mais qu’en est-il de la chance ?
Tout ce qui est non contrôlé marche parce qu’il laisse la place à la chance. Typiquement c’est l’opposition entre un système de libre échange et un système socialo-communiste. Le premier ne marche pas mieux à cause des conditions supposées (lois favorables aux entreprises, conditions de travail assouplies,…) mais surtout parce qu’il y a moins de règles et donc plus de chances !
Soyons septiques, observons le monde et retenons notre jugement.
Arrêtons de croire n’importe quoi, de croire des choses non prouvées. Voilà en somme le crédo du livre. Nassim Nicholas Taleb fait parti du club des « sceptiques empiriques » dont l’origine se trouve chez sextus empiricus. Il possède clairement un petit air d’anarchiste.
Le monde du moyen (médiocristan) et le monde de l’extrême (extremistan).
Autrefois tout était moyen, demain tout sera dans les extrêmes. Dans le monde de l’extrême, les « black swan » sont fréquents. Dans le médiocristan, il est difficile de se démarquer et de faire la différence.
Par exemple dans le médiocristan tout le monde fait à peu près la même taille, l’écart entre le plus grand et le plus petit est faible. Dans le monde de l’extremistan, la moyenne des tailles ne changera pas beaucoup alors qu’il pourra y avoir de très grand écarts entre les personnes.
L’idée que votre boulot se situe dans l’un ou l’autre de ces mondes est essentielle : votre boulot est-il sujet au « black swan » ?
Qu’ont en commune un médecin, une prostituée et un boulanger ? Leur boulot requiert leur présence et le fait qu’ils reproduisent les mêmes gestes afin d’obtenir leur rémunération. Ce n’est pas forcément le cas des écrivains, musiciens, acteurs ou des traders. Vendre 10 ou 100 000 disques demande (presque) le même effort.
L’effet de levier se retrouve surtout dans les activités intellectuelles ou dématérialisées. Dans ces activités-là on ne se souvient que du gagnant et il y a une flopée de perdants.
Si vous voulez la sécurité, choisissez un métier régi par les moyennes alors que si, au contraire, vous croyez en la chance préférer une activité sujette aux extrêmes.
Nous sur-estimons notre savoir.
Nous pensons en savoir beaucoup alors que chaque découverte est le signe que nous en savons peu. De manière générale nous pensons en savoir beaucoup mais nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Avec nos 2 systèmes de pensées, l’instinct et la raison, nous prenons des décisions. L’instinct nous vient du fin fond des âges alors que la raison est cultivée avec l’éducation. Notre instinct se met en route sans que l’on ne le soupçonne et on prend parfois des décisions soi-disant basées sur la raison en utilisant l’instinct. La conséquence : de grandes erreurs : des distorsions cognitives ou l’erreur de confirmation.
Ce type de raisonnement est très répandu, c’est même le mode par défaut. Pour prouver que quelque chose existe, nous aller cherchez à confirmer que… ça existe.
L’illusion narrative, le confort de l’identique, la propension à simplifier le hasard ou la tendance à surestimer ce que l’on sait sont d’autres travers courants.
Autre test : demandez à des gens de donner une estimation du nombre d’amants de Catherine de Médicis et de fournir une fourchette assurant 98% de bonnes réponses. Le taux d’erreur des participants est très grand. Plus les participants sont diplômés, plus le taux d’erreur est grand – confirmant ainsi l’arrogance de certaine filière d’étude alors qu’il serait plus simple de dire de 0 à 1000 pour être sur d’avoir juste – cela revient à reconnaitre son ignorance.
Faire des études formate l’esprit.
La chance du débutant, tout le monde a déjà vécu ça. Pourtant si vous ne commencez pas, vous n’aurez pas cette chance là, de même que si vous arrêtez tout de suite. L’absence de preuves n’est pas une preuve d’absence. La preuve qu’ O.J. Simpson n’est pas un tueur ? J’ai passé une après-midi avec lui et il n’a tué personne.
La quantité d’informations n’influence pas directement la qualité de la décision et les systèmes complexes ne permettent pas de prendre de meilleures décisions que les systèmes simples. Ces 2 affirmations ont été prouvées par des tests scientifiques.
La courbe de Gauss est décriée : elle impose un cadre de pensée qui ignore les « black swan » car elle se concentre sur les 95% des choses. Le truc c’est que les instruments financiers sont basés sur cette courbe. Ils ne prennent donc pas en compte les possibilités extrêmes.
Il y a beaucoup de domaines où expert ne veut rien dire.
Plus précisément tous les domaines où les choses bougent tout le temps et les toutes professions qui jouent avec le futur et dont la formation est basée sur l’étude du passé – non répétable : courtiers, psychiatres, psychologues, conseillers, économistes, professeur d’économie, expert en risques, conseillers de gestion de patrimoine.
Le livre sur Amazon.fr :
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Le marché immobilier au plus mal
Posted on 14. juil, 2008 by Michael.
Je suis, comme toujours, avec attention le marché immobilier. Force est de constater qu’il se porte de plus en plus mal et que surtout ça se sait.
Après l’immobilier en soldes, voici l’immobilier en chute !
Ainsi la semaine dernière nous avons pu voir dans Challenges (habituellement conservateur sur ce domaine) un article assez alarmiste :
Le marché immobilier est prêt à se retourner
Fini, la bulle ! Le nombre de transactions et de mises en chantier sont au plus bas. Et les taux pourraient encore remonter…
Avec quelques morceaux choisis :
Le temps béni de l’argent facile est bien fi ni pour les professionnels du secteur.[..]
Les spécialistes parlent de ralentissement ou d’ajustement. On évite le mot «crise», mais cela commence à y ressembler.[...]
Les vendeurs eux-mêmes, conscients du ralentissement, ont revu leurs prétentions à la baisse, d’où le repli du niveau des offres collectées par Seloger.com. Son directeur général, Jean-Fabrice Mathieu, observe en juin une «décrue des prix de l’immobilier ancien dans la plupart des grandes villes de France». Les régions Rhône-Alpes et Paca seraient particulièrement affectées (voir carte).
Et ce n’est pas chez nos confrères anglais, longtemps cités en exemple, que nous allons trouver du réconfort :
L’immobilier chute là-bas et 5000 emplois ont été perdus en une semaine.
LaVieImmo parle d’une baisse record au Royaume-Uni.
Plus frappant encore, la valeur des biens immobiliers enregistre sur douze mois courants une baisse de 6.1%, la troisième consécutive et la plus forte jamais observée depuis le mois de mars 1993. En pleine crise immobilière, les prix avaient alors reculé de 6.5%.
Friggit a mis a jour son étude, montrant une chute des prix.
Les échos ont mis leurs archives à disposition et c’est donc l’occasion de consulter ou de re-consulter les articles sur l’immobilier en 1991 lors du précédent krach et de prendre conscience du discours de la presse en 1991.
Le Figaro titrait Immobilier : les prix commencent leur décrue dans la capitale pour les sceptiques pensant que la capitale bénéficie d’une protection

Pas très rassurant tout ça, non ?













