15 bonnes raisons pour ne pas devenir consultant
J’ai trouvé cet article sur le bripblap.com, un blog de développement personnel. Etant moi aussi consultant, j’ai trouvé un très bon résumé de ce qu’est la vie de consultant. L’article original se trouve ici (anglais).
Pour devenir riche, travailler comme consultant est un bon moyen mais avant de se lancer voici les 15 défaut de cette profession.
Le mot consultant est un peu devenu commun et utilisé à tout bout de champ mais la définition de base reste « quelqu’un d’extérieur payé pour donner des conseils ».
Le consultant se présente sous différentes formes. Il y a les consultants salariés, ceux qui sont indépendant et il y a ceux payés à la tâche (heure ou projet).
J’ai été consultant dans chacune de ces catégories durant les 12 dernières années. J’ai travaillé en tant que consultant salarié et j’ai eu un peu de mal avec la politique de mon entreprise. Je suis plus à l’aise en tant qu’indépendant; j’ai un client à la fois pour une période maximum d’un an; je n’ai pas plusieurs clients en même temps et je n’ai pas de supérieur, juste des clients.
Avec l’expérience j’ai appris que le rêve de beaucoup de salariés était de devenir consultant. Être prêt au niveau mental est primordial. J’ai vu beaucoup d’idées présupposées sur ce qu’est le métier de consultant ou comment doivent être traités les consultants. Voilà quelques points que j’ai appris :
1 – Plus que tout, soyez prêt à être mal traité.
2 – Mais soyez également prêt à être traité royalement.
La plupart des clients ont une relation mêlant haine et amour avec leurs consultants. Une semaine vous êtes l’homme de la situation et quelqu’un se fait mettre la pression par son supérieur ou entend des rumeurs vous signalant à « trop à l’aise » et vous serez traité comme un moins que rien. Vous êtes le dernier maillon de la chaîne alimentaire. Même lorsque je travaillais depuis longtemps pour un client dans une relation de confiance et que celui-ci me recommandait à qui voulait l’écouter, je n’ai jamais oublié qu’en fonction du sens du vent je peux être encensé ou exécré.
3 – Préparez vous à avoir le pire bureau, le pire ordinateur et les pires fournitures.
J’ai travaillé dans des placards, des salles de réunions vides et été forcé à travailler sans ordinateur pendant des semaines (et pour tout une série de raisons je n’ai pas proposé d’utiliser mon ordinateur professionnel). Les internes (salariés de l’entreprise) auront un plus beau bureau. Mon client actuel, chez qui je suis depuis un an, a oublié de me donner un téléphone ou une boite vocale.
4 – Ne croyez jamais, même si ça fait longtemps, que vos collègues vous voient comme un employé.
Vous êtes toujours un externe. Malgré le fait que vous travaillez pour le même employeur, mais êtes juste payé différemment, vous serez toujours étiqueté comme Externe.
5 – Soyez prêt à travailler sans personne pour vous aider.
Lorsque j’étais salarié, j’avais une véritable armée de personnes travaillant pour moi. A un moment donné, j’avais une assistante administrative et une secrétaire. En quoi consiste le boulot d’une secrétaire ? S’occuper de porter vos vêtements au pressing. J’avais une équipe de 25 personnes. Lorsque vous avez autant de personnes sous vos ordres, vous n’avez plus à prendre votre stylo pour écrire ou à taper un email – en gros vous passez le plus clair de votre temps en réunion à donner des ordres. En tant que consultant, tout ça est fini. Désormais je dois ramper pour obtenir de l’assistante de mon client qu’elle planifie une réunion; j’ai la priorité 836.
6 – N’importe quelle personne forcée à travailler avec vous se comportera comme si vous travaillez pour elle.
Les internes pensent qu’ils sont en charge de donner des ordres à un consultant simplement parce qu’ils ont un salaire fixe au lieu d’être payés à l’heure. Ils veulent aussi s’assurer que personne ne se rendent compte que vous faites un meilleur boulot qu’eux. Si une personne est mon équivalent hiérarchique, il n’est pas concevable que j’aille en réunion à sa place !
7 – N’importe quelle personne forcée à travailler pour vous, vous en voudra.
Je n’ai jamais rencontré un interne pensant qu’il devait travailler ‘pour’ un consultant. Chez mon précédent client, j’avais 5 personnes travaillant pour moi et ça m’a pris longtemps pour arriver à faire passer leurs réticences.
8 – Tout le monde partira du principe que vous gagnez plus d’argent qu’eux pour le même boulot.
C’est vrai parce que si vous gagnez 5000$ par mois pour 80 heures par semaines vous gagnez plus que celui qui gagne 30$ par heure et travaille juste 40 heures par semaines; s’il travaille 80 heures il gagnerait 12 000$ par mois.
9 – Vous entendrez plusieurs fois par semaine des gens vous dire que vous avez besoin d’un « emploi stable et un bon CE ».
Ce seront les premières personnes à partir en cas de restructuration, fusion ou délocalisation.
10 – Malgré le fait que votre taux horaire soit astronomique en comparaison avec les internes (bossant 80 heures par semaine) vous serez toujours le premier à qui on demande d’aller faire les photocopies.
Je ne m’en plains jamais mais cela me surprend toujours de penser que l’entreprise souhaite dépenser mon temps (et leur argent) de cette manière.
11 – Si vous partez tard, on vous accusera d’essayer de sur-facturer
mais…
12 – Si vous partez tôt, on vous reprochera de vous la couler douce – même si en étant facturé à l’heure vous ne coutez pas plus cher à l’entreprise.
13 – La plupart de vos clients seront bordéliques.
Pour ce que j’en ai vu, si une entreprise fonctionne bien et que ses salariés sont heureux, elle n’a pas besoin de consultants sauf pour de l’expertise.
14 – Prévoyez du temps pour trouver vos clients.
Beaucoup de gens pensent pouvoir le faire mais dès qu’ils commencent, ils détestent ça.
15 – A moins de travailler sur un projet particulier complètement terminé le jour de votre départ, il y aura toujours des gens pour reprocher aux consultants les problèmes qui arriveront même 6 mois après votre départ.
Maintenant que les points négatifs sont traités, j’aborderai les 15 points positifs sur le fait d’être consultant !
Publié le 18. avr, 2008 par Michael dans Esprit riche
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4 commentaires pour “15 bonnes raisons pour ne pas devenir consultant”
Trackbacks/Pingbacks
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27. avr, 2008
[...] est un métier particulier qui a ses avantages et ses inconvénients. Dans un de ses articles, Michael nous explique quels sont les inconvénients de devenir consultant. Etant moi-même consultant [...]


















Brip Blap
21. avr, 2008
Je suis heureux vous ai apprécié l’article et vous remercie de le traduire au Français !
- Steve
Michael
22. avr, 2008
Merci !
La suite arrive demain !
MBark
01. nov, 2008
Merci pour ce billet inyéressant !
au passage je rtenais à dire que ce design est très agféable