Esprit riche : best of 2008

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L’année qui vient de s’écouler a été l’une des plus riches pour moi. J’ai énormément appris sur moi-même, j’ai pris de grandes décisions et je n’ai jamais autant travaillé.

Puisque l’heure des bilans est arrivé, voici les articles qui ont été les plus lus en 2008 :

1. Immobilier 2008 : Faut-il acheter ou louer ?

2. Immobilier 2008 : Est-ce le bon moment d’acheter ?

3. Comment faire ses comptes ? BankPerfect !

4. Comment bien manger pour pas cher ?

5. M6 - Recherche appartement ou maison : de qui se moque-t-on ?

6. D’où vient l’argent ? Qui le fabrique ? Money as debt - L’argent dette

7. Résumé M6 : Capital “Immobilier en baisse…”

8. Comment voyager pas cher ?

9. 6 solutions pour gérer ses comptes : faites vos comptes en ligne

10.Robert T. Kiyosaki : un maître à penser ?

La chose qui m’interpelle le plus c’est qu’il n’y a aucun article lié au développement personnel. L’immobilier est un sujet fort sur mon blog et j’y reviens régulièrement. La finance personnelle fait aussi parti des sujets les plus lus. Mais dans le fond, je ne sais pas quoi penser de ces résultats. Ce qui est sûr, c’est que je continuerais à écrire sur ces sujets !

Quels sont vos articles préférés ? Ceux qui ont changé quelque chose pour vous ?

Revue de presse

Voici une petite sélection de liens que j’ai trouvé intéressant :

1. Le crash course de Chris Martenson

Chris a passé 4 années de sa vie à construire un cour faisant l’état des lieux de la situation actuelle (en anglais). C’est très bien fait et vous permettra de prendre conscience de l’ampleur des dégâts. Il analyse la situation des Etats-unis avec précision en prenant soin de rappeller le fonctionnement et l’objectif d’une monnaie (très complémentaire à Money as debt).

Sa principale conclusion est simple : Les 20 prochaines années seront très différentes des 20 dernières.

2. Immobilier 2008 : la fin d’un cycle

Quelque soit le milieu averti, il est coutume de dire que si la presse en parle c’est qu’il est trop tard. C’est avec un certain soulagement que j’ai découvert cet article du Figaro qui fait bien état de la situation actuelle. Pour connaitre la gravité de la situation, c’est simple : la FNAIM prévoit 6 à 9% de baisse en 2009. Cela donne la mesure des choses, prévoyez le double (opinion personnelle nullement basée sur des faits).

3. Can i sue my brocker ?

Et oui, après s’être fait rincé, la première question que l’on se pose est : “A qui jeter la faute ?”. L’article rappelle une règle que beaucoup de gens n’ont pas suivi : investir un pourcentage équivalent à son âge -100 en support “risqué”. SI vous avez 30 ans, investissez 70% de votre épargne en actions par exemple. Cela est bien entendu dans le cas où vous souhaitez investir… et prendre le risque de vous faire rincer à votre tour.

4. La saga des limaces

Dans un style décalé Boulet a réalisé une mini-saga avec tout le talent qu’on lui connait. J’ai adoré :)

5. I.O.U.S.A : byte-sized

Version courte d’un autre film sur la dette américaine (anglais). Il faut croire que la prise de conscience et le message commence à vraiment être diffusé. Le reportage est simple mais bien réalisé.

Comment remplir sa vie autrement que par le travail subi ?

Décembre était un mois génial : en plus des cadeaux que j’ai reçu et du temps que j’ai passé en famille, j’avais également l’honneur d’organiser le festival “A la croisée des blogs”.

Après Argancel, Laurent Dureau et Pierre Morsa, j’ai donc proposé un sujet qui me tiens à coeur : “Que feriez-vous si vous n’aviez plus à travailler pour de l’argent?’.

Cette question, volontairement emblématique, remet tout de suite les choses à leurs place : quelle est la véritable place de votre vie ? Je veux dire quelle est la VERITABLE place de VOTRE vie ?

Voici ce qu’on pensé les participants !

Laurent Dureau prône un certain retour à la simplicité. Ainsi, pas question de baser sa vie sur un niveau de revenus mais plutôt sur un accord entre ce que l’on est et ce que l’on fait. La réponse est donc dans le quotidien.

Alban de Gooooalz se concentre sur l’impact qu’il peut laisser en n’ayant plus à se soucier de l’argent. Il souligne très justement la “soumission librement consentie” dont font preuve beaucoup de personnes en allant travailler malgrès eux.

Olivier de Des livres pour changer de vie propose une approche que je partage totalement : il présente ses destinations de voyage et les passions qu’il souhaite réaliser. Avec la visite de la Mongolie ou encore de Barcelone, Olivier a du pain sur la planche !

Argancel de C’éclair aborde la question sous l’angle de la concentration : bénéficiant du temps libéré par le fait de ne plus avoir à travailler, il nous explique son envie de pratiquer l’improvisation et la danse en couple en faisant appel à un coach puis, le moment venu, devenir à son tour coach.

Laurent Brixius d’ARCHImarketing souhaiterais créer de meilleures conditions pour son activité actuelle qui est déjà une passion. Il souhaite aussi visiter le Japon et son archipel.

Boréale de la fabrique des idées partage la libération qu’elle éprouverait en se débarassant de ses angoisses.  Elle parle également de travailler pour le plaisir et du travail d’introspection important à faire lorsque les repères d’estompent.

Nicole Calandra de l’atelier d’écriture donne un point de vue oisif sur la question. Passée la phase de flémmardise, nul doute qu’elle se remettra en route en rendant des services.

Sylvaine du blog d’Ithaque parle de son expérience. Elle a du ne pas travailler pendant une longue période et rappelle les avantages du travail : occupation, relations sociales et statut. Ensuite, elle souhaiterait continuer à travailler car son métier est une passion. Enfin, un changement de cadre de vie et un investissement citoyen seraient les 2 principales actions qu’elle ferait.

Pierre Morsa propose une interprétation claire : ne plus avoir à travailler pour de l’argent c’est finalement travailler dans un domaine qui correspond à nos passions !

Gabriel présente son expérience à passer de postes en postes en espérant trouver des conditions de travail “intelligente” . Ainsi, la première étape qu’il a réalisé c’est de devenir coach. Félicitations !

Ockwick partage son expérience d’une année sabbatique où il a voyagé et a malgré tout dû faire face à la lassitude. Cette année, retour au travail !

Lilian de la bonne poignée répond à la question sous l’angle “transformer le monde” et faire vivre des réseaux sociaux pour ainsi laisser une contribution positive.

Ma contribution, Que feriez-vous si vous n’aviez plus à travailler pour de l’argent ? se concentre sur liste de rêves : tout ce que je veux faire, voir ou être un jour.

Comme vous le constaterez, les réponses sont assez variées. Ce qui m’étonne le plus, c’est que beaucoup d’entre nous continuerait à travailler. S’il est plus facile de s’imaginer continuer une activité que l’on aime, il est impossible de l’envisager quand ce n’est pas le cas. Au-delà de ça, je pense que personne n’ayant une activité salarié ne souhaiterais vraiment continuer à travailler (en tous cas pas parmi les bloggueurs).

Le degré d’engagement des personnes qui travaillent pour les entreprises est un véritable problème.

Si imaginer gagner au loto est “rigolo”, la question de ne plus avoir à travailler est l’une des plus profonde qui existe.

Alors, posez-vous cette question pour savoir si votre existance, votre personne et vos objectifs sont bien définis ou s’ils se définissent par rapport aux nécessaires contraintes de la vie.

Une très bonne année sous le signe de l’esprit riche !

Toutes l’équipe d’Esprit riche se joint à moi pour vous souhaiter une excellente année 2009 !

Je vous épargnerais les classiques “bonnes résolutions” qui ne sont pour moi qu’un avatar de développement personnel. Si vous êtes sérieux dans l’amélioration de votre vie, les bonnes résolutions se font toute l’année et surtout se tiennent. Il n’y a rien de pire que de se mentir.

Bonne année et vive l’esprit riche :)

Merci ! Profitez bien de 2008 :)

2008 est bientôt fini. Je souhaitais en profiter pour vous remercier pour les nombreux mails et commentaires que je reçois.

Si ce blog progresse, c’est grâce à vous (et un peu grâce à moi !) et j’espère continuer à le développer cette année.

Argent, immobilier, développement personnel… L’année qui vient s’annonce comme un défi sur de nombreux points.

Je termine cette année avec de nombreux cadeaux !

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Fait, opinion et croyance : quand l’homme politique se prend pour un chasseur d’OVNIS

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Lorsqu’il s’agit d’exprimer quelque chose publiquement, il n’existe que 3 types de choses que l’on peut exprimer.

Fait, opinion et croyance

Il est très important de distinguer ces 3 choses. Pourquoi ?Parce que vous pourriez faire d’énormes erreurs en basant vos décisions sur ce que dit quelqu’un alors que cette personne n’énnonçait que son opinion. Parce que, chaque jour, des milliers de personnes sont payées pour exprimer leurs opinions ou leurs croyances : hommes politiques, commerciaux, économistes, religion…

De très nombreux domaines ne sont même basés que sur des opinions et des croyances. Il ne pourrait en être autrement. Comment pouvez-vous épauler par un fait une croyance qui n’a aucun fondement ?

C’est une excellente matière première pour un bêtisier comme l’a fait Loïc Abadie :


Décerné à David Naudé, économiste et analyste sénior de la Deutsche Bank, pour cette déclaration prophétique faite le 1er janvier 2008.

« Aux Etats-Unis, l’embellie arrivera certainement mi-2008. En Europe la reprise prendra sans doute quelques mois de plus. En tout cas, il n’aura pas de krach cette année ! »

Cet économiste confie une croyance qui ne doit pas être traitée autrement.

Lorsque le chat essaie de se faire passer pour une souris

Appelons un chat, un chat. L’activité consistant à faire croire aux autres que son opinion ou ses croyances sont des faits est énorme. En fait, nous l’avons tous fait consciemment ou pas. Seulement voilà, il y a des gens dont c’est le métier. Ils sont payés pour ça, ils s’entrainent à ça. Ils pourraient même dire des choses qu’ils ne croient pas sincèrement.

Sur mon blog d’ailleurs, bien souvent j’exprime des opinions ou des croyances. La plupart du temps, je base mes propos sur des faits (que j’exposent ou pas) mais bien sur je ne m’interdis pas d’exprimer ce que je crois.

Ce qui est dangereux, c’est la manipulation de l’information qui veut faire passer un gros chat pour une petite souris. C’est le commercial qui argumente en faisant passer son opinion pour un fait.

Par exemple, j’avais volontairement rencontré un “defiscalisator” (voir Rencontre d’un conseiller en gestion de patrimoine) il y plus d’un an.

Dans ce genre de contexte, le risque de voir des croyances habillées d’un beau drap de faits est très important.

Bien sur, ça n’a pas loupé. Croyant que l’immobilier allait se casser la gueule, je posais naïvement mes questions sur l’état du marché. Les réponses étaient consternantes. Elles n’étaient basées sur aucun fait. Au lieu de chiffres, j’avais droit à des généralités sur l’immobilier.

Décerné à la FNAIM pour cette affirmation dans sa lettre de conjoncture d’avril 2008 , à relire en 2009 :
“tout semble indiquer que les comportements spéculatifs se sont bien progressivement dissipés et que le risque d’un retournement du marché méritait d’être écarté.”
Ouvrez l’oeil dans ce domaine.
Un fait doit être incontestable. La source doit être sure et son authenticité doit être reconnue. Tout le reste n’est que de l’habillage, du maquillage et de la poudre aux yeux.
La déclaration ci-dessus n’est pas un fait mais encore une fois, une simple croyance basée sur les intérêts de celui qui l’exprime.
La prochaine fois que votre banquier vous propose d‘investir en bourse (relisez bien cet article “prophétique” malgré moi), demandez-lui s’il possède un portefeuille d’actions. Demandez lui combien, quels titres, les revenus qu’il en tire ?
Je me souviens avoir demandé à mon commercial en gestion de patrimoine ses revenus en provenance d’investissement immobilier : rien du tout. Il avait bien investit mais l’investissement ne rapportait rien. Comment croire quelqu’un dont l’opinion n’est pas appuyée par des faits ?